Hors de question : une romance gourmande parfaite pour l'été !

13/06/2016

9782756418674

Titre : Hors de question

Auteur : Georgia Caldera

Éditeur : Pygmalion

Prix : 16,00 €

Parution : 11 mai 2016

Nombre de pages : 464 pages

Genre : Contemporain/Romance

Résumé : Son leitmotiv ? Ne jamais révéler ses faiblesses. Et pour atteindre son but, Sonia ne se ménage pas. Que personne ne connaisse son vrai visage lui convient parfaitement.
Même ses plus proches amies voient en elle une fille légère, frivole et décomplexée. Il n y a que dans ses clichés que le secret affleure la surface…
Lorsque les fantômes de son passé resurgissent, menaçant de détruire ses remparts, elle panique. Mais c’est sans compter le hasard qui va mettre sur son chemin le seul être capable de la percer à jour.
Hanté lui aussi, Axel parviendra-t-il à combattre ses propres démons pour la sauver ?

 

 

Avant tout, je voulais remercier les éditions Pygmalion pour l’envoi du livre et Georgia Caldera pour la jolie dédicace à l’intérieur. Cette attention de la part de l’auteure m’a beaucoup touché, ce qui explique sans doute le fait de m’être immédiatement plongé dans cette histoire, que j’ai globalement appréciée !

Pour commencer, il me semble important de souligner que ce livre est un tome compagnon à Hors de portée et que par conséquent, on retrouve brièvement les personnages du volume précédent. Personnellement, je ne l’ai appris qu’au milieu de ma lecture, ce qui prouve que vous pouvez tout de même découvrir cette histoire sans être complètement perdu (puisqu’elle met en scène de nouveaux personnages). Néanmoins, si vous ne voulez pas vous faire « spoiler » la fin du premier tome, je vous conseille de commencer par Hors de portée, car on sait dès le début de Hors de question ce qu’il advient des personnages du premier volume. Une simple précision que je voulais apporter avant de vous donner mon avis. 

Je vais d’abord vous parler de l’écriture, qui m’a étonné par sa fluidité et sa recherche. Il est vrai qu’aujourd’hui les romances « new adult » se succèdent dans les points de vente et on ne peut pas vraiment dire que les styles littéraires des auteurs concernés soient transcendants. Georgia Caldera, en revanche, a su m’embarquer dans son histoire avec une plume très agréable, poétique, tout en restant efficace et travaillée.

D’autre part, je fais partie de ceux qui aiment les alternances de points de vue, surtout si celles-ci sont bien équilibrées (comme c’est le cas ici). J’ai trouvé que tanguer entre Sonia et Axel au fil des chapitres apportait une véritable richesse à l’histoire, nous permettant ainsi de connaître en profondeur les deux personnages et découvrir leurs psychologies respectives complexes, bien loin des clichés habituels. 

Un autre sujet que je voulais aborder : l’art. Le dessin et la photographie occupent une place importante dans le roman, chose probablement due à la passion de l’auteure pour l’illustration. En effet, sachant que Georgia Caldera a elle-même pratiqué le métier d’illustratrice, les descriptions des peintures et photos ne font qu’ajouter une touche de réalisme supplémentaire au bouquin. 

Parlons maintenant de l’intrigue. J’ai globalement apprécié la romance qui s’installe tout en retenue, se voulant presque pudique, tant les personnages ont des passifs lourds. Que ce soit Sonia ou Axel, tous deux cachent des secrets qui ne leur permettent pas de se lâcher complètement l’un avec l’autre. J’ai également aimé le fait que les scènes de sexe restent sobres et viennent compléter l’histoire sans la dénaturer. On assiste donc à une construction délicate, progressive, qui change des coups de foudre habituels.
Toutefois, c’est également ce qui m’a posé problème. En effet, j’ai trouvé qu’il y avait un manque d’adéquation entre cette relation qui se développe sur presque 500 pages avec une lenteur peu commune et les marques d’affection un poil trop prononcées de la part des protagonistes. Un exemple parmi d’autres, l’utilisation de surnoms familiers comme « mon ange » ou « ma princesse » m’a déboussolé puisqu’à mon sens, c’est réservé aux couples déjà formés et non pas à deux personnes qui se tournent autour.  

Un autre point qui m’a dérangé : le manque d’action. Même si certains événements viennent chambouler le quotidien des personnages, je n’ai jamais été véritablement surpris ou choqué par les rebondissements. Il m’a manqué une certaine forme de relief qui aurait pu rajouter du piment à l’intrigue, trop lisse à mon goût.
Je pense que cette impression de stagnation me vient aussi du fait que l’histoire se déroule à 70% dans un appartement, sans qu’on voie les personnages évoluer dans un autre cadre. Avec du recul, je réalise que les scènes que j’ai préférées étaient celles qui avaient lieu à l’extérieur (comme la rencontre des sœurs d’Axel ou la soirée mondaine à la fin du roman). 

Pour terminer, je dirais que malgré les quelques points qui ont entaché ma lecture, je suis quand même très curieux de savoir comment toute cette histoire va se finir. Car en effet, comme pour l’existence d’un volume précédent, je n’ai appris qu’au milieu de ma lecture qu’il y aurait une suite à Hors de question (Hors de contrôle, il me semble), que j’ai hâte d’avoir entre les mains. Parce que comme tout bon auteur qui se respecte, Georgia Caldera a su créer une fin qui ne laisse pas indifférent.
J’espère avoir toutes les réponses dans cette suite que j’attends avec impatience, notamment sur le personnage d’Axel (à qui je me suis particulièrement attaché), qui est resté relativement mystérieux et intrigant !

Et vous, avez-vous lu Hors de question ou Hors de portée ? Qu’en avez-vous pensé ?

Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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