Petits Secrets, Grands Mensonges - Énorme coup de cœur

23/02/2017


Titre
: Petits secrets, grands mensonges 

Auteur : Liane Moriarty

Editeur : Albin Michel

Genre : Thriller

Prix : 22€

Parution : 15 février 2017

Nombre de pages : 480

Résumé : Meurtre ou tragique accident ? À la fête de l’école, quelqu’un a trouvé la mort. Mais qui est vraiment responsable du drame ? Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées) qui cachent tous ces redoutables petits mensonges que l’on se raconte à soi-même pour continuer de vivre…

 

Dès les premières pages, j’ai été conquise par ce roman. L’auteur a su rendre ses premières lignes accrocheuses et choquantes et intrigue fortement notre curiosité. Elle nous dévoile très clairement qu’il y a eu un meurtre mais ne déroule son histoire que petit à petit et ne glisse qu’un indice à la fois jusqu’au dénouement. C’est une technique très intelligente qui ne m’a pas fait lâcher le roman. Je l’ai tout simplement lu d’un seul coup (bon, j’ai dormi quelques heures quand même). Je n’arrivais pas à le laisser de côté puisque je me posais sans arrêt des questions et j’avais absolument besoin de savoir la suite.

Les trois personnages principaux sont des femmes, ce qui est plutôt rare. A travers tout le roman on ne suit quasiment que des femmes, et en dehors de trois hommes (qui accompagnent la vie des trois femmes principales), je ne me souviens d’aucun homme. Ça m’a fait plaisir de voir que l’auteur avait pris le parti de ne mettre en avant que des femmes.

Les trois femmes ont une personnalité forte et marquée et ne sont pas interchangeables. Chaque chapitre démarre du point de vue de l’une de ces trois femmes, de sorte qu’on apprend à les connaître de manière égale et détaillée et sans passer par un narrateur. Chacune de ces femmes a une histoire personnelle difficile et alterner entre les points de vue permet aussi de faire un parallèle. Personnellement je me suis attachée à ces trois femmes très rapidement mais au fil de l’histoire, on ne peut s’empêcher de se dire qu’elles pourraient être notre mère, notre soeur ou quelqu’un de notre famille.

Les enfants sont directement au cœur de l’histoire alors qu’ils ne sont pas les narrateurs et j’ai vraiment aimé. Il est rare que des enfants très jeunes soient des personnages développés, alors qu’ici c’est tout le contraire. On essaye de les connaître, de creuser leur personnalité, de comprendre les relations sociales entre enfants. J’ai trouvé cet aspect de l’histoire vraiment intéressant et attendrissant sans que l’auteur en fasse de trop non plus.  

Ce que j’ai aussi trouvé original et super intrigant, c’est le fait qu’à la fin de chapitre on a droit à un morceau de l’interrogatoire de la police en rapport avec ce qu’il se passe dans le chapitre. Du coup, à la fin de chaque chapitre on a de nouveaux indices sur ce qu’il s’est passé, même si la plupart du temps il ne s’agit que de commentaires ou de rumeurs venant de mégères jalouses ou de personnes ne sachant pas grand-chose. Moi j’aime bien quand les auteurs bousculent les règles de l’écriture et mélangent les supports. 

Ce roman aborde des sujets forts comme la violence domestique, le rejet, l’image de soi, le fait de ne pas se fier aux apparences et tout un tas d’autres sujets d’actualité auxquels chacun peu s’identifier. L’histoire en elle-même reste en tête bien après la lecture, que ce soit à cause des personnages, des sujets impactants ou de l’intrigue qui nous tient en haleine jusqu’au bout. 

D’ailleurs, parlons de cela pour conclure cette chronique. Le suspens est présent du début à la fin. Dès que l’on comprend qu’un meurtre a été commis, on veut découvrir la victime et le « tueur », sauf que l’auteur se fait un malin plaisir à ne le révéler qu’à la toute fin. L’histoire est très complexe et on a besoin de beaucoup d’éléments avant de comprendre le pourquoi du comment. Ce qui est absolument horrible, c’est qu’il y a un compte à rebours en début de chapitre, du coup plus on voit l’événement approcher plus on a envie de lire vite pour découvrir ce que l’auteur nous promet depuis le début. C’est un livre qui ne se pose pas tellement on est pris dans l’histoire. 

Alicia, alias Cupcake, jeune étudiante en anglais, passionnée de lecture depuis la plus tendre enfance mais aussi de films et de séries. Je passe le plus clair de mon temps le nez plongé dans les bouquins, que ce soit pour la fac (les classiques américains et brittaniques n’ont plus aucun secret pour moi!) ou pour le plaisir (faut bien de temps en temps!). Mes genres préférés sont le policier, l’épouvante, le fantastique et le young adult même si je ne suis ouverte à tout !
Parmi les romans préférés on a Les âmes vagabondes (Stephenie Meyer), Fangirl (Rainbow Rowell), Avant toi (Jojo Moyes) et bien sûr la saga Harry Potter ! Que de styles différents, donc.
Et puis, comme je l’ai dit, j’adore les films et si je pouvais vivre dans un cinéma je le ferais !
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2 Comments

  1. Ah ben je viens de découvrir la série et je ne savais pas qu'elle était tirée d'un roman !
    Tu donne envie de découvrir le livre en tout cas :)

  2. Il va absolument falloir que je regarde ! Et en plus j'ai le livre dans ma PAL ^^

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