Max, un roman historique à lire

18/04/2016

max

Titre : Max

Auteur : Sarah Cohen-Scali

Editeur : Gallimard Jeunesse – Collection Scripto

Prix : 8,15 €

Parution : Avril 2015

Nombre de pages : 480 pages

Genre : Historique

Résumé : Max est le premier enfant conçu dans le cadre du programme Lebensborn à voir le jour dans l’Allemagne nazie. Le programme Lebensborn est simple : il s’agit de faire s’accoupler de jeunes Allemandes aryennes avec des soldats et dignitaires nazis répondant, eux aussi, aux critères de perfection selon le Reich, dans le but de peupler l’Allemagne d’enfants “génétiquement parfaits”.

Max est très fier de faire partie d’une nouvelle génération d’êtres parfaits, en plus il a la chance d’être né le jour de l’anniversaire du Führer, un privilège selon le personnel du Lebensborn ! Avec ses grands yeux bleus et sa chevelure platine, il est la coqueluche de cet établissement à mi-chemin entre une maternité, un orphelinat et une usine de production d’enfants, dans lequel il grandit, abreuvé dès son plus jeune âge des théories nazies.

 

Un livre très bien écrit sur un sujet pourtant difficile à aborder, et peut-être encore plus dans un ouvrage destiné à la jeunesse. L’auteur relève le défi avec brio, selon moi.

En faisant de Max le personnage principal et le seul narrateur, elle arrive à très bien mettre certains points en perspective. En effet, créé, mis au monde et élevé dans ce Lebensborn, Max est convaincu du bien fondé des théories nazies qui lui ont été répétées tout au long de sa vie. Il trouve donc “normal” certains actes terribles et dramatiques.

Pourtant, la distance que l’on prend nécessairement, en tant que lecteur, par rapport aux actes et aux théories des personnages, nous permet de déceler dans le comportement de Max des ambiguïtés dont lui-même n’a pas (encore) conscience.

 

Ce roman pose aussi la question – en creux – des enfants qui ont grandi dans l’Allemagne nazie et qui ont dû, au sortir de la guerre, désapprendre tout ce qu’ils avaient appris jusque-là. Une idée qui ne m’avait personnellement jamais vraiment effleurée, puisque l’accent est plus souvent mis sur d’autres étapes importantes après la victoire, comme la punition des criminels par le biais des procès de Nuremberg ou encore la dénazification rapide des administrations allemandes par les alliés à la fin de la guerre. Le sort des enfants élevés par les institutions nazies étant rarement abordé.

À la lecture de ce roman, j’ai réellement pris conscience de l’impact que dix ans de gouvernement nazi ont pu avoir sur les enfants et les adolescents pris en charge par le gouvernement.

Une lecture extrêmement enrichissante, aussi bien du point de vue historique qu’humain.

Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
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2 Comments

  1. Le livre à l'air d'être intéressant à lire en tout cas ! J'y jetterai peut-être un œil !

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