Métamorphose #1 - Exorde

27/02/2017

Titre : Métamorphose #1 – Exorde

Auteur : Ericka Duflo

Editeur : Kennes

Prix : 17€

Parution : mai 2016

Nombre de pages : 383 pages

Genre : Fantastique

Résumé : Depuis le décès tragique de sa mère, Senna a abandonné l’idée de vivre sa vie de lycéenne ordinaire et brave les interdits. Elle fréquente de nouveaux « amis » assez peu recommandables, rentre très tard le soir et se fait régulièrement renvoyer du lycée. Cependant, son avenir la préoccupe bien moins que la marque étrange qui se développe dans son dos, les maux de tête terribles qu’elle a quotidiennement ou que les regards qu’elle sent portés sur elle régulièrement… Serait-elle en train de perdre pied ?

 

J’ai eu l’opportunité de lire ce roman grâce aux éditions Kennes qui ont eu la gentillesse de m’envoyer un exemplaire et je dois bien avouer qu’il m’a surprise à plusieurs égards !

Pour une fois, la quatrième de couverture ne dévoile pas l’intrigue du roman, puisqu’elle nous révèle simplement un dialogue entre Senna et un autre personnage, visiblement assez sombre. C’est personnellement la couverture qui m’a donné envie de lire ce roman. Je la trouve très réussie et elle est dans une matière assez étrange, tellement mate qu’elle en a presque un effet velours. Cela donne à l’objet un cachet tout particulier et je trouve qu’il reflète vraiment bien le mystère que l’auteur a développé dans le roman !

 

Pourtant, l’intrigue m’a un peu laissée perplexe au départ. Senna, le personnage principal, a beaucoup de mal à se remettre du décès de sa mère et n’arrive pas à faire son deuil. Elle adopte ainsi un comportement erratique qui semble surtout destiné à blesser son père, et c’est un peu ce qui m’a dérangée dans le début de ce roman. Si j’ai trouvé le personnage de Senna intéressant, les premiers chapitres m’ont semblé être une véritable caricature de l’adolescente mal dans sa peau. Ce sentiment est renforcé par le fait que le roman est écrit à la première personne, le lecteur voit donc les choses du point de vue de Senna elle-même. J’ai trouvé le début un peu chaotique avec des passages où Senna « explique » au lecteur qu’elle a changé brutalement de comportement, mais que la nouvelle situation ne lui plaît pas : ses nouveaux amis n’en sont pas et son ancienne amie lui manque beaucoup, elle déteste faire de la peine à son père mais se « force » à continuer… C’est un aspect qui m’a déplu dans le début du roman parce que je n’arrivais pas à m’identifier, ni à m’attacher au personnage principal.

Heureusement, il y a pour moi un moment clé dans le roman qui change tout à fait ça : face à l’attitude de Senna, son père décide de l’envoyer dans une école privée avec internat à l’autre bout du pays. Ce changement de décor est très bénéfique à la fois pour le personnage mais aussi pour la structure du roman. À partir de ce moment-là, Senna n’a plus du tout ce comportement caricatural qui me mettait un peu mal à l’aise et j’ai vraiment pu commencer à m’attacher à ce personnage !

Pour moi, le début est juste un plantage de décor un peu forcé, mais c’est quand Senna arrive au pensionnat que le roman commence vraiment ! Ce roman étant le premier tome d’une série (je dirais une pentalogie vu le titre, mais je peux me tromper!), on ne peut pas vraiment reprocher à l’auteur de prendre son temps pour nous présenter la situation et le mystère entourant Senna et notamment sa cicatrice dans le dos.

J’avais peur que l’auteur ne tombe dans les clichés du genre : une jeune fille un peu naïve qui tombe dans les bras d’un vampire bellâtre mystérieux et terriblement dangereux, mais au contraire, Ericka Duflo se joue vraiment bien de ces clichés pour déjouer les attentes du lecteur ! En plus elle met en avant des créatures que l’on n’a pas l’habitude de voir dans ce type de roman et c’est tant mieux !

Du coup à la fin du premier tome de cette série, j’ai hâte de savoir la suite et de découvrir ce que fera Senna !

Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
2 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *