Danmachi : la légende des Familias T1 – A la découverte du light novel

07/02/2017

Titre :  Danmachi : la légende des Familias

Auteur : Fujino Ômori

Editeur : Ofelbe

Prix : 12,99€

Parution : 30 juin 2016

Nombre de pages : 302

Genre : Action, comédie, romance, fantasy

Résumé : Nombreux sont les dieux venus s’installer dans la ville-labyrinthe d’Orario, bénissant les mortels qui s’aventurent dans son dédale souterrain en quête de pouvoir, de fortune…… ou de filles ?! C’est en tout cas le souhait de Bell Cranel, un aventurier novice sous la bénédiction de l’impopulaire déesse Hestia. Sauvé de justesse par la belle Aiz Wallenstein, une épéiste hors pair, Bell s’engage à suivre ses traces et à devenir un aventurier digne de se mesurer à elle. Bien décidé à relever ce nouveau défi, Bell plonge dans le mystérieux Donjon avec une énergie nouvelle qui ne manquera pas d’attirer l’attention de certains dieux.

En tant que grande lectrice de roman, je suis une férue de mangas japonais. Ludiques, rythmés et rapides à lire, les mangas sont un vrai phénomène dans le monde entier. Cocorico !!!! La France est d’ailleurs le deuxième consommateur mondial après le Japon. C’est un genre qui a su séduire un large public en se diversifiant au gré du temps. Mais le manga n’a pas que des points positifs (personne n’est parfait) : trop courts, des récits qui manquent d’originalité ou des dialogues ou histoires racontés trop simplement, comme tous les médias il a ses petits soucis et doit pouvoir se renouveler.

Alors en tombant sur ce livre, j’ai eu le sentiment que ce renouvèlement était peut-être enfin arrivé. Si de grands best-sellers avaient eu leur adaptation en manga, pourquoi pas l’inverse ? Et si un manga devenait un roman ? L’idée est très intéressante et mériterait que l’on se penche un peu plus dessus. Quelle fut ma surprise de découvrir que cela existait déjà !

Dan Machi de Fujino Omori est un Light Novel qui promet de l’aventure, des combats épiques et des personnages attachants. Ce n’est pas sans rappeler de célèbres mangas qui ont eu cette même prétention et qui ont relevé le défi haut la main. Mais ici, point d’illustrations, juste des mots couchés sur des pages et des pages. C’est l’occasion de découvrir un univers manga à travers les mots. Excitant, non ? Décryptage de ce premier essai.

C’est quoi le Light Novel ?

Le Light Novel est un concept nippon qui vise un public de jeunes adultes. C’est un genre de roman à part entière qui a ses propres codes comme des paragraphes plus courts qu’un roman lambda, une forte présence des dialogues dans le récit, des illustrations mangas pour accompagner la lecture et surtout des œuvres plus courtes. Très populaire au Japon, il arrive doucement sur l’hexagone sous la houlette de la maison d’édition Ofelbe créée en 2014, qui je dois le dire fait du très bon boulot niveau mise en page et traduction. L’objet livre attire l’œil et combine parfaitement littérature romanesque et manga. De quoi charmer un vaste public.

Je l’ai su seulement plus tard, mais Danmachi : la légende des Familias est l’une des licences les plus populaires de ce genre au Japon. Contrairement à ce que je pensais, ce n’est pas une œuvre dérivée d’un manga mais une œuvre source. Elle nous immerge dans un univers d’heroic fantasy. Dans la cité d’Orario, de nombreux aventuriers en mal d’action viennent tenter leur chance dans le mystérieux labyrinthe de la ville qui déverse quotidiennement des hordes de créatures et de monstres. Bell Cranel, jeune aventurier, est bien décidé à trouver gloire et fortune (surtout des filles) dans les méandres du labyrinthe. Déterminé, le jeune garçon de 14 ans s’installe dans la cité et se lie à une des nombreuses divinités qui peuplent la ville, Hestia. Malgré le peu de popularité de la familias de la déesse au corps d’enfant, Bell descend chaque jour dans les sous-sols des donjons affronter les monstres. Mais au cours d’une excursion, il tombe sur le monstre de trop et est sauvé in extremis par Aiz Wallenstein, une légendaire épéiste. Humilié mais admiratif, l’aventurier ne désire plus qu’une chose : la surpasser.  

C’est un tome très ambitieux puisque comme tous les premiers tomes, il a la lourde tâche de mettre en place un univers, de nous faire découvrir ses personnages et ses enjeux. Attirée par le fait qu’il était en partie question de mythologie, je me suis rapidement rendu compte que ce n’était qu’un détail. L’intrigue fait penser aux histoires développées dans les RPG ou encore à des mangas comme Fairy Tail, des quêtes pour sa guilde (ici les familias) ou des combats répétitifs face à divers monstres. C’est un univers très riche avec une palette de personnages communs à l’heroic fantasy. Bien comprendre le fonctionnement d’Orario et le système des familias est tout de même assez complexe. Fujino Omori introduit beaucoup d’éléments et c’est l’un des points positifs de l’œuvre. Autre bon point, les personnages sont attrayants à suivre. La relation qu’entretien Bell avec la Déesse Hestia est sympathique à suivre. Ils sont très attachants l’un et l’autre et ont des caractères bien définis. Les autres personnages ne sont pas en reste, certains sont plus développés que d’autres mais comme c’est un premier tome, c’est tout à fait normal. Les enjeux aussi, le lecteur comprend très vite de quoi il retourne. Les divinités sont nombreuses, l’auteur s’inspire de la mythologie gréco-romaine, nordique, hindoue, ce qui enrichit encore plus l’œuvre.

Mais malgré tous ces points positifs, le livre souffre d’un gros problème d’écriture. Il repose trop sur les dialogues qui ne sont pas très travaillés. Chaque action des personnages est soigneusement décrite, expliquée et donc traîne en longueur. Bell, le héros du récit, passe 60% de son temps dans le labyrinthe à combattre et l’auteur décrit chaque scène, allant jusqu’à mettre dans les dialogues les onomatopées des armes qui transpercent les monstres, ce que j’ai trouvé agaçant et sans intérêt. On a le sentiment d’avoir un manga dans les mains mais que faute d’illustrations, l’auteur se sent obligé de donner ces détails. Cette manière de faire n’est pas adaptée à une œuvre écrite. Autre problème : le physique des personnages. La gent féminine est surreprésentée dans l’intrigue, mais elles sont réduites à des physiques et l’auteur insiste lourdement sur les tailles de poitrines. La déesse Hestia est nommée la déesse laitière au corps d’enfant, ce que j’ai trouvé très réducteur. Même la quête initiale du héros est peu flatteuse : avoir un harem de filles, ça peut faire sourire mais cela m’a mise mal à l’aise. En feuilletant le livre, on découvre des illustrations et on comprend à quel genre on a affaire, celui du Seinen et de l’Ecchi (grosses poitrines et petites culottes apparentes au rendez-vous) ; si c’est un genre que le lecteur affectionne, ça ne pose aucun problème mais si vous êtes comme moi, il faut vous habituer aux descriptions de ce type. Même si l’œuvre de Fujino Omori a de nombreux atouts, pour moi la lecture de ce livre a été un moment pénible, si pénible que je ne l’ai pas terminé.

En conclusion, DanMachi a un potentiel monstre et saura attirer l’attention de lecteurs habitués du genre manga mais aussi en attirer d’autres. Son univers est très riche et ses personnages hauts en couleur. Sur la forme, c’est un excellent ambassadeur pour faire découvrir le Light Novel au plus grand nombre. Mais l’écriture de l’auteur laisse à désirer et l’intrigue prend trop de temps à s’installer. Les personnages féminins souffrent de caricature peu flatteuse, ce qui est fort dommage. J’espère que les prochains tomes seront plus fluides et amélioreront le style de l’écriture en favorisant la narration plutôt que la description, mais pour ma part ce n’est pas une lecture que je poursuivrai à l’avenir.

Hello !!! Moi c’est Greycie alias Satshy. Comme la plupart de mes camarades, je n’ai pas reçu non plus de lettre pour Poudlard mais les Vacances au Camps des sangs-mêlés dans le bungalow d’Athéna me semblaient plus attrayantes ^^
Enfant des années 90, née sous le signe du taureau et du mouton (calendrier lunaire), je suis du genre déterminée et espiègle. Etudiante en Master cinéma, je me définis comme une enthousiaste. Dès que j’ai une passion, je m’y livre à fond (cheval, cuisine, manga, Japon, voyage, danse classique, etc.), tout y passe depuis deux décennies. Je suis donc une touche à tout mais la passion qui accapare tout mon temps actuellement (et pour longtemps), c’est la littérature. Romance, fantasy, BD, contemporain, manga, historique, science-fiction, … Je lis, que dis-je, dévore de tout ; avec une nette préférence pour le genre dystopie et le young adult. Couplé avec le cinéma, c’est le combo gagnant pour s’évader vers d’autres horizons.
Mes bouquins préférés sont la saga « Percy Jackson » avec les « Héros de l’Olympe » de Rick Riordan ainsi que « Orgueil & préjugés » de Jane Austen. Côté séries, ce sont Once Upon a Time et Outlander et pour le 7ème art la Saga Star Wars et l’adaptation encore une fois de Orgueil et préjugés de 2005.
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