Une flamme dans la nuit : Un deuxième tome magistral !

21/01/2017

Titre : Une flamme dans la nuit

Auteur : Sabaa Tahir

Éditeur : PKJ

Prix : 18,90 €

Parution : 17 novembre 2016

Nombre de pages : 544 pages

Genre : Young Adult/Fantasy

Résumé : « Tu as compris, Laia, ils nous pourchassent. Il n’y a aucun moyen de quitter la ville. La peur est notre meilleur guide, elle nous maintiendra en vie. » 

Elias a toujours voulu quitter Blackcliff pour enfin devenir libre. Mais ce rêve a un prix : Laia, une jeune résistante, lui permettra de fuir s’il l’aide à faire évader son frère, enfermé dans la pire prison de Blackcliff. Malgré le risque, Elias n’hésite pas une seconde et décide de forcer son destin. Traqués par les Martiaux, les fugitifs ignorent que ce voyage les conduira jusqu’au cœur de l’Empire, où des dangers plus périlleux encore les attendent…

 

Depuis le temps que je l’attendais cette suite ! Une braise sous la cendre a été mon plus gros coup de cœur de l’année 2016 et je ne pensais pas que Sabaa Tahir pouvait faire encore mieux… quelle erreur ! J’aimerais donc remercier les éditions PKJ de m’avoir permis de ressentir autant d’émotions en si peu de pages – car oui, j’aurais préféré en avoir le double !

Je ne sais même pas par quoi commencer tellement tout, absolument tout est génial dans cette saga. Aussi bien les personnages, que l’intrigue ou encore l’écriture. Sabaa Tahir est devenue pour moi (avec seulement deux livres à son actif) une auteure incontournable… et je pèse mes mots ! Bon, maintenant que c’est dit, je vais tâcher d’être plus clair.

Dès la première page, on reprend l’action là où elle s’est arrêtée dans le tome précédent. Pas de temps mort, pas de longueurs inutiles : on va à l’essentiel. Néanmoins, cela ne veut pas dire que l’écriture est bâclée ou que l’action prend le pas sur le reste. Tout est parfaitement bien dosé, ce qui fait qu’on ne s’ennuie jamais. Sabaa Tahir sait parfaitement quand faire telle ou telle révélation, quand créer la surprise et quand introduire de nouveaux mystères. Le mélange est explosif !

Une flamme dans la nuit nous permet de quitter les murs de Blackcliff et de découvrir d’autres endroits du vaste Empire imaginé par l’auteure. Les paysages sont décrits avec justesse et précision, ce qui nous permet de nous représenter facilement les lieux que traversent nos personnages au cours d’une quête périlleuse. Je ne vais pas trop vous en dire concernant l’intrigue principale de peur de vous spoiler le tome précédent (si vous ne l’avez toujours pas lu), mais sachez juste qu’en ouvrant ce livre, vous aurez du mal à le refermer. Pour tout vous avouer, je crois que je n’ai jamais été autant stressé en lisant un roman. A chaque page, un obstacle attendait Elias et Laia, et je me suis demandé un bon nombre de fois : « vont-ils s’en sortir ? ». Ce que je peux vous affirmer, c’est que Sabaa Tahir ne choisit pas la facilité, ne vous attendez donc pas à ce que tout soit simple pour nos héros… loin de là !

Parlons des personnages justement. L’auteure a décidé d’inclure dans ce deuxième tome des chapitres du point de vue d’Hélène qui est donc devenue un protagoniste principal (pour ne pas dire clé). Grâce à la jeune femme, on découvre notamment les rouages de la politique et les coulisses des complots, orchestrés d’une main de maître par l’impitoyable Commandante. Hélène Aquilla est un personnage fort et caractériel, au premier abord en tout cas. Car en effet, on se rend rapidement compte qu’elle est plus sensible qu’on ne l’imagine, qu’elle a ses faiblesses (qu’elle tente pourtant de dissimuler) et que son nouveau statut n’est en réalité pas un cadeau. J’ai adoré voir le tiraillement d’Hélène pendant tout le roman entre l’Empire (qu’on lui a dicté de servir depuis son plus jeune âge) et ses sentiments, bien plus forts qu’elle ne l’avait pensé. 
La relation entre Elias et Laia s’intensifie dans Une flamme dans la nuit, mais la présence de Keenan (pour qui Laia éprouve quelque chose d’indéniable) ne l’aide pas à évoluer véritablement. Elias occupe une place beaucoup plus importante dans cette suite (et surtout vers la fin) car Sabaa Tahir fait un choix audacieux qui risque de tout chambouler dans le troisième tome ; j’ai hâte !
Laia se révèle également ; elle se livre un peu plus tout en essayant de comprendre les sentiments qu’elle éprouve à la fois pour Elias et Keenan. Elle bénéficie également de l’aide de ses compagnons de route (comme Izzy ou Afya, qui lui apportent leur soutien lorsqu’elle en a le plus besoin) mais aussi – et indirectement – de Cuisinière, ce personnage intrigant et mystérieux qui fait des apparitions aussi brèves que soudaines. Par ailleurs, on apprend des choses sur Laia qui m’ont surpris et je me demande bien ce que Sabaa Tahir va pouvoir en faire par la suite ; encore une fois, j’ai hâte

J’aimerais terminer en parlant des « méchants » de cette histoire qui, pour moi, en font une saga épique. La Commandante est encore plus cruelle dans ce deuxième tome (les scènes de violence sont d’ailleurs plus nombreuses) ; c’est une femme odieuse qui cache bien des secrets. On découvre également le Directeur de Kauf, cette prison d’où personne ne sort vivant. Je pense que niveau cruauté il vaut la Commandante, bien que là où elle aime tuer, lui trouve son plaisir dans la torture (aussi bien physique que mentale)… Et enfin un autre personnage, dont je vais taire le nom afin de ne pas vous en dévoiler trop mais qui finalement est celui qui tire toutes les ficelles en agissant dans l’ombre… Vivement la suite !

Ma seule déception vient d’ailleurs de cette suite… Je vais devoir m’armer de patience car la sortie du troisième tome n’est prévue que pour 2018 en VO…

Voilà, si après tout ça je ne vous ai toujours pas convaincus de vous lancer dans cette saga exceptionnelle, je ne sais pas quoi faire d’autre… Je dirais qu’avec Une flamme dans la nuit, Sabaa Tahir a su faire honneur de façon magistrale à la pépite qu’était déjà Une braise sous la cendre. Je n’imagine même pas ce que sera le troisième tome…

Et vous alors, vous-êtes vous déjà aventurés dans les contrées lointaines de l’Empire ? Si non, qu’attendez-vous ?

Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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