Les Figures de l'Ombre - Un grand film sur de grandes femmes

29/03/2017

Titre : Les Figures de l’Ombre

Réalisateur : Theodore Melfi

Avec : Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monàe, Kevin Costner, …

Genre : Drame, Biopic

Durée : 2h06

Nationalité : Américain

Sortie : 8 mars 2017

Synopsis : Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

 

Hollywood sait nous conter des histoires grandioses et oubliées, mais il est assez rare de voir à l’écran le parcours de femmes noires qui ont fait l’Histoire sans jamais avoir été connues du grand public.

En nous racontant l’histoire de trois femmes noires travaillant pour la NASA, Theodore Melfi, dont c’est le premier grand film, frappe fort et juste.

Il est question de bien plus que la condition de la femme dans les années 60. Le film évoque avec justesse la difficulté d’être noir dans une Amérique raciste, entre les préjugés, le non droit à la formation ou encore l’exclusion. Même si le film est loin d’être réaliste dans sa chronologie et certains faits, il dresse cependant trois beaux portraits de femmes ayant réellement existé.

Katherine Johnson, interprétée par Taraji P. Henson (Empire), est l’un des personnages clés du film. Surdouée des chiffres, la jeune Katherine se voit offrir le meilleur pour une femme noire, même si ses études sont loin de ce qu’elles pourraient être si elle était née blanche et homme. Cependant, son poste à la NASA n’est pas celui qu’on pourrait imaginer pour une femme de cette intelligence. Voilà la dure réalité que le film expose : comme partout, c’est votre « rang » qui vous ouvre les portes.

Les deux autres femmes présentées dans le film, Dorothy Vaughan (Octavia Spencer) et Mary Jackson (Janelle Monàe), ont eu un parcours quelque peu différent mais tout aussi intéressant que Katherine Johnson. Dorothy est une personne très forte qui dirige un groupe de mathématiciennes afro-américaines. Elle souhaite que son poste de manager soit affirmé par l’administration de la NASA, mais ce n’est pas le cas. C’est une femme pragmatique qui réalisera bien vite que les machines et ordinateurs sont l’avenir et que pour garder son poste, elle devra s’adapter. Mary, quant à elle, sera la première femme de la NASA à devenir ingénieur. Mais le chemin pour y arriver sera long car les cours pour y parvenir sont autorisés aux blancs seulement.

J’ai trouvé le film plutôt simple dans sa réalisation, mais l’émotion est là et le spectateur ne peut que se sentir concerné par le destin de ces trois femmes. Le casting est sûrement le plus gros point fort du film : le trio d’actrices est, comme à leur habitude, excellentes. J’aime beaucoup aussi Kevin Costner, qui a un rôle intéressant et bien mené, celui du responsable de Katherine.

Au final, le film restera dans les mémoires, pour sa mémoire envers trois grandes femmes qui ont eu le courage de défier le système pour s’imposer et avoir de meilleures conditions. C’est un film intelligent qui nous prouve encore une fois que le racisme est loin d’être une question ancienne et que la condition de la femme est loin d’être égalitaire.

PS : la BO est aussi ultra cool car composée par Pharell Williams !

Pauline, j’ai toujours voulu étudier à Poudlard, mais n’ayant jamais reçu ma lettre, je me suis contentée de vivre par procuration d’incroyables aventures à travers les livres, les films et séries tv. J’aime tout, de la sci-fi, aux comédies romantiques, en passant par les drames ou thrillers. Qu’importe le format ou la manière, le plus important est que l’histoire me touche.
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