Lake Ephemeral – Plongez dans une histoire de plantes carnivores et de pierres précieuses

03/06/2017

Titre : Lake Ephemeral

Auteur : Anya Allyn

Editions : Chat Noir

Prix : 19,90 €

Parution : 8 février 2017

Nombre de pages : 442 pages

Genre : Young Adult, Science-Fiction, Thriller

Résumé : Sera, onze ans, a vécu toute son enfance dans un orphelinat. Mais sa vie prend un nouveau tournant lorsqu'elle découvre que sa mère biologique est bel et bien en vie et à sa recherche. Conduite à Lake Ephemeral, un domaine résidentiel isolé, pour l'y rencontrer, la jeune ado découvre une communauté en marge du monde. Là, les enfants sont libres de vivre pleinement jeux et aventures au quotidien dans ce paradis naturel. Mais bien vite, d'étranges détails troublent Sera : on lui refuse toute entrevue avec sa mère malade, les cinq autres jeunes qui cohabitent avec elle ne connaissent rien du monde ni de leurs premières années. Et si l'imposante clôture électrique qui délimite le domaine est bien installée pour les protéger de l'extérieur, pourquoi le terrain est-il infesté de plantes carnivores mortelles ? Dans les profondeurs du Lac Éphémère, Sera parviendra-t-elle à percer les secrets des sept manoirs ? Parviendra-t-elle à s'échapper ?

 

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions du Chat Noir pour l’envoi de ce roman. C’est avant tout la couverture superbe qui m’avait donné envie de découvrir ce que renfermait ce livre. La quatrième de couverture n’est également pas pour rien dans mon choix. Avant ma lecture, je trouvais le résumé bien mystérieux, limite qu’il ne nous en disait pas assez. Mais après ma lecture, au contraire, je trouve qu’il révèle juste ce qu’il faut d’informations, et de ce fait je vous dis déjà tout de suite que je ne ferai pas de résumé personnel, car cette histoire mérite d’être découverte au moment de la lecture, et pas avant.  

Mais au final, la question reste tout de même de savoir ce que j’ai pensé de Lake Ephemeral. Eh bien ce fut une lecture agréable, mais ce n’est pas un coup de cœur, et ce pour plusieurs raisons. Laissez-moi vous expliquer pourquoi dans les paragraphes suivants.

 

Et si on commençait par le positif ?

D’abord, j’ai beaucoup aimé le fait que tout au long de l’histoire, on avance dans le flou, à tâtons dans l’ombre. Du début à la fin, on se pose des questions et le mystère ne se résout que lentement, au fil de l’avancement de cette histoire qui s’étale sur plus de 400 pages. L’auteur a vraiment su doser la quantité d’informations à laisser transparaître au fur et à mesure de l’avancement, elle a réellement un talent pour cela. Bien sûr, dès le départ on sent que quelque chose cloche, mais on n’a pas idée à quel point… Jusqu’à cette tournure totalement inattendue que prend l’histoire aux alentours de la moitié du livre.

Ensuite, j’ai adoré les « thèmes » (si je puis dire) choisis par l’auteur. Comme vous avez pu le voir dans le titre, l’histoire parle entre autres de plantes carnivores et de pierres précieuses. À première vue, vous devez vous dire qu’on ne pourrait trouver d’entités plus opposées, et pourtant… La « mythologie », l’univers mis en place par l’auteur est passionnant et à partir d’un certain point, il devient difficile par moments de lâcher le roman tellement l’histoire est originale, haletante et prenante.

Enfin, j’ai adoré me faire ma propre représentation du domaine de Lake Ephemeral, avec ses lacs, ses cascades, sa végétatation, ses montagnes, etc. Ce serait je pense un endroit idyllique où j’adorerais me rendre s’il existait réellement (et surtout s’il ne recelait pas de tels dangers !).

 

Passons maintenant aux points qui ont fait que cette lecture est passée relativement loin du coup de cœur, malgré les qualités soulevées juste avant.

Le principal point noir réside pour moi dans l’écriture de l’auteur, que j’ai trouvée lourde par moments, avec de trop longs passages sans dialogues ou avec trop de descriptions. Évidemment, les descriptions permettent de s’immerger davantage encore dans l’histoire et de se la représenter d’autant plus, mais ça ne doit pas empiéter sur la fluidité, le bon rythme de l’histoire. Or, ce fut le cas ici. Il m’a fallu un long moment avant de vraiment rentrer dans ma lecture : je dirais que j’ai commencé à être vraiment captivée vers la moitié du roman.

Ensuite, j’ai trouvé qu’à certains moments de l’histoire apparaissaient des coïncidences vraiment trop invraisemblables, vraiment trop grosses pour que cela donne un effet crédible (sans vous spoiler, je pense tout particulièrement au passage avec Avery et son petit copain, je ne vous en dis pas plus).

Enfin, j’ai refermé ce livre avec un sentiment d’inachevé, et ce pour deux raisons. Premièrement, j’ai eu l’impression qu’il manquait des réponses à certaines questions. Et ensuite, pour moi la fin n’en est pas réellement une, ce qui est un peu frustrant puisqu’apparemment, d’après les informations présentes sur le site de l’auteur, Lake Ephemeral serait un one shot.

 

Pour les personnages, je dois vous avouer que j’oscille vraiment entre le positif et le négatif. Bien qu’il y ait plusieurs personnages principaux, je ne me suis ni attachée, ni identifiée à aucun d’entre eux. Je suis tout simplement mitigée à leur sujet. J’en ai réellement détesté certains, et j’en ai voulu à d’autres bien qu’ils aient eu de bonnes raisons d’agir comme ils l’ont fait, mais à aucun moment je n’ai eu une pensée positive envers un personnage en particulier.

 

Enfin, pour finir sur une bonne note, l’objet-livre est réellement splendide, autant l’extérieur que l’intérieur, avec ses petits papillons et arabesques. Au final, vous constatez qu’entre points positifs et négatifs, cette lecture était pour moi en demi-teinte : j’ai beaucoup aimé l’histoire et les idées de l’auteur, mais un peu moins son écriture. Toutefois, je pense que si d’autres romans de l’auteur sont un jour traduits en français, je me laisserais certainement tenter parce que j’ai trouvé ses idées dans Lake Ephemeral bien trop addictives pour risquer de passer à côté d’une pépite !  

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Petite universitaire belge âgée de 23 ans, je passe plus de temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries qu’à bosser mes cours. Egalement fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’ado. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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2 Comments

  1. Je ne connaissais pas mais du coup, il me tente beaucoup !

    • Il vaut le détour franchement, l'histoire est très originale ! :)

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