Nimona - Méchants, dragons et chevaliers

14/08/2016

9782205073829-couv

Titre : Nimona

Auteur : Noelle Stevenson 

Editeur : Dargaud

Prix : 19,99€

Parution : 22 mai 2015

Nombre de pages : 266 

Genre : Bande dessinée, Fantasy

Résumé : Nimona est une jeune fille impétueuse qui a le chic pour la bagarre, les plans diaboliques et le chaos en règle générale. Elle a le don de changer d’apparence, ça aide (surtout quand elle se transforme en dragon) ! Lord Ballister Blackheart est l’homme le plus célèbre du royaume : cantonné dans le rôle de méchant, il veut rétablir la vérité et prouver à tous que sir Goldenloin et ses potes du ministère ne sont pas les héros qu’on croit. Ensemble, ils mènent une vendetta impitoyable et explosive.

 

Je ne suis pas une grande amatrice de bandes dessinées et souvent, je me cantonne aux mêmes séries que je relis en boucle comme Lou! ou les Nombrils. Mais quand je suis tombée sur Nimona en librairie, dont elle faisait partie des coups de cœur, je me suis laissée tenter par son schéma faussement classique. En effet, en lisant le résumé on ne voit rien qui n’a pas déjà été fait : une jeune fille en quête d’aventures et qui veut faire ses preuves, un méchant pas si méchant qui cherche à rétablir la vérité et un chevalier blond qui n’est pas si sympathique que ça, le tout dans un univers moyenâgeux qui rappelle la fantasy. Pourtant, Noelle Stevenson a réussi à bousculer les codes du genre et à me surprendre plusieurs fois dans ma lecture.

Il y a tout d’abord l’héroïne, Nimona, que je qualifierais plutôt d’anti-héroïne. Elle rêve d’être une super-vilaine et s’impose comme assistante de Blackheart qui semble, du moins au début, être le méchant idéal. Or, plus on avance dans l’histoire et plus les personnages se complexifient. On sait déjà que Nimona se transforme en dragon, chose pas tout à fait commune y compris pour le monde dans lequel elle évolue, mais en revanche on ignore tout de sa véritable identité. Quant à Blackheart, il est un peu l’archétype du méchant torturé qui est devenu ce qu’il est malgré lui. Ils ont beau être différents à tous points de vue, ensemble ils forment un duo qui m’a plus que convaincue.

Hormis les personnages, j’ai été séduite par l’humour (dont j’ai pu pleinement profiter en lisant la VO, le niveau de langue est très très accessible) et le coup de crayon de Noelle Stevenson. J’ai adoré les couleurs dominantes, le violet et le vert, qui sont les couleurs des méchants par excellence, et la manière dont elle arrive en quelques traits à exprimer les sentiments des personnages. De plus, elle a réussi l’exploit de nous offrir 266 pages de planches, ce qui reste énorme même pour un one-shot en bande dessinée.

Si vous hésitez encore, ne le faites plus et courrez vous le procurer. Je l’ai acheté lors de ma dernière journée à Amsterdam et je ne l’ai pas lâché du trajet retour avant de le coller de force dans les mains de mon copain pour ensuite l’imposer à mon frère. Et devinez quoi ? Ils ont adoré tous les deux.

Je suis un renard perdu dans le vaste univers qu’est internet. Grâce aux films et à la lecture je vis plusieurs vies en unes mais dans celle de tous les jours je suis une jeune étudiante en lettres modernes qui se destine à être professeur. J’aime les aventures qui se vivent du fond de son fauteuil ou devant un écran mais ça ne m’empêche pas d’être avide de découvertes.
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