CRITIQUE : HOBO WITH A SHOTGUN

09/07/2011

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Titre : Hobo with a Shotgun

Réalisateur : Jason Eisener

Avec : Rutger Hauer, Pasha Ebrahimi, Robb Wells, …

Genre : Action

Durée : ?

Nationalité : Américain, Canadien

Sortie : 5 octobre 2011 (en DVD)

Synopsis : Un vieux clochard débarque dans une petite ville dans le but d’y acquérir une tondeuse à gazon et de démarrer son entreprise de jardinier à domicile. Mais la terreur, la corruption et l’anarchie règnent dans ce patelin où Drake, un dangereux criminel, ainsi que ses fils Slick et Ivan, une famille de dangereux psychotiques, font la loi. Constatant que même la police est de leur coté, le vagabond achète un fusil à pompe à la place de la tondeuse à gazon dont il rêvait et se met en devoir de nettoyer la ville de cette racaille. Avec l’aide d’Abby, une jeune prostituée à qui il a porté secours, il multiplie les exécutions, qui font de lui une véritable vedette locale.

 

 

 
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Lisez bien ces noms ci-dessus, ce sont des gens dérangés et dépourvus d’une morale. Comment peut-on imaginer un film comme celui-ci ?! C’est de ma faute, voyant la bande annonce, je l’ai trouvé original, d’ailleurs celle-ci a fait un buzz. Jamais je ne me serais attendu à ça…

 

Les premières minutes en disent déjà long sur le film, une bande de psychopathes névrosés débarquent dans une rue et dessoudent un type gratuitement devant tout le monde, alors qu’un reporter amateur filme des clodos se faire battre à mort, tout ceci dans une ambiance de spectacle. J’ai rarement vu de telles scènes, je ne suis pas un adepte du genre pourtant il m’arrive de regarder des films d’horreur. Si je pouvais décrire « Hobo with a shotgun » en un seul mot, ce serait « malsain« . On a l’impression qu’un gamin psychologiquement retardé et ayant un goût prononcé pour le découpage de corps humain, avait dessiné ces idées les plus noirs sur une feuille de papier et qu’un réalisateur pas plus sain d’esprit qu’un tueur en série l’aurait adapté en long métrage. Ce film n’a aucun sens, ou peut être qu’il en a un pour les dégénérés mentaux adeptes de films gores. Comment peut-on filmer une scène ou un type carbonise un bus scolaire au napalm tout en insistant sur l’agonie des enfants ? Comment peut-on imaginer une scène ou un fou furieux balance un cocktail molotov sur une mère et son bébé ? J’imagine les discussions de l’équipe pendant le tournage : qui va imaginer la scène d’exécution la plus violente, la plus immorale et comment va t-on la filmer ?…

 

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Concernant le décor, tourner un film en pleine rue n’a jamais été facile, le réalisateur a su donner un petit quelque chose à celui-ci, le contraste entre atmosphère morbide et loufoque passe bien, les figurants ont bien été choisis et je ne serais pas étonné qu’il s’agisse de vrais clochards… tout semble réaliste, les lumières rouges éclairent la ville  comme un présent qui aurait mal tourné, transformé en anarchie. Rues et bâtiments transpirent la violence, les effusions de sang badigeonnent l’écran avec le pinceau d’une immoralité sans gêne, alimentée par un jeu de mises à mort inventive. Les acteurs, figurants, grimassent leurs textes d’une façon gorissime géniale.

 

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Inquiétant, Hobo with a shotgun n’est pas « nul », loin de là, il est dans son genre une pépite que seul une minorité de spectateurs apprécieront. Le gore est difficile à critiquer certes, il a été projeté à un public moins mûr, à plusieurs reprises. Certains ont fonctionné, c’est le cas de Saw, Hostel ou encore Scream. Hobbo with a shotgun n’a pas fait dans la retenue, ce qui lui vaut d’être limité au genre ultra-gore que peu de gens apprécient. Je ne peux donc pas lui mettre une note car c’est un film à part, réalisé et visionné par des fanatiques du genre, quoiqu’un peu dérangés, ils ont su contenter leur public.

 

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