DEFIANCE : plus qu'une série, un projet colossal pour Syfy

19/04/2013

En début de semaine a été diffusé l’épisode pilote de la nouvelle série originale de Syfy, Defiance. Un gros battage médiatique s’est fait autour de cette soirée d’inauguration. J’ai été alerté par le teaser diffusé sur les chaines non payantes (ce qui est bien rare pour une série) et ce que j’y ai vu m’a tout de suite plu. Je n’ai pas voulu en savoir plus avant de m’installer devant ces deux premiers épisodes. Voici pour vous un petit synopsis :

 

Dans un futur proche, des extraterrestres appelés les Votans arrivent près de la Terre dans l’espoir de pouvoir s’y installer. Leur système solaire a été détruit et ils n’ont pas d’autre choix que notre planète. Restés en orbite pendant six ans de négociations infructueuses avec les gouvernements terriens et leurs réserves presque épuisées, les Votans déclarent la guerre aux humains.

Cette guerre va faire beaucoup de dégâts sur les vaisseaux de terraformation Votans, entraînant une transformation radicale de la planète devenant dangereuse autant pour les humains que pour leurs ennemis. Après trente ans de guerre, le monde a changé, humains et Votans apprennent à cohabiter.

Les conflits terminés, Jeb Nolan revient dans sa ville natale de Saint-Louis désormais rebaptisée Defiance. Ancien militaire dans l’armée humaine, il devient gardien de l’ordre dans ce mélange d’humains et de toutes sortes d’extraterrestres. Il va tenter de protéger la ville contre les affrontements entre humains et extraterrestres, mais aussi contre les menaces extérieures et militaires.

 

Je vous le dis tout de suite, j’ai été captivée dès le début par l’histoire. Il faut dire que ça commence bien : des extraterrestres arrivent, font la guerre aux humains, transforme la Terre, bref, c’est l’anarchie. La série joue la carte de l’originalité avec son « 33 ans plus tard » qui zappe toute la partie belliqueuse des négociations et du conflit, et se démarque ainsi de toutes les autres séries qui ont le même pitch, comme Falling Skies ou V par exemples.

 

 

Nous sommes donc dans un monde post-apocalyptique dans lequel les humains, pris en victimes, tente de survivre tant bien que mal en compagnie des Votans. Ces visiteurs ne sont pas un peuple uni, mais plutôt un melting-pot de différentes races, s’appréciant plus ou moins entre elles. Cette donnée complique encore plus la base de la série, car l’humain est complètement noyé dans ce flot d’êtres vivants. Il est seulement un parmi tant d’autres, ce qui me rappelle étrangement Star Wars ou encore Stargate. L’arrogance et la prétendue supériorité du genre humain est out, et ça j’ai bien aimé.

 

 

 

Mais pour incarner la série, il nous fallait un personnage fort, un héros. Nolan est un de ceux qui ont résisté dès le début à l’envahisseur, désobéissant à l’ordre de baisser les armes. On sait donc que c’est un guerrier aguerrit. On comprend vite que c’est aussi une âme sensible. C’est un de ses héros très à la mode en ce moment. Il a des biceps, un cerveau, un cœur, une tête qui plait à tout le monde, et un humour à la Jack O’Neill. Bref, c’est le mec parfait. J’aurai trouvé le paysage bien mais un peu lisse si on ne l’avait affublé d’une fille adoptive taciturne et habile du couteau, Irisa, qui assure la part de mystère du duo. Ce sont des personnages à première vue profonds et complexes, ce qui est un bon point. Je les ai tout de suite pris en amitié.

 

J’ai passé un très bon moment devant ces deux premiers épisodes. A la fin du pilote, le grand méchant est identifié, la ville est mise en péril. Il va falloir résister aux attaques extérieures et aux guerres intestines en ne comptant que sur soi-même, un peu comme à Terra Nova. Je souligne au passage que le budget de Defiance est astronomique et la qualité du travail s’en ressent grandement. Les images sont belles, les costumes et maquillages très réalistes. Honnêtement, j’ai eu l’impression d’être devant un film de science-fiction à suspens. C’est un très beau spectacle !

 

 

 

La série pourrait s’arrêter là, s’inscrire dans le genre et faire son bonhomme de chemin. Quoique, j’aurai émis des doutes sur sa longévité, étant donné le nombre de zéro qui compose son budget. Mais ce n’est pas tout, et c’est bien ce qui fait sortir la série des normes. Defiance n’est pas juste une série. Syfy a lancé ce nouveau projet avec le slogan “Watch the show, play the game, change the world” (« Regarde la série, joue au jeu, change le monde »). En réalité, l’histoire est jumelée avec un jeu de rôle multi-joueurs (sur PC et consoles), un MMOARPG, qui est susceptible d’interagir directement avec la série, et inversement. J’ai lu que par exemple les joueurs pourraient apparaitre dedans en tant que personnages secondaires. C’est la première série transmédia jamais diffusée.

 

Un projet d’une telle envergure a nécessité beaucoup d’investissement de la part de Syfy. Il était hors de questions pour cette chaine internationale de rater son season premiere en France à cause d’une diffusion antérieure des épisodes sur son canal américain. Là encore, la chaîne a très bien joué puisque les diffusions anglophones et francophones du pilote se sont faites à seulement 24h d’intervalle, ce qui tue littéralement le piratage et donne un plus grand impact au lancement de la série. Et c’est un pari gagné puisque les audiences ont été au rendez-vous.

 

 

Pour ma part, il ne me reste plus qu’a testé le jeu vidéo, sorti le 5 avril dernier. J’ai très envie d’en savoir un peu plus sur l’histoire et de voir ce que ce média apporte à la série (ou pas !), et inversement. J’ai également hâte de voir les 12 autres épisodes qui composent cette première saison et j’espère que le porte-monnaie des producteurs ne se videra pas trop vite. Je n’ai pas vraiment envie de revivre la même déception que pour Terra Nova (avorté au bout de la saison 1, article à lire ici).

MA NOTE : 8.5 / 10

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