Billie-Lou Tome 1

22/02/2017

Titre : Billie-Lou Tome 1

Auteur : Sarah-Maude Beauchesne

Éditeur : Kennes Editions

Prix : 12,99 €

Parution : 13 mai 2015

Nombre de pages : 222 pages

Genre : Jeunesse

Résumé : Billie tombera tête première amoureuse d’un cycliste prodige aux cheveux trop blonds. C’est un premier grand été pour son cœur d’adolescente : il va se briser, mais ça ne fera pas si mal. Il y aura des baisers dans une glissade d’eau, beaucoup de crème solaire, du baume à lèvres à saveur de Coca et des frites pleines de ketchup. Billie-Lou, c’est aussi et surtout un regard sur la séduction et la tentative de comprendre un garçon fascinant, mais un peu compliqué. Un récit lumineux, naïf, souvent drôle, mais parfois doux-amer. Parce qu’à dix-sept ans, aimer un garçon, c’est le plus beau des drames.

 

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Kennes pour l’envoi de ce livre. Sa couverture flashy et son résumé somme toute sympathique m’avaient attiré l’œil. Cependant, bien qu’au moment de commencer ma lecture je savais (ou du moins je me doutais) dans quoi je m’embarquais, cela n’a pas atténué mon ressenti plutôt négatif sur ce roman.

 

Nous suivons donc ici Billie, adolescente de 17 ans, au cours d’un des étés les plus importants de sa vie. En effet, cet été elle veut que ce soit différent, et pour ça elle n’en demande finalement pas énormément : rencontrer un garçon, aller à des soirées cools, échanger des bisous, … Mais ce dont elle a le plus envie, c’est de faire l’amour pour la première fois. C’est dans ce contexte, au cours de cet été, qu’elle fera la rencontre de Pierre.

 

Je vais faire simple et être directe : ce livre, ça ne l’a juste pas fait avec moi. Le premier gros problème réside dans le fait que l’auteur soit québécoise. En quoi est-ce un problème, me direz-vous ? Eh bien j’ai simplement beaucoup de mal avec les expressions employées dans le québécois. Alors que pour certains, je suis sûre qu’une lecture québécoise doit dépayser et faire voyager (justement grâce à ces expressions), en ce qui me concerne c’est quelque chose qui me dérange beaucoup. En tout cas, heureusement que l’auteur avait pris soin d’inclure un lexique en fin de roman, car il y a de nombreux termes et expressions propres au Québec dans le récit et il aurait été incompréhensible pour moi sans cela (cependant, j’aurais davantage opté pour des notes de bas de page qui perturbent moins la lecture). J’ai finalement réussi à « m’habituer » au style québécois après un moment, mais il m’a fallu beaucoup de temps et comme le livre est très court, je l’avais en fait pratiquement fini quand c’est arrivé.

 

Second point négatif : l’histoire. Ce n’est pas bien compliqué : on suit le quotidien d’une ado de 17 ans au moment de la fin de ses vacances d’été et de son entrée au cégep (comprenez Collège d’enseignement général et professionnel), principalement au niveau de ses premières amours, et basta. Il ne se passe pas grand-chose, on est face à un récit assez plat. Tout tourne vraiment autour de la « fixette » de Billie sur Pierre, et c’est vrai que c’est lassant, d’autant plus qu’il n’y a pas vraiment quoi que ce soit d’autre qui compense cela.

 

Les personnages ne rattrapent rien. Billie a 17 ans mais dans son langage, ses actions, ses pensées, etc., elle renvoie davantage une impression de gamine de 12 ans assez énervante. En effet, je pense qu’à 17 ans on n’est plus autant centré sur soi-même que l’est Billie dans le roman (encore un peu, oui, mais pas autant). C’est assez agaçant et cela donne pour moi une image très négative des adolescents canadiens. Pierre est quant à lui le stéréotype du gars foireux qui à coup sûr est annonciateur de problèmes, du beau gosse qui a une liste de conquêtes longue comme le bras. Et même si ici il s’agit d’un cycliste et pas d’un surfeur, c’est pareil : ça sent le cliché à plein nez. Le seul personnage que j’ai un tant soit peu apprécié est Daphné, la nouvelle amie que se fait Billie en arrivant au cégep.

 

J’ai quand même relevé un point positif dans ce roman. En effet, il faut reconnaître que l’auteur arrive à retranscrire fidèlement, à mettre les bons mots sur les premiers émois amoureux. Bien qu’un peu niais, en lisant ce livre, n’importe qui se souviendra des sensations, envies, besoins et espoirs propres à cette période de la vie avec un petit sourire aux lèvres. L’envie de sauter le pas et tout à la fois la peur qui serre le ventre, le fait de ne pas savoir si on va se jeter à l’eau avec « le bon », … De plus, l’auteur n’a rien édulcoré, elle ne nous a pas exposé une description de première fois idéale où tout se passerait à merveille et cela fait du bien, elle ne ment pas aux jeunes filles qui lisent son roman. On ressent la sincérité, et la problématique de la première fois est réfléchie et traitée à plusieurs niveaux (est-ce que je dois être parfaite physiquement pour « le faire », est-ce que je me sentirai différente après « l’avoir fait », etc.).

 

En bref, je n’ai personnellement pas vraiment aimé ce roman et étant donné qu’apparemment il s’agit d’un tome 1, si tome 2 il y a, je pense que ce sera sans moi. Cependant, je le conseille aux jeunes ados (12-15 ans, je dirais) qui aiment les histoires d’amour. À lire sur la plage en été pour se détendre ou en hiver au coin du feu pour se réchauffer !

Petite universitaire belge âgée de 23 ans, je passe plus de temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries qu’à bosser mes cours. Egalement fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’ado. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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