Pour que tu sois mienne - Un amour interdit en Iran

11/04/2017

Titre : Pour que tu sois mienne

Auteur : Sara Farizan

Éditeur : Milady

Prix : 7,20 €

Parution : 20 janvier 2017

Nombre de pages : 288 pages

Genre : Romance, Drame

Résumé : Sahar est amoureuse de sa meilleure amie depuis toujours. Pour combler le fossé social qui les sépare, elle travaille dur dans l’espoir de devenir médecin. Le reste du temps, elle prend soin de son père, qui s’est muré dans le silence depuis qu’il a perdu sa femme. Lorsque Sahar apprend les fiançailles de Nasrin, son rêve s’effondre. La cérémonie aura lieu dans trois semaines. Sauf si elle trouve un moyen d’empêcher ce mariage…
Mais dans un pays où l’homosexualité est punie par la peine de mort, si elle veut s’unir à une femme, elle n’a d’autre choix que de devenir un homme. Encore faut-il pour cela qu’elle accepte de se faire « réparer », comme ils disent, et qu’elle entame la métamorphose sans laquelle son union serait jugée contre nature.

 

Sahar et Nasrin sont amies inséparables depuis leur plus jeune âge. Au fil des années, elles ont développé une relation amoureuse. Le problème, c’est qu’elles vivent en Iran et que toutes les relations homosexuelles y sont interdites, sous peine de mort.

Difficile donc de vivre une relation cachée, mais ce sont les fiançailles surprises de Nasrin avec un jeune médecin qui vont venir compliquer les choses. Sahar vit seule avec son père, qui est dépressif depuis la mort de sa femme. De condition modeste, à contrario de Nasrin qui vient d’une famille aisée, Sahar est plongée dans les études toute la journée. Elle souhaite devenir médecin et fait tout faire pour y parvenir. Elle est aussi très proche de son cousin Ali, qui vit de corruption et contrebande, dans le milieu LGBT de Téhéran.

A l’annonce du mariage prochain de Nasrin, Sahar va tout faire pour l’empêcher, quitte à devenir un homme… Le sujet des personnes transgenres étant souvent mal traité, j’avais un peu peur du résultat. En Iran, le gouvernement et les religieux l’acceptent pour « remettre » dans le bon chemin les personnes « atteintes ». Elles sont traitées comme des malades et non comme des êtres humains. Sahar n’est pas transgenre, mais devenir un homme serait pour elle la seule possibilité de se marier à Nasrin. Même si je n’ai pas vraiment aimé toute cette intrigue, elle permet néanmoins d’avoir une vision globale sur cette communauté en Iran. Car même si cela est autorisé, après le changement de sexe, peu de transgenres sont acceptés. J’ai trouvé le choix de la facilité de Sahar très mauvais et sans réelle compréhension de son acte et des conséquences. Elle ferait tout par amour, quitte à blesser d’autres personnes. Pourtant, Sahar est intéressante et très ouverte d’esprit. Elle a une relation incroyablement belle avec son père –baba- et son cousin Ali. Par contre, j’avoue ne pas avoir énormément apprécié le personnage de Nasrin, qui est vraiment pourrie gâtée et qui n’a pas de recul sur ses sentiments ou ses actes.

C’est pour moi, plus qu’un roman d’amour, une réelle plongée dans le Téhéran d’aujourd’hui, avec toutes les difficultés qu’être soi-même engendre.

Pauline, j’ai toujours voulu étudier à Poudlard, mais n’ayant jamais reçu ma lettre, je me suis contentée de vivre par procuration d’incroyables aventures à travers les livres, les films et séries tv. J’aime tout, de la sci-fi, aux comédies romantiques, en passant par les drames ou thrillers. Qu’importe le format ou la manière, le plus important est que l’histoire me touche.
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