Elle voulait juste marcher tout droit - Un roman émouvant

09/04/2017

Titre : Elle voulait juste marcher tout droit 

Auteur : Sarah Barukh 

Éditeur : Albin Michel 

Genre : Historique

Parution : 1 février 2017

Prix : 21,50 €

Nombre de pages : 423

Résumé : 1946. La guerre est finie depuis quelques mois lorsqu’Alice, huit ans, rencontre pour la première fois sa mère. Après des années à vivre cachée dans une ferme auprès de sa nourrice, la petite fille doit tout quitter pour suivre cette femme dont elle ne sait rien et qui lui fait peur, avec son drôle de tatouage sur le bras. C’est le début d’un long voyage : de Paris à New York, Alice va découvrir le secret de son passé, et quitter à jamais l’enfance.

 

Tout d’abord, merci aux éditions Albin Michel pour cet envoi, puisque j’ai découvert une histoire émouvante et une plume magnifique et sans eux, je n’aurais peut-être jamais lu ce livre. J’ai toujours été fascinée par la Seconde Guerre Mondiale et la période de la Shoah tout particulièrement, bien que ça ne soit pas la période la plus joyeuse de l’Histoire. En général je regarde des films sur le sujet, puisque je trouve que de voir ces événements est plus impactant que de lire des histoires, mais là j’ai été sur le cul. 

L’auteur aborde le sujet avec beaucoup d’émotion mais tout en douceur, avec une plume légère et féminine. Elle ne nous assaille pas de faits historiques, ne tire pas trop sur la corde et dose très bien les moments tristes avec ceux un peu plus joyeux. J’avais peur de lire un récit lourd, où l’auteur voulait que l’on s’apitoie sur le sort du personnage et qui aurait fini par être imbuvable mais le fait que l’auteur choisisse un enfant comme narrateur a rendu les choses un peu plus légères et naïves et apporte une autre perspective sur cette période de l’Histoire. 

Cette histoire est fictive mais lorsqu’on la lit, on a vraiment l’impression de lire la biographie d’une personne ayant vécu les événements décrits. On sent que l’auteur a fait ses recherches, a lu des témoignages et a peut-être même rencontré des survivants mais globalement, on sent vraiment qu’elle s’est plongée dans cette période de l’Histoire pour nous plonger à notre tour dans l’histoire d’Alice. 

Dans une interview de l’auteur, elle nous dit qu’elle avait très envie que les gens lisant se livre se retrouvent plongés dans leur propre enfance, et je suis d’accord avec ceci. A travers Alice, on a l’impression de se revoir enfant, même si l’on n’a pas grandi dans le même contexte bien sûr. On ne peut s’empêcher de se demander comment est-ce que l’on aurait réagi à sa place et si on aurait eu le même courage qu’elle. Durant tout le livre, Alice fait preuve d’un courage incroyable pour une si jeune fille et je n’ai pas pu m’empêcher d’être admirative. Elle nous enseigne de grandes leçons d’humanité alors qu’elle est très jeune. 

Je vais terminer en parlant des personnages, puisque je me suis vraiment attachée à eux au fil de ma lecture. Alice est une petite fille à la fois naïve et mature et je l’ai trouvée très attendrissante, mais certains autres personnages m’ont émue davantage. Je pense notamment à Jeanne, la nounou d’Alice, qui s’occupe d’elle depuis que sa mère est partie et qui la protège du monde extérieur et de la dure réalité de la guerre. Elle fait de son mieux pour préserver l’innocence d’Alice et n’hésite pas à la défendre lorsqu’il le faut. C’est une femme extraordinaire qui a tout sacrifié pour Alice et qui m’a énormément émue. Il y a aussi Jean-Joseph, un petit garçon juif qu’elle rencontre lorsqu’elle emménage chez sa mère et avec qui elle devient rapidement amie. Jean-Joseph est un garçon plein d’ambition et d’énergie que la guerre va finir par ternir. C’est un petit garçon très touchant qui m’a rappelé mes neveux et qui m’a fait beaucoup de peine. Et enfin, il y a l’oncle d’Alice, un monsieur bourru et amer, devenu aveugle lorsqu’il réalisait un reportage photo sur la guerre. C’est un homme que l’on adore détester à travers toute la seconde moitié du roman. Il est méchant et froid, mais au fond ce n’est pas un monstre et on finit par s’attacher à lui et se laisser attendrir. 

Il s’agit d’un premier roman absolument magistral et bluffant, écrit avec une plume sensible et douce qui nous berce tout au long du roman. C’est une lecture qui restera dans ma mémoire pour un long moment et que je vous recommande vivement. 

Alicia, alias Cupcake, jeune étudiante en anglais, passionnée de lecture depuis la plus tendre enfance mais aussi de films et de séries. Je passe le plus clair de mon temps le nez plongé dans les bouquins, que ce soit pour la fac (les classiques américains et brittaniques n’ont plus aucun secret pour moi!) ou pour le plaisir (faut bien de temps en temps!). Mes genres préférés sont le policier, l’épouvante, le fantastique et le young adult même si je ne suis ouverte à tout !
Parmi les romans préférés on a Les âmes vagabondes (Stephenie Meyer), Fangirl (Rainbow Rowell), Avant toi (Jojo Moyes) et bien sûr la saga Harry Potter ! Que de styles différents, donc.
Et puis, comme je l’ai dit, j’adore les films et si je pouvais vivre dans un cinéma je le ferais !
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