The Ones – Publicité mensongère !

01/10/2016

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Titre : The Ones

Auteur : Daniel Sweren-Becker

Editeur : Hugo Roman

Prix : 17,00 €

Parution : 6 octobre 2016

Nombre de pages : 336 pages

Genre : Dystopie

Résumé : Cody a toujours été fière d’appartenir aux Ones. Son copain James et elle font partie du 1 % de chanceux sélectionnés par le gouvernement pour être modifiés génétiquement à la naissance.
Aujourd’hui, les Ones excellent en tout : ils sont beaux, talentueux, intelligents, sportifs…
Mais pour certains, c’est une injustice. Et le mouvement Equality profite allègrement de la jalousie et de la peur montante au sein de la société, pour gagner des voix et imposer son parti. Le gouvernement américain montre alors sa face la plus sombre et les Ones deviennent illégaux. Alors que la frontière entre bien et mal se brouille, Cody rejoint un groupe de radicaux qui ont bien l’intention de préparer la révolte. Et James commence à se demander jusqu’où Cody pourrait aller pour la cause…

 

Pour commencer, je tiens à remercier les éditions Hugo Roman pour l’envoi des épreuves non corrigées de ce roman. Cependant, après l’avoir lu, je peux vous dire que l’accroche présente sur la couverture de ces ENC, à savoir « Attention, ce livre est une bombe. Nous déclinons toute responsabilité une fois la lecture commencée… », n’est rien de plus qu’une accroche vide et qui n’a pas sa place ici, puisque cette lecture a été très pénible pour moi, et que je me suis ennuyée tout du long.

 

Je ne vous fais pas de résumé personnel, celui présent un peu plus haut est largement suffisant. De plus, si je vous faisais un résumé personnel, je vous donnerais des informations supplémentaires et ce serait très bête au vu du peu de contenu que renferme déjà le roman…

 

Vous l’aurez compris, The Ones est clairement une déception en ce qui me concerne. Au vu de la phrase d’accroche présente sur la couverture des ENC, je m’attendais à une histoire vraiment très profonde, forte et intense, au moins autant que l’a été pour moi Hunger Games lors de ma première lecture. Et pourtant… Comment dire ? C’est assez difficile à expliquer : en gros, l’auteur avait une très bonne idée à la base, mais il l’a extrêmement mal exploitée. Je pense qu’il y aurait vraiment eu moyen d’écrire un roman très intelligent et poignant, voire choquant avec un tel sujet. Ici, on a juste l’impression que l’auteur a survolé le tout sans aucun approfondissement. La longueur du roman renforce également cette impression, avec à peine un peu plus de 300 pages au total. Mais au final, je me demande si la longueur du livre constitue vraiment un point négatif, parce que j’aurais encore eu plus de mal à finir ce livre s’il avait été plus long… Par ailleurs, j’ai trouvé que l’enchaînement des événements manquait parfois de cohérence.

 

En ce qui concerne les personnages, là aussi on nous vend un peu du rêve dans le résumé alors qu’au final, on ne comprend même pas vraiment pourquoi ces « Élus » sont surnommés comme tels : à part nous rabâcher qu’ils sont meilleurs grâce à des modifications génétiques, on n’a pas vraiment l’impression qu’ils sont réellement meilleurs en quoi que ce soit par rapport aux personnes « normales ». De plus, je les ai tous trouvés bien trop manichéens, et les relations entre chacun sont fades et là aussi restent en surface. Et franchement, pour tout vous avouer, je me contrefichais un peu de ce qui pouvait arriver à n’importe lequel d’entre eux, ils auraient tous pu mourir que ça ne m’aurait pas même atteinte d’un iota.

 

Au niveau de la plume de l’auteur, je n’ai absolument pas été conquise là non plus. Le fait qu’il ait décidé d’utiliser la narration omnisciente n’a pas aidé en ce qui me concerne, puisque j’apprécie beaucoup plus la narration interne du point de vue d’un ou plusieurs personnage(s).

Il arrive que j’apprécie tout de même des romans utilisant autre chose que la narration interne, mais ici ce n’est pas le cas puisqu’il n’y avait rien pour compenser cela, que ce soit au niveau de l’intrigue, des personnages ou autre. J’ai vraiment eu du mal à maintenir mon attention focalisée sur l’histoire, je n’arrêtais pas d’être distraite par plein de choses que je ne remarque même pas habituellement lorsque je lis une histoire qui me passionne.  

 

En conclusion, je dirais que l’idée de base de The Ones était très bonne, mais aurait mérité d’être bien mieux mise en œuvre. J’ajouterai également qu’il ne s’agit pas de coller l’étiquette « dystopie » à un roman pour que cela signifie que ce dernier soit une réussite absolue… N’écrit pas du Hunger Games qui veut ! Du coup, je dois vous avouer que si une suite sort un jour (parce que oui, il reste des questions en suspens et la fin indique clairement que l’histoire n’est pas finie), je ne sais même pas si je prendrai la peine de la lire… Dommage !

 

Par ailleurs, un autre rédacteur de l’équipe NiNeHank, Anton, a également pu découvrir ce roman avant sa sortie, et son avis est similaire au mien. Pour le citer, ce livre est « plat, superficiel et sans intérêt. » Pour lui, « Attention, ce livre est une bouse. Nous déclinons toute responsabilité en cas de panne de lecture ! » aurait été une phrase d’accroche plus appropriée… Car clairement, au final, trop de marketing tue le marketing !

Petite universitaire belge âgée de 23 ans, je passe plus de temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries qu’à bosser mes cours. Egalement fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’ado. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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3 Comments

  1. Je l'avais ajouté dans ma wishlist, il va en ressortir aussi vite ! Merci pour ton avis cela m'évite d'acheter une potentielle déception !

  2. J'ai hâte de l'acheter. Cette article m'a donné encore plus envi de l'acheter.

  3. Est-ce que tu penses que s'il y avait eu moins de pub, de discours à quel point il est génial tu l'aurais plus appréciée comme le suggère ta dernière phrase ? Personnellement ce livre est (bientôt "était" je pense) dans ma wishlist mais je pense que je me suis fais influencée par "l'aura" du livre, et je n'ai pas du tout envie de lire un livre "surfait". Merci pour ta chronique ! <3

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