The Curse - Pas vraiment convaincant et pourtant...

26/03/2017

Titre : The Curse

Auteur : Marie Rutkoski 

Éditeur : Lumen

Prix : 15,00 €

Parution : 16 février 2017

Nombre de pages : 464 pages

Genre : Young Adult

Résumé : Fille du plus célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la  » malédiction du vainqueur  » : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise. 

Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage. 

Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple.

 

Je remercie tout d’abord les éditions Lumen de m’avoir envoyé ce livre qui, malheureusement, ne m’a pas vraiment convaincu

The Curse me faisait déjà de l’œil en VO et j’ai donc naturellement été ravi d’apprendre que les droits de traduction et de publication en France ont été achetés par Lumen. L’histoire, se déroulant dans un univers fantasy, avait a priori tout pour me plaire : révolutions, trahisons, jeux politiques, complots, histoire d’amour, etc. ; pourtant, j’ai globalement été déçu par ma lecture

Dès le début, j’ai été freiné par une difficulté à laquelle je ne m’attendais pas : les événements s’enchaînaient sans aucune logique. Durant les 150 premières pages, j’ai eu l’impression qu’on passait du coq à l’âne sans comprendre où l’auteur voulait en venir. Un chapitre on était dans la ville, celui d’après dans la chambre de Kestrel, celui d’après dans le port, et puis le suivant dans les écuries, et j’en passe. J’ai eu le sentiment que Marie Rutkoski a voulu se dépêcher de planter l’intégralité de son décor en quelques pages, son souhait étant peut-être d’immerger le lecteur avant de construire son histoire. Ce qui a malheureusement eu l’effet inverse sur moi : à aucun moment je n’ai été transporté ailleurs. Tout est abordé trop rapidement et n’est pas suffisamment creusé. J’ai eu l’impression que l’auteur avait tellement d’idées qu’elle n’a pas réussi à sélectionner les plus pertinentes et s’est simplement contentée de tout nous balancer en pleine figure sans prendre le temps d’approfondir son histoire, ce qui est vraiment dommage…

Concernant les personnages, j’ai également eu du mal à m’attacher à eux. Je n’ai pas réussi à cerner Kestrel (ses choix m’ont souvent semblé illogiques) et encore moins à avoir de l’empathie pour elle. Quant à Arin, je ne sais pas vraiment quoi en penser… Ce n’est pas qu’il m’a plu ou déplu, c’est plutôt que je m’en fichais de ce qui pouvait lui arriver. Vous comprenez donc qu’il est difficile d’apprécier une histoire si vous n’aimez pas les personnages qui l’incarnent…

L’intrigue était plutôt sympa (bien que trop survolée à mon goût) et très rythmée grâce à un style fluide et efficace. Même si j’ai eu du mal avec la première moitié du livre, j’ai tout simplement dévoré la suite tant il y avait de rebondissements.
Bizarrement, malgré les nombreux défauts que je ne pouvais pas m’empêcher de souligner, je ne me voyais pas abandonner ma lecture. En y repensant, je suis incapable de dire ce qui m’a plu mais pourtant, j’ai très envie de lire le tome 2. Marie Rutkoski a par ailleurs su créer une fin pleine de promesses qui j’espère donnera lieu à une suite plus travaillée.
Je dois également reconnaître que je n’ai pas vu les rebondissements venir et que plus d’une fois l’audace et les prises de risque de l’auteur m’ont agréablement surpris. 

En somme, The Curse a été une lecture agréable, malgré de nombreux bémols, dont je lirai avec plaisir la suite en espérant qu’elle soit meilleure. 

Et vous, avez-vous lu The Curse ? Qu’en avez-vous pensé ? 

Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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