La Fille du 6E

12/03/2017

Titre : La Fille du 6E

Auteur : A.R. Torre

Éditeur : JC Lattès

Prix : 18,90 €

Parution : 18 janvier 2017

Nombre de pages : 380 pages

Genre : Thriller

Résumé : Jessica Reilly, 19 ans, a beaucoup de succès auprès des hommes. Chaque nuit, pour moins de sept dollars la minute, elle assouvit tous leurs fantasmes. Jessica Reilly, c’est le personnage que joue Deanna sur un site de webcams érotiques. Depuis trois ans, elle vit recluse dans son appartement. Trois ans sans contacts physiques. Trois ans sans laisser quiconque pénétrer chez elle. Trois ans d’échanges virtuels, entre ses clients, ses psys, son ami hacker et le coursier sexy qui vient régulièrement déposer des colis devant sa porte. Cette réclusion est pourtant indispensable : enfant, Deanna a poignardé sa mère qui venait de massacrer toute sa famille. Depuis, elle est en proie à des instincts meurtriers qui se déchaîneraient, elle en est certaine, si elle remettait un pied dans le monde réel.

Mais lorsqu’elle apprend qu’une petite fille a disparu, elle se demande si le coupable n’est pas l’un de ses clients. Partagée entre ses pulsions, qu’elle s’efforce de garder sous contrôle, et son désir de sauver la fillette, Deanna doit choisir. Et vite.

La porte de l’appartement va-t-elle enfin s’ouvrir ?

 

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions JC Lattès pour l’envoi de ce roman. L’auteur de Black Lies (déjà chroniqué sur le blog par Fokkusie) nous revient ici avec un thriller érotique, dont le résumé promettait une histoire assez originale, et c’est ce qui m’a attirée vers ce livre. Au final, même si j’ai passé un agréable moment de lecture avec La Fille du 6E, il n’a malheureusement pas comblé toutes mes attentes. Explications !

 

Tout d’abord, j’ai décidé de ne pas vous faire de résumé perso, étant donné que le résumé de la quatrième de couverture contient déjà assez (trop ?) d’informations à mon goût. Je dois avouer que si je n’avais pas eu connaissance de certains détails présents dans le résumé et que je les avais découverts au cours de ma lecture, cette dernière aurait très certainement eu un impact beaucoup plus retentissant.

 

J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur, qui n’hésite pas à employer un vocabulaire cru et à détailler explicitement des scènes au contenu sexuel. Cependant, j’ai l’impression que l’auteur s’est « adoucie » au fil des pages, l’intensité de son écriture est allée en diminuant et je regrette un peu ce point. J’ai également apprécié les définitions parfois présentes en début de chapitres, dans lesquelles on rencontre des pratiques sexuelles connues (par exemple, le jeu de régression) et moins connues (par exemple, la domination financière). De plus, l’auteur cite toutes ses sources à la fin du roman, ce qui prouve qu’elle a fait des recherches pour l’écriture de son roman. On ressent d’ailleurs d’autant plus cette recherche quand on voit la manière dont l’auteur parvient à traiter du sujet des « séances caméras pornos » en ligne. Avec tout ça, vous vous doutez bien que cette histoire n’est pas à mettre entre toutes les mains, mais plutôt à réserver à un public averti. J’ai également aimé que les chapitres soient très courts et alternent les points de vue de plusieurs personnages (Jessica, le ravisseur de l’enfant, l’enfant, les parents de l’enfant, Jeremy le livreur, etc.).

 

L’intérêt de La Fille du 6E repose sur le personnage principal, Deanna/Jessica. Elle est très complexe, et surtout très perturbée : on lui a attribué un diagnostic d’anthropophobie (peur des gens) et de dacnomanie (obsession du meurtre) et elle n’a pas mis le pied hors de son appartement depuis trois ans. Sa vie au sein de cet appartement se divise entre les moments de sexe devant sa caméra, et les autres moments où elle mange, lit / surfe sur son ordinateur, et surtout s’imagine des scénarios, des fantasmes de meurtres où elle commet l’acte ultime (à nouveau). Dans le même temps, elle est tiraillée par la mort de sa famille et l’éloignement de ses grands-parents. Une bonne partie du livre se concentre donc sur son mode de vie et surtout nous fait un panorama de ses « clients » virtuels.

 

Mais au final, cet intérêt pour l’héroïne devient également la principale faiblesse du roman. Car l’auteur se concentre énormément sur son personnage principal et sa psychologie, mais du coup elle en oublie l’intrigue. On a l’impression que l’enlèvement et la « résolution » sont traités très rapidement en comparaison du temps passé à parler du personnage principal, et c’est un peu dommage.

 

En conclusion, si vous vous attendez à lire un thriller bien ficelé de A à Z, je vous conseille de passer votre chemin. Cependant, l’histoire et surtout l’héroïne restent agréables à suivre. Par ailleurs je viens de voir qu’il existe en tout trois tomes tournant autour de cette héroïne, et à l’heure actuelle je ne sais pas encore si les tomes 2 et 3 seront traduits. Mais si c’est le cas, je pense quand même les lire car certaines questions demeurent tout de même sans réponses.

Petite universitaire belge âgée de 24 ans, je passe plus de temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries qu’à bosser mes cours. Egalement fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’ado. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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