La nuit, nous grandissons - N'est pas Skins qui veut

21/03/2017

Titre : La nuit, nous grandissons

Auteur : Ben Brooks

Éditeur : La Belle Colère

Prix : 19,00 €

Parution : 19 mai 2016

Nombre de pages : 269 pages

Genre : Adolescents

Résumé : À 17 ans, Jasper James Wolf n’a, comme son nom l’indique, rien d’un agneau. Son projet de roman mis à part, ses centres d’intérêt se résument aux fêtes, à l’alcool, la drogue, le sexe sans lendemain et les sites porno. À cet âge décisif où l’avenir reste entièrement à construire, Jasper, lui, a d’autres priorités : s’éclater avec sa bande de potes, coucher avec la plus jolie fille du bahut et faire accuser son beau-père du meurtre de son ex-femme. Jasper ne reculera devant rien pour parvenir à ses fins : mensonges à répétition, plans machiavéliques, méchanceté envers ses congénères ; le tout, sans jamais penser à ce que ses actes impliquent pour les autres.
Et pourtant, derrière son égoïsme, son immaturité et, parfois même, sa cruauté se cache un adolescent sensible, perdu, se raccrochant désespérément à sa jeunesse, préférant s’inventer une vie que de se confronter à la sienne, et craignant par-dessus tout de basculer vers l’âge adulte.
Dans ce roman acéré, à la fois drôle, tendre et choquant, Ben Brooks dépeint avec brio les émotions et le quotidien d’un ado de la classe moyenne anglaise en mal de repères, cherchant à tromper l’ennui par des excès en tous genres. Bien loin de porter un regard accusateur sur cette génération qui peine à se définir, Ben Brooks creuse sous l’apparente frivolité de certaines pratiques afin de mettre au jour les peurs et les espoirs qui animent une jeunesse incomprise aussi bien par les autres que par elle-même, et qui redoute d’aller de l’avant. Car malgré son immaturité, ses pulsions mythomanes et ses excès, Jasper n’est que trop conscient qu’on n’est jeune que pour un temps.

 

En premier lieu je souhaiterais remercier les éditions La Belle Colère pour l’envoi de ce livre. Je dois bien avouer que mon rapport à cette maison d’édition est assez particulier, étant donné que j’adore les couvertures minimalistes et les résumés de leurs romans, mais que jusque-là leur contenu m’a malheureusement toujours laissée assez mitigée. « La nuit, nous grandissons » ne fait pas exception, puisque des 4 romans de La Belle Colère que j’ai lus à ce jour, c’est tout bonnement celui que j’ai le moins aimé… 

 

Je ne vous fais pas de résumé personnel, celui présent sur la quatrième est déjà bien assez rempli et honnêtement, vu la longueur du livre et le peu d’action de l’intrigue, ce serait stupide de vous lâcher davantage d’informations sur ce que renferme ce roman.

 

Je dois vous dire que je ne sais pas trop par où commencer, ni comment m’y prendre. Je n’ai tout simplement adhéré à rien dans ce roman. À commencer par l’intrigue qui est inexistante, il n’y a aucun tenant et aboutissant, à part nous exposer pendant presque 300 pages une vision « choc » mais caricaturale de l’adolescence. Sachant que l’auteur avait 17 ans au moment d’écrire son livre, je ne sais pas s’il s’agit d’un récit autobiographique mais si oui, j’espère vraiment qu’il ne l’est pas totalement. En effet, ici nous avons droit en gros à un remake de Skins mais sur le papier : drogues, mensonges, torture d’animaux, porno en ligne, sexe à tout va, … La déchéance de l’adolescence dans toute sa profondeur. En général ce genre de choses ne me déplaît pas dans une lecture, mais là j’ai réellement eu l’impression de lire une histoire sans âme, je ne saurais trop vous l’expliquer mais ce récit manquait de vie à mes yeux.

 

Je n’ai apprécié aucun personnage. Nous avons l’histoire du point de vue de Jasper, le personnage principal, et ça ne rattrape en aucun cas le reste. Il est tellement cynique, détestable et irresponsable que ça en devient réellement énervant, stupide et pathétique par moments (combien de fois n’ai-je pas levé les yeux au ciel en lisant les passages où Jasper essaye de faire accuser son beau-père de meurtre…). C’est un personnage qui lit Hitler et le Ku Klux Klan pour se donner un genre, et personnellement j’ai eu envie de le baffer du début à la fin. Et ce qui est vraiment, vraiment frustrant, c’est qu’on s’attend quand même à ce que les personnages évoluent un minimum à partir d’un moment, mais non. L’auteur nous fait miroiter l’espoir d’un petit rayon de soleil à la toute fin, mais c’est tellement bâclé rapidement qu’on est incapable de se dire que ces « changements positifs » seront permanents ou ne serait-ce qu’utiles.

 

La plume de l’auteur est le seul (petit) point positif dans ce roman. Son écriture reste agréable (j’ai mis à peine 2 jours pour lire ce roman), mais elle n’a toutefois rien d’exceptionnel non plus. Cependant, elle a au moins le mérite de rendre cette lecture fluide et rapide.

 

En conclusion, pour cause d’intrigue inexistante et d’overdose de dérives adolescentes, je n’ai pas su apprécier ce roman. Je ne sais même pas à quel public je le conseillerais… En tout cas, je ne le conseillerais pas aux personnes à la recherche d’une lecture joyeuse ni aux personnes sensibles qui sont rapidement choquées. Rendez-vous prochainement avec mon avis sur « Je suis une fille de l’hiver », paru également aux éditions La Belle Colère, en espérant vivre une meilleure expérience littéraire avec celui-là !

Petite universitaire belge âgée de 23 ans, je passe plus de temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries qu’à bosser mes cours. Egalement fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’ado. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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