La Chimiste : Un manque d'innovation...

28/01/2017

Titre : La Chimiste

Auteur : Stephenie Meyer

Éditeur : J.C. Lattès

Prix : 22,00 €

Parution : 23 novembre 2016

Nombre de pages : 557 pages

Genre : Thriller

Résumé : Elle était l’un des secrets les mieux gardés  — et des plus obscurs — d’une agence américaine qui ne portait même pas de nom. Son expertise était exceptionnelle et unique. Et puis, du jour au lendemain, il faut l’éliminer au plus vite…
Après quelques années de clandestinité, son ancien responsable lui propose d’effacer la cible dessinée sur son dos. Dernière mission… ou dernière trahison ?
Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, un homme que tout devrait éloigner d’elle va bouleverser ses certitudes. Comment survivre à une traque impitoyable quand on n’est plus seule ?

 

Inutile de préciser que j’ai moi aussi eu ma période Twilight et que Stephenie Meyer fait donc partie de mes auteurs préférés. La saga des vampires planétaire fut tellement innovante au moment de sa sortie (on l’a vu notamment avec tous les livres du même genre qui se sont succédé par la suite) que lorsque j’ai appris le retour surprise de Stephenie Meyer avec La Chimiste, j’ai été fortement intrigué. C’est vrai que beaucoup attendaient le deuxième tome des Âmes Vagabondes (bon, vu ce qu’a dit l’auteure à ce propos je ne suis pas sûr qu’il sorte un jour) mais je dois avouer que personnellement je n’ai pas lu le premier (justement parce que je ne voulais pas me lancer dans une saga qui n’aura probablement jamais de suite). L’annonce de la sortie d’un thriller (un genre nouveau pour Stephenie Meyer) m’a donc fortement réjoui et je remercie les éditions J.C. Lattès de m’avoir permis de le découvrir !

Avant de vous donner mon avis, il me semble essentiel de préciser un point important : La Chimiste n’est pas un thriller ! Pour moi, un thriller est un roman construit autour d’une intrigue (policière ou non) qui se concentre sur des meurtres et/ou disparitions avec un aspect psychologique majeur. Mais surtout, il doit y avoir un twist final, une révélation (de préférence fracassante) qui remet tout en cause et reconstruit le puzzle ; or ici, rien de tout cela. Je pense d’ailleurs que ma déception vient principalement de cette mauvaise appellation car je m’attendais à lire un thriller et j’ai eu entre les mains un roman d’aventure/d’amour/d’espionnage

La chimiste, donc, est incarnée par une femme multipliant ses identités mais qu’on connaît principalement sous le nom d’Alex. Dès le début du roman, on comprend qu’elle est en cavale et doit se cacher pour rester en vie. Les raisons de son exil restent floues, Stephenie Meyer préférant les dévoiler au fur et à mesure par petites touches. Malgré les longueurs, j’ai adoré les 150 premières pages où on découvre petit à petit Alex, ses stratagèmes pour survivre et son mode de vie très atypique
Contre toute attente, la chimiste se voit confier une dernière mission qu’elle s’oblige à accepter car un possible retour à la vie normale en dépend. A ce moment du récit, l’histoire prend un virage à 180° auquel je ne m’attendais pas et alors que je pensais dévorer la suite, j’ai été déçu par la tournure que prenaient les événements. L’intrigue devient très linéaire et manque de relief. Les événements s’enchaînent de façon fluide mais l’ensemble manque de rebondissements. Il y a pourtant quelques belles scènes d’action mais je dois avouer que je me suis globalement ennuyé lors de ma lecture. J’ai continué car je m’attendais à un twist, un rebondissement inattendu, un chamboulement… et je peux vous dire que j’attends encore… Stephenie Meyer a trop souvent choisi la facilité et ça m’a vraiment gêné…

Concernant les personnages, je peux dire que je m’y suis attaché mais je me demande si ce n’est pas dû à la longueur du roman… Les relations sont globalement niaises et les protagonistes souvent stéréotypés, manquant cruellement de fond psychologique. L’auteure ne fait que survoler les personnalités et même la chimiste, Alex, m’a paru superficielle. Pourtant j’ai aimé la romance, que j’ai trouvée touchante et parfois émouvante… Vous comprenez donc à quel point je suis confus…

J’aimerais tout de même finir sur une note positive, celle qui pour moi fait la force du roman. On sent que Stephenie Meyer a fourni un travail de recherche colossal grâce auquel j’ai appris beaucoup de choses, que ce soit au niveau scientifique, biologique ou militaire. L’auteure aborde également le sujet sensible des complots du gouvernement américain et même si les faits sont – j’imagine – inventés, je suis persuadé qu’il y a une part de vérité là-dessous… 

La Chimiste reste pour moi un bon roman de divertissement, qui n’est toutefois pas le meilleur de l’auteure. J’espère donc retrouver Stephenie Meyer bientôt car je reste persuadé que c’est une excellente romancière… mais peut-être que le « thriller » n’est pas son genre de prédilection. 

Et vous, avez-vous lu La Chimiste ? Qu’en avez-vous pensé ?

Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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