Tant d’étoiles dans la nuit – Une histoire dark de A à Z

17/04/2016

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Titre : Tant d’étoiles dans la nuit

Auteur : Charlotte Bousquet

Editeur : Rageot

Prix : 14,90 €

Parution : 9 mars 2016

Nombre de pages : 224 pages

Genre : Jeunesse (à partir de 14 ans)

Résumé : Lors d’un festival de rock à Milwaukee, le chanteur Jace D. est victime d’un guet-apens et laissé pour mort. Célèbre pour ses excès et ses conquêtes féminines, Jace est un séducteur. À l’hôpital, où il est plongé dans le coma, défilent Sidney sa guitariste, son ex-petite amie Ellen, des groupies, son producteur… Rivaux, tous entretiennent avec lui des liens passionnés sinon passionnels, connaissent une partie de son passé et sa véritable personnalité.
Une à une, les étoiles qui scintillent autour de Jace tentent d’éclairer sa nuit…

 

 

 

J’avais vu passer Tant d’étoiles dans la nuit il y a un petit temps dans les nouvelles parutions de chez Rageot (que je remercie d’ailleurs pour ce SP) et il m’avait assez intriguée, surtout son résumé, puisqu’il y est fait mention de la sphère musicale, et que c’est un univers qui me plaît généralement beaucoup. En lisant le résumé, certes je ne m’attendais pas à une histoire toute rose et violette, mais certainement pas non plus à une histoire aussi sombre. Au final, j’avoue que je ne sais pas vraiment dire si j’ai aimé ou non ce roman

 

Je ne vous fais pas de résumé perso, ça ne servirait pas à grand-chose (au vu de celui de la quatrième de couverture que vous pouvez retrouver plus haut) à part vous en dévoiler trop sur l’intrigue. En effet, le livre fait à peine 200 pages et c’est écrit très grand, du coup je trouve le résumé de la quatrième déjà trop long pour le contenu.

 

On est immédiatement plongé dans l’histoire, étant donné que le premier chapitre est écrit du point de vue de la personne ayant tendu un guet-apens à Jace D., star de la chanson. Parlons-en d’ailleurs, de ce Jace. Il est le personnage principal de cette histoire, sans réellement l’être au final, puisqu’on n’a droit à son point de vue qu’au cours d’un seul chapitre, étant donné que le reste du temps il est à l’hôpital, en soins intensifs. Mais bon sang, je peux vous dire que ce Jace n’a rien en commun avec le Jace de The Mortal Instruments (en dehors du prénom) : je crois que je peux dire sans trop m’avancer que nous sommes ici face à l’un des personnages les plus méprisables et détestables de la littérature. Vraiment, à aucun moment je n’ai éprouvé une once de sympathie, d’empathie ou autre sentiment positif envers ce monstre. La seule chose que je me répétais tout au long du roman, au fur et à mesure que je découvrais sa personnalité, c’est : tu l’as bien cherché, et tu l’as bien mérité, mon vieux !

 

La lecture de ce livre, en plus d’être rapide, est extrêmement fluide puisqu’on change de point de vue à chaque chapitre. Ces points de vue sont d’ailleurs multiples : on voit ainsi l’histoire à travers les yeux de certaines personnes de l’entourage de Jace telles que Sidney (sa meilleure amie et guitariste), Ellen (une de ses ex-copines), Angeni (une de ses conquêtes), Lee (son producteur/le manager de son groupe) ou encore Carl (son père). Certains d’entre eux n’ont droit qu’à un chapitre, mais au final ils participent tous à la description de Jace, via leur récit de souvenirs l’impliquant directement, et aucun de ces points de vue n’est donc superflu. Par ailleurs, l’emploi du pronom « tu » par tous les personnages nous immerge encore plus dans la situation : en effet, tout du long, chaque personnage s’adresse directement à Jace. Par contre, en début de chapitres et au sein-même des chapitres, on retrouve des paroles de chansons écrites par Jace, mais il y a un truc que je n’ai pas compris : pour celles présentes dans les chapitres, on a toujours une traduction, mais pas pour celles présentes en début de chapitres. Personnellement je n’ai pas vraiment de souci avec l’anglais (et le niveau est ici assez basique), mais je ne vois pas l’intérêt de cette « demi traduction ».

 

A la base, je suis une grande fan des histoires sombres, tristes et dramatiques, mais il faut quand même un minimum « d’équilibre » au sein d’un roman. Ici, je dois vous avouer honnêtement que si vous êtes dans un mauvais jour, cette lecture vous donnera carrément envie de vous tirer une balle : il n’y pas une seule lueur d’espoir, pas un truc « positif » dans cette histoire. C’est vraiment le ressenti que j’ai eu en sortant de cette lecture, et bien que certaines références m’aient personnellement mis un grand sourire sur le visage (principalement par rapport à l’univers de Tim Burton (accessoirement l’un de mes réalisateurs préférés de tous les temps) avec Alice au Pays des Merveilles, Edward aux Mains d’Argent (accessoirement l’un de mes films préférés de tous les temps) ou encore Les Noces Funèbres), on est ici dans un univers totalement dark et déprimant du début à la fin.  

 

Enfin, à côté de tout ça, il y a deux choses qui m’ont particulièrement plu dans cette histoire. Premièrement, le suspens, qui est présent jusqu’au dénouement : on se demande vraiment qui a posé l’acte principal du livre, si c’est une des personnes dont on a eu le point de vue ou si c’est quelqu’un dont on n’avait pas encore parlé du tout. Ensuite, ce côté « réalité » qui ressort fort, je m’explique : la plupart du temps, dans les romans, l’univers mis en place est inventé de toutes pièces, alors qu’ici non, des liens explicites sont faits avec le monde réel puisqu’on cite des personnes comme Madonna ou encore Marilyn Manson, et j’ai beaucoup aimé pouvoir garder un pied dans la réalité de notre monde.

 

Au final, je n’ai pas passé un mauvais moment avec Tant d’étoiles dans la nuit, mais je suis également loin d’avoir passé un moment exceptionnel, du coup on va dire que je suis assez mitigée concernant cette lecture. A lire peut-être une fois si vous avez envie de déprimer un bon coup !

Petite universitaire belge âgée de 23 ans, je passe plus de temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries qu’à bosser mes cours. Egalement fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’ado. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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