Port d'Âmes - Un excellent roman fantasy

05/06/2017

 

Enregistrer

Enregistrer

Titre : Port d’Âmes

Auteur : Lionel Davoust

Editeur : Folio SF

Prix : 9,30 €

Parution : mai 2017

Nombre de pages : 688 pages

Genre : Fantasy

Résumé : Rhuys ap Kaledán a été condamné, adolescent, à huit ans de servitude dans la Marine. A vingt-deux ans il est toujours en vie mais a tout perdu : sa demeure, sa famille, ses titres de noblesse… Lorsqu’il débarque à Aniagrad, la Cité franche, il a la tête pleine d’idéaux et est bien décidé à se faire un nom et, qui sait, à retrouver la place qui aurait dû être la sienne. Mais la cité du mensonge va vite le faire déchanter. S’il veut survivre, Rhuys devra faire bien des concessions et, même, prendre les prédateurs qui le chassent à leurs propres pièges.

 

J’ai commencé ce roman sans trop savoir à quoi m’attendre, et j’avoue que dans un premier temps j’ai été un peu perturbée par les noms des personnages que j’ai trouvés un peu tarabiscotés… Mais c’est aussi le lot de la littérature fantasy que de nous faire voyager par les noms, pas seulement des personnages, mais aussi des contrées et des villes.

Ici nous suivons donc Rhuys qui, alors qu’il était destiné à être l’héritier de la baronnie de ses ancêtres, a été enrôlé dans la Marine afin de rembourser les dettes de sa famille. J’ai beaucoup apprécié le fait que l’auteur ne se soit pas embarrassé de la période où Rhuys était marin. Je m’explique : le roman s’ouvre sur la scène où le jeune homme, alors âgé de 14 ans, découvre qu’il va devoir quitter le domicile familial pour laver l’honneur de sa famille, mais l’intrigue du roman tourne clairement autour du retour de Rhuys, de ses choix en tant qu’héritier alors même que sa famille toute entière a disparu et que son nom n’est plus qu’un souvenir. L’auteur aurait pu nous donner un aperçu des expériences de Rhuys en tant que marin et de ce qu’il en a retiré, mais les huit années de servitude du personnage principal sont passées sous silence. J’ai trouvé très bienvenu de retrouver Rhuys au premier jour de sa liberté, alors qu’il arrive à Aniagrad. D’autant que dans la mesure où lui-même n’a jamais mis les pieds dans la ville franche, nous avons l’opportunité de la découvrir avec lui.

Ce qui m’amène à ce que j’ai le plus apprécié dans le roman : le portrait de cette ville. Aniagrad est décrite dès les premières pages du roman comme « une garce » où tout peut s’acheter du moment que l’on possède assez d’argent : la prostitution, l’achat d’armes ou de poison, même les drogues les plus dangereuses y sont légales et courantes. J’ai trouvé la description aussi bien morale que physique de cette cité particulièrement réussie et j’ai eu l’impression d’y évoluer en même temps que le personnage. Dans cette ville où tous les vices sont permis, le gouvernement joue un rôle plus proche de celui de l’espion que de celui d’administrateur. À Aniagrad, tous les contrats se font à l’oral et les membres de l’Administration ont la réputation de ne jamais rien oublier.

Il faudra donc à Rhuys manœuvrer entre son tempérament de feu, ses principes aristocratiques très forts, sa franchise (héritage des années dans la Marine) et les enjeux d’une ville telle qu’Aniagrad où chacun complote contre son voisin. Si vous êtes un amateur du Trône de Fer, imaginez Aniagrad comme une capitale gouvernée exclusivement par LittleFinger : aucun vice n’y est interdit, aucune alliance n’y est impossible, aucune trahison n’y est impensable, … Autant vous dire que j’ai adoré en découvrir les intrigues cachées !

Enfin, je ne ferai pas de commentaire sur le titre du roman, parce que j’ai pris plaisir à comprendre par moi-même à quoi il faisait référence, je laisserai donc planer le mystère sur cet aspect et espère vous avoir convaincus d’aller voir le tout par vous-même !

J’ai beaucoup hésité sur la note que je devais mettre à ce roman : plutôt 5 étoiles ou plutôt la mention « Coup de cœur » ? Finalement, j’ai opté pour la mention 5 étoiles parce que j’ai lu sur internet que Lionel Davoust avait publié d’autres romans se déroulant dans le même univers et que ces derniers étaient encore mieux que Port d’Âmes ! Je pense donc que je vous reparlerai bientôt de cet auteur – probablement avec des coups de cœur ! – parce que j’ai très très envie de découvrir ses autres romans !

Dans tous les cas, c’est une évidence pour moi : je ne peux que vous conseiller ce roman !

Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
0 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *