Publicité pour adultes - Au royaume de Mister Riley et de ses joyeux oursons.

31/08/2016

publicite-pour-adultes,-tome-1,-episode-2-774035

Titre: Publicité pour Adulte.

Auteur: Sarah Greem

Editeur: Artalys

Prix: 19.90€ 

Parution: 14 Septembre 2015

Nombre de pages: 467 pages

Genre: Érotisme

Résumé: Jeune cadre formaté par le milieu rigide de la banque, Ian Riley devient le directeur des ressources humaines d’une prestigieuse agence de publicité, Russell & Buzz. C’est pour lui un séisme complet, car cet univers déstructuré et libertaire est aux antipodes de celui de la banque : c’est le règne du sexe, des cônes et des rails de poudre. Ian parvient à s’y insérer tout en convoitant Terry, jolie stagiaire qui refuse d’en adopter les coutumes. Mais peu à peu, le rideau des apparences se déchire et Ian comprend pour quelles raisons il a été recruté.

 

 

 

 

 

C’est la rentrée !!!! Un moment à la fois redouté et excitant. Pour certains c’est le retour à une routine bien instaurée, mais pour d’autres c’est la découverte d’un nouvel établissement ou d’une nouvelle entreprise. Il faut prendre ses marques, s’intégrer à une nouvelle équipe, à une nouvelle manière de travailler et surtout faire ses preuves. « Publicité pour adultes » de Sara Greem vient nous raconter sa version de la rentrée, une rentrée bien pimentée et pleine de rebondissements. Âme sensible s’abstenir.

Publicité pour adultes nous conte l’arrivée d’Ian Riley dans  Russel&Buzz, une entreprise réputée dans le domaine de la publicité. C’est un nouveau départ pour ce jeune homme bien comme il faut, mais aussi l’opportunité de gonfler son CV avec une expérience dans l’univers de la pub qui lui est totalement étranger. Et ce cher Ian ne va pas être déçu, je dirais même qu’il ne sait pas dans quel pétrin il s’est fourré (moi  non plus d’ailleurs). Le jeune cadre va découvrir un monde qui le dépasse, avec des individus  loufoques et farfelus.

 

Publicité pour adultes est un livre érotique. Ce n’est généralement pas mon genre de prédilection, mes seules tentatives se résumant à quelques Harlequin et une ou deux romances New adult, rien de bien méchant. Ce qui m’a attirée à la lecture du résumé, c’est le côté Chick-lit et la possibilité de découvrir l’univers de la publicité. J’ai fait abstraction du côté érotique et ce malgré les avertissements de l’auteur (après tout je suis une grande fille, non ?) et ce fut un choc de A-Z. Après ma lecture, mon avis est pour le moins divisé.

L’intrigue est plutôt classique et commune à d’autres histoires, celle d’une héroïne trop sage qui au contact d’une tierce personne ou d’un milieu change sa vision du monde et par la même occasion tombe amoureuse. Ici il est question d’un héros, ce qui est un bon point à noter car très souvent les romans de ce type sont du point de vue féminin. Avoir l’avis d’un homme, c’est rafraîchissant. Je me suis sentie proche du personnage d’Ian par rapport aux valeurs qu’il véhiculait, son sens du devoir, son professionnalisme et la fidélité envers ses nouveaux camarades. Mais ça s’arrête là car pour le reste, je suis restée mitigée (voire très en colère) concernant le traitement et l’évolution de ce personnage.

C’est ce que je reproche très souvent à des intrigues comme 50 Nuances de Grey ou After, (pour ne citer que les plus populaires), c’est le recours systématique à l’image de l’ingénue trop coincée par ses valeurs qu’il faut désinhiber et dévergonder. J’ai bien conscience que l’auteur ne souhaitait pas faire une critique des valeurs, qu’elles soient éthiques, éducatives ou religieuses, mais c’est ce que j’ai ressenti tout au long de la première partie du livre. A croire que si on n’a pas fait tout ce qui est proscrit ou de l’ordre du fantasme (alcool, drogue et sexe), on n’a pas vraiment vécu. Et c’est de là que vient mon problème : les premiers chapitres du livre tournent systématiquement autour de cela et ce pendant une grande partie.

Si je mets de côté ce désagrément, le démarrage est plutôt drôle. Ian est un personnage attachant qui va de surprise en surprise et d’expérience en expérience. Il fait face à une ribambelle de personnalités complètement déjantées qu’il nomme affectueusement « mes joyeux oursons en peluche ». Un sobriquet pour le moins dérangeant car ils n’ont rien de mignon. Ce sont les rois de l’excès et du libertinage. Mais derrière ces façades, l’auteur réussit à mon grand soulagement à faire ressortir un peu plus de profondeur et d’individualité chez certains personnages, les rendant eux aussi attachants à leur manière. Mon seul bémol concerne le traitement des femmes. L’auteur ne les a pas assez exploitées, ne les réduisant qu’à des caricatures de croqueuses d’hommes, soumises ou manipulatrices. Même Terry, la jolie stagiaire que convoite Ian et qui semblait sortir du lot, n’y échappe pas ; trop douce et soumise à mon goût.

Pour ce qui est de l’univers de la pub, je l’ai trouvé très limité, tout comme l’intrigue puisque l’auteur préfère s’attarder sur les expériences de son héros et le développement des relations de ce dernier avec l’entreprise et ses occupants. Ce n’est qu’à la seconde moitié du livre que l’on aperçoit progressivement les rouages d’une entreprise de pub et que l’intrigue démarre vraiment. Une histoire qui tient la route mais qui manque cruellement de rebondissements. L’écriture est quant à elle fluide, avec un vocabulaire assez cru sur les bords et régulièrement ponctuée des réflexions sarcastiques de son héros. J’ai regretté que les scènes de sexe ne soient pas plus recherchées (pour ne pas dire enjolivées ou stylisées) dans les descriptions mais j’ai apprécié celles des expériences avec les stupéfiants qui donnent une idée plutôt colorée et angoissante des effets de la drogue.

« Je venais de comprendre l’importance de l’alcool et des drogues dans ce genre de circonstance car, sobre, il était impossible de supporter autant de gens si déchirés. Il fallait atteindre le même niveau pour se supporter mutuellement. » 

L’autre point négatif concerne l’espace où évolue le récit. J’ai été ravie qu’elle installe son histoire dans la région parisienne, mais déçue qu’elle n’exploite pas plus cela. On reste connoté à Paris avec quelques allusions à certains quartiers. Idem pour les nationalités des membres de l’entreprise, qui certes est internationale mais manque cruellement de français (toujours des italiens, des américains ou des anglais comme pour les Harlequin). Et  pour finir, je trouve dommage que la couverture initiale ait été modifiée. La précédente donnait plus de charme et de misère, celle que je me suis procurée ne rend pas justice à l’œuvre de l’auteur et la catalogue d’office dans le rang des livres érotiques de mauvaise facture alors que le livre a plus que ça à apporter.

Alors en conclusion, oui, Sara Greem a réussi étonnamment à m’embarquer dans son monde, elle a su développer des personnages intéressants ou à en devenir. Malgré une intrigue qui a mis du temps à s’installer et des raccourcis littéraires (pour ne pas dire des clichés) agaçants, on finit par apercevoir les réels enjeux de son récit. Si vous êtes amateurs de sensations fortes et que vous n’avez pas peur d’être choqués, vous pouvez aisément savourer les mésaventures d’Ian et de ses joyeux oursons en Peluche. Si je devais résumer ce livre à une citation, ce serait la suivante:

« Mon esprit reste conditionné par mes valeurs, mais mon corps commença à lâcher prise sous l’effet de la substance. » P.35

Est-ce que je vais poursuivre cette série littéraire ? Comme dit Emmy : « Il faudrait que j’en pense ».

Hello !!! Moi c’est Greycie alias Satshy. Comme la plupart de mes camarades, je n’ai pas reçu non plus de lettre pour Poudlard mais les Vacances au Camps des sangs-mêlés dans le bungalow d’Athéna me semblaient plus attrayantes ^^
Enfant des années 90, née sous le signe du taureau et du mouton (calendrier lunaire), je suis du genre déterminée et espiègle. Etudiante en Master cinéma, je me définis comme une enthousiaste. Dès que j’ai une passion, je m’y livre à fond (cheval, cuisine, manga, Japon, voyage, danse classique, etc.), tout y passe depuis deux décennies. Je suis donc une touche à tout mais la passion qui accapare tout mon temps actuellement (et pour longtemps), c’est la littérature. Romance, fantasy, BD, contemporain, manga, historique, science-fiction, … Je lis, que dis-je, dévore de tout ; avec une nette préférence pour le genre dystopie et le young adult. Couplé avec le cinéma, c’est le combo gagnant pour s’évader vers d’autres horizons.
Mes bouquins préférés sont la saga « Percy Jackson » avec les « Héros de l’Olympe » de Rick Riordan ainsi que « Orgueil & préjugés » de Jane Austen. Côté séries, ce sont Once Upon a Time et Outlander et pour le 7ème art la Saga Star Wars et l’adaptation encore une fois de Orgueil et préjugés de 2005.
0 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *