La Belle et la Bête – Une merveilleuse adaptation live du classique Disney

22/03/2017

Titre : La Belle et la Bête

Réalisateur : Bill Condon

Avec : Emma Watson, Dan Stevens, Luke Evans, …

Genre : Fantastique, Comédie musicale

Durée : 2h09

Nationalité : Américain

Sortie : 22 mars 2017

Synopsis : Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S’étant perdu une nuit dans la fôret, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d’amour pour elle, mais victime d’une terrible malédiction.

 

On peut le dire sans trop exagérer : la sortie de l’adaptation live de La Belle et la Bête était l’un des événements les plus attendus de ce mois de mars 2017. Ainsi, le film ne sort qu’aujourd’hui en France et en Belgique mais j’ai eu l’occasion de le voir deux fois en avant-première ces 17 et 18 mars derniers. Au vu des bandes-annonces, je dois avouer que je craignais réellement de me retrouver face à un vulgaire copier/coller de la version animée de 1991 et d’être déçue. Cependant, il n’en est rien puisque des petits ajouts, quelques différences, des effets spéciaux incroyables et un casting exceptionnel font tout bonnement de ce film mon premier gros coup de cœur de l’année 2017.

Est-il nécessaire de vous rappeler l’histoire ? Vraiment ? S’il le faut… Eh bien c’est l’histoire d’un prince cruel et sans cœur, transformé en Bête féroce par une enchanteresse, jusqu’à ce qu’il apprenne à aimer et qu’il soit aimé en retour. C’est aussi celle de Belle, villageoise tout sauf commune qui, le jour où son père se retrouve prisonnier d’une Bête dans un château enchanté, décide de prendre la place de celui-ci.

Je pense que si vous ne connaissez pas encore l’histoire de La Belle et la Bête, c’est que vous devez probablement vivre dans une grotte depuis 1757, sachant qu’il s’agit là de l’année où Madame Leprince de Beaumont a écrit ce conte (et encore, le conte en question trouve ses origines bien avant). Depuis, un grand nombre d’adaptations de ce célèbre conte ont vu le jour, telles que celle de Jean Cocteau (1946), la version animée de Disney (1991) ou encore le film de Christophe Gans (2014). Enfin, en 2017, c’est au tour de Bill Condon (Le Cinquième Pouvoir, les deux derniers volets de Twilight, …) de nous proposer La Belle et la Bête à sa sauce.

Ce que j’ai vraiment adoré dans cette nouvelle adaptation, c’est ce mélange, au niveau de l’intrigue, de fidélité envers le dessin animé de 1991 et d’ajout de petites nouveautés. Sans vous spoiler, je peux par exemple vous dire que certains personnages, comme Belle et le Prince, ont ici droit à une backstory un peu plus fournie, et je trouve que cela rend ces personnages d’autant plus attachants et émouvants.

Pour les chansons, c’est un peu pareil : absolument toutes les chansons présentes dans le dessin animé ont été reprises dans le film (à l’exception de celle ajoutée dans la version longue de 2002, mais c’est loin d’être une perte), et quelques nouvelles ont été ajoutées (je les ai personnellement moins appréciées que les chansons d’origine, mais elle ne sont pas désagréables pour autant). Autant vous dire que les amateurs de comédies musicales apprécieront. Les autres ? Passez votre chemin !

Mais ce n’est pas fini. En effet, je ne vais pas vous mentir, j’ai trouvé que presque tout frôlait la perfection dans cette adaptation. Les costumes sont superbes, rappelant à la fois les tenues du dessin animé et apportant en même temps une touche de modernité, surtout pour Belle (l’absence de corset dans sa robe de bal jaune, l’aspect un peu « déstructuré » de ses autres tenues, ses coiffures, …).

Les effets spéciaux sont également incroyables. La première question que je me suis posée quand j’ai su que La Belle et la Bête aurait droit à son adaptation live, c’était : mais comment diable vont-ils donner vie aux objets enchantés tels que Lumière et Big Ben ? Eh bien je ne sais pas comment ils ont réalisé cet exploit, mais toujours est-il qu’ils l’ont fait. Et ils ont fait plus que ça : ils ont fait ça bien. Les objets animés ont cet aspect « baroque » tellement cher à notre Big Ben, et je trouve le rendu au niveau de leur esthétique et de leurs mouvements vraiment magnifique.

Emma Watson en Belle est totalement solaire, il n’y a pas de mot plus approprié. Tout comme la Belle du dessin animé, elle est vraiment très belle (ok, c’était facile). Et pourtant, il n’y a pas que ça puisque tout à la fois elle apporte une dimension moderne au personnage : elle y ajoute l’image d’une femme forte et cultivée, davantage que dans le dessin animé. Franchement, c’est simple : ce rôle était fait pour elle.

Concernant Dan Stevens, alors que je n’aimais pas du tout son interprétation de la Bête dans les bandes-annonces, en visionnant le film je me suis réellement prise d’affection pour la Bête, qui garde vraiment un aspect humain avec son regard qui transmet tellement d’émotions.

A l’opposé, j’avais hâte de découvrir Luke Evans en Gaston et maintenant que c’est chose faite, j’ai trouvé qu’il en faisait un peu trop (mais bon, c’est aussi et surtout le personnage qui veut ça…), même s’il reste très bon et que je l’ai quand même apprécié.

Par contre, j’ai trouvé que Josh Gad était l’acteur idéal pour jouer LeFou. Et puis cette homosexualité assumée du personnage (bien qu’énoncée à aucun moment, et pourtant claire comme de l’eau de roche), c’est un courant d’air frais sur le film.

Enfin, mention spéciale aux acteurs qui campent les objets, à savoir principalement Ewan McGregor (Lumière), Ian McKellen (Big Ben) et Emma Thompson (Mme Samovar) parce qu’ils parviennent à être encore plus attachants en tant qu’objets qu’en tant qu’humains.

Pour les petits détails que j’ai un peu moins appréciés, j’ai étonnamment plusieurs choses à citer. Ainsi, au niveau de l’esthétique et des images, j’ai trouvé le château de la Bête trop « tassé » par rapport à celui du dessin animé, qui est vraiment tout en hauteur et en impose beaucoup plus. Dans ce même point, je dois avouer que je n’ai pas été totalement convaincue par la technique que les responsables effets spéciaux ont utilisée pour donner vie aux personnages de Zip et Mme Samovar. Là encore, je trouve que le rendu est très plat et lisse surtout au niveau des yeux et de la bouche, en comparaison avec Lumière et Big Ben, par exemple.

J’ai vu le film en VF et je n’ai pas compris pourquoi certaines paroles des chansons d’origine avaient été modifiées. C’est assez perturbant car si vous chantez, je peux vous dire que par moments vous êtes totalement coupés dans votre élan, et je n’ai pas saisi l’intérêt de ces modifications. Enfin, je dois dire que les voix françaises m’ont un peu dérangé (la voix chantée de Belle est celle du personnage d’Anna dans La Reine des Neiges…), et que je compte bien revoir le film en VO pour pouvoir apprécier totalement le talent des acteurs.

Malgré les (légers) points négatifs énumérés ci-dessus, je dois vous dire que j’ai eu un tel coup de cœur pour tout le reste que ces petits détails n’ont pas pu empêcher cette nouvelle version de La Belle et la Bête d’être un coup de cœur énorme. Les scènes comportant les chansons « C’est la fête » et « Histoire éternelle » sont pour moi les points culminants du film, mais j’ai au final eu des étoiles dans les yeux du début à la fin, et je me suis sentie comme une petite fille. J’ai réellement eu le même ressenti que j’ai quand je regarde le dessin animé (peut-être même encore plus intense), et ça, ça n’a pas de prix.

Pour finir, je conseillerais cette nouvelle version de La Belle et la Bête aux amoureux de comédies musicales, de contes, de films à l’esthétique irréprochable et de la version animée de 1991, aussi bien à eux-mêmes qu’à leurs enfants d’ailleurs, car c’est ici l’occasion d’initier une nouvelle génération à la magnifique et magique histoire éternelle que représente La Belle et la Bête.    

Petite universitaire belge âgée de 23 ans, je passe plus de temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries qu’à bosser mes cours. Egalement fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’ado. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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