Water Knife - Une dystopie adulte et réaliste

11/12/2016

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Titre : Water Knife

Auteur :Paolo Bacigalupi

Editeur : Au Diable Vauvert

Prix : 23€

Genre : Dystopie

Parution : 28/10/16

Nombre de pages : 496

Résumé : Dans un futur proche, la guerre de l’eau fait rage autour du fleuve Colorado. Détective, assassin et espion, Angel Velasquez protège les intérêts de la Southern Nevada Water Authority. Pour cela, il coupe l’eau ou assassine les personnes indésirables. Envoyé à Phoenix, il y rencontre Lucy Monroe, une journaliste endurcie, et Maria Villarosa, une migrante texane rêvant de fuir vers le Nord.

 

 

 

 

 

Tout d’abord un grand merci aux éditions du Diable Vauvert pour cet envoi. Ce livre a été un énorme coup de cœur et m’a donné envie de me replonger dans le monde dystopique.

Dans les différents romans dystopiques que j’ai lus, il était très souvent question d’un futur qui ne ressemblait plus vraiment au nôtre, de par des catastrophes ou des guerres. Tous semblaient incroyablement réalistes, mais au final je pense qu’ils sont allés beaucoup trop loin. Ce qui fait de Water Knife un très bon roman, c’est sa manière de réussir à prendre des sujets simples pour les associer à la dystopie.

Tout part d’une guerre, qui n’est pas celle qu’on pourrait imaginer : la guerre de l’eau. Les Etats-Unis sont face à une véritable catastrophe écologique, qui a mené les états du Sud à devenir des déserts, sans eau. L’exode fait rage et les états frontaliers doivent tout faire pour protéger leurs points d’eau. C’est donc une guerre juridique, couplée de coup de bas en tous genres, qui fait rage, pour savoir qui a le droit ou non de pomper les lacs de tel ou tel état.

L’aspect écologique, de la sauvegarde de l’eau mais aussi les migrations, font que ce roman colle à la perfection aux problèmes qui régissent déjà notre société. Le roman va plus loin et imagine de façon réaliste notre peut-être futur.

Nous suivons l’histoire entremêlée de trois personnages : Angel, un « water knife », une sorte d’homme de main qui combat pour le plus offrant (ici la ville de Las Vegas), Lucy Monroe, une journaliste qui s’intéresse de près à toutes les histoires touchant à l’eau et enfin Maria, une migrante texane qui tente de survivre à Phoenix, une ville à bout de souffle. La ville de Phoenix est décrite comme mourante. Celle-ci a été laissée tomber de tous et ne survit que grâce aux Chinois qui exploitent une partie de la ville. La vie y est effroyable et les habitants tentent tous de fuir vers la Californie ou le nord du pays.

Angel a été envoyé dans la ville pour suivre une piste. C’est comme ça qu’il rencontre Lucy, la journaliste. Ils sont tous deux d’une part et d’autre de la ligne, mais ils vont réussir à travailler ensemble pour élucider le mystère qui a conduit plusieurs personnes à être tuées très violemment.

Maria, quant a elle, est ce genre de jeune fille qui a une force intérieure qui lui fait oublier un peu sa vie misérable et sans espoir. Elle vit de petits boulots, mais refuse catégoriquement de tomber dans le proxénétisme comme sa meilleure amie. Elle va pourtant voir sa vie se dégrader petit à petit et vivre un drame qui va la mettre sur la route d’Angel et Lucy.

C’est une histoire passionnante, qui tient en haleine du début à la fin. Le ton et l’écriture sont clairement adultes et les enjeux plus politiquement recherchés que ce que l’on peut lire en dystopie young adult. En mélangeant aussi bien le thriller que la dystopie, le roman arrive à nous plonger dans un monde réaliste et terriblement effroyable.

Je vous recommande donc ce livre à 1000% pour sa vision du futur mais aussi des personnages tous intéressants et incroyablement passionnants.

 

Pauline, j’ai toujours voulu étudier à Poudlard, mais n’ayant jamais reçu ma lettre, je me suis contentée de vivre par procuration d’incroyables aventures à travers les livres, les films et séries tv. J’aime tout, de la sci-fi, aux comédies romantiques, en passant par les drames ou thrillers. Qu’importe le format ou la manière, le plus important est que l’histoire me touche.
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