Sous-Surveillance, un thriller sans suspens ...

22/05/2013

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Titre : Sous surveillance

Réalisateur : Robert Redford

Avec : Shia LaBeouf, Robert Redford, Susan Sarandon, …

Genre : Thriller

Durée : 2h02

Nationalité : Américain

Sortie : 8 mai 2013

Synopsis : En 1969, un groupe de militants radicaux appelés Weather Underground revendique une vague d’attentats aux Etats-Unis pour protester contre la guerre du Vietnam. La plupart de ses membres furent emprisonnés, mais quelques-uns disparurent sans laisser de trace… Jusqu’à aujourd’hui.

L’arrestation de Sharon Solarz, l’une des activistes, remet cette affaire sur le devant de la scène, au point d’attiser la curiosité du jeune et ambitieux reporter Ben Shepard. Jouant de ses relations au FBI, il rassemble petit à petit les pièces du puzzle, le menant jusqu’à Jim Grant, un avocat apparemment sans histoires… Lorsque celui-ci disparait brusquement, le journaliste se lance sur sa piste, déterminé à le retrouver avant le FBI.

 

 

Avec le sous-titre « Certains crimes ne peuvent rester impunis » et sa qualification de thriller, je m’attendais à du suspens, à ce que ce film me tienne en haleine de tout son long. Pourtant, j’ai trouvé que ses 2h et 1 minute étaient bien longues …

 

Un jeune journaliste qui enquête sur des faits vieux de 30 ans pour se faire un nom dans le métier, quitte à employer des méthodes un peu borderline, le pitch était un peu déjà vu, mais potentiellement très bon. Tout dépend de l’histoire qu’il y a derrière.  Et c’est là que ça pèche.

 

1969, c’était il y a 44 ans, soit 21 ans avant ma naissance. Vous aurez compris que malgré la narration façon documents tirés d’archives que l’on trouve en introduction du film, je ne me suis pas du tout sentie concernée par ce qui s’est passé à cette époque-là. D’une part, je suis trop jeune, et d’autre part, même à l’école, on ne nous enseigne pas ce côté-là de l’histoire. On parle de la guerre du Vietnam dans les faits historiques, mais pas de la réaction de la population américaine face à ces évènements. Il s’agit là de la pure culture américaine et elle nous est totalement étrangère. Ca a donc été difficile de me mettre dedans et à créer un lien avec ce qui se passait.

 

Heureusement, Shia Labeouf, grimé en journaliste, m’a permis de me raccrocher  à quelque chose. Il a été mon point d’encrage tout au long du film. Comme à son habitude, il joue très bien, avec beaucoup d’humour. J’aime beaucoup cet acteur que je suis depuis ses débuts. Malheureusement, et ça m’a un peu surprise, son personnage n’apparait que de manière intermittente dans le film. Je pensais que son enquête en serai le fils rouge, alors que finalement non.

 

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L’histoire est centrée sur le personnage que joue Robert Redford, Jim Grant. On suit le combat de cet homme face à son arrestation imminente par le FBI, après plusieurs décennies de clandestinité. La majorité du film se base sur des acteurs cinquantenaires (au moins) et le souvenir de faits datant de plus de 30 ans, puisqu’il va faire appel à ses vieux amis pour l’aider. Autant dire que malgré la présence très rafraichissante de Shia Labeouf, je ne me suis pas du tout sentie à ma place dans la salle de cinéma. Ce film ne s’adresse clairement pas à un publique aussi jeune.

 

 

Toutefois, et je pense que si j’avais eu plus de vécu (environ 30 ans de plus, comme les acteurs), ce film aurait vraiment pu me parler. Robert Redford, qui en plus du premier rôle signe également la réalisation, joue sur les émotions, la morale, les remords, les regrets, les choix, bons et mauvais, qu’on est amené à faire au cours d’une vie. Il fait le bilan d’une vie passée à se cacher à cause d’un acte de jeunesse aux conséquences graves. Il pose des questions et donne quelques réponses, sans pour autant les imposer aux spectateurs. Ce film est très ouvert et se laisse interpréter de différentes manières.

 

 

Pourtant, il faut vraiment savoir lire entre les lignes pour apprécier cet aspect psychologique de l’histoire. Je dirai même que la réalisation nous oblige à lire entre les lignes, puisqu’elle ne comporte rien d’autre. Ce film est très lent et il n’y a aucune action. J’ai même failli perdre patience en me demandant quand est-ce que les choses allaient décoller. Voyant que ça ne venait pas. J’ai dû de point de vue et me rabattre à chercher un côté plus philosophique à l’histoire, sinon, je me serai vraiment ennuyé.

 

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J’ai également cherché à me raccrocher au côté thriller de Sous-Surveillance. Mais là encore, la réalisation trop lente et trop évidente m’a laissé tout le loisir et tout le temps nécessaire de deviner la fin au 2/3 du film. Un peu de bon sens a suffi. Il n’y a donc aucune surprise quant à sa fin. Encore un mauvais point …

 

Pour résumer, et pour finir, s’il n’y avait pas eu une réflexion assez profonde sur les sentiments et les positions prises par chacun des personnages au cours de cette histoire, le film aurait paru s’apparenter au néant. En l’état, je le qualifierai plutôt de plat et terne, malgré la bouffé d’oxygène que représente Shia Labeouf. Robert Redford s’adresse à un public bien particulier, qui saurait apprécier son effort pour décortiquer la psychologie de ses protagonistes. Mais si comme moi, vous êtes jeune et avez soif d’action, ce n’est clairement pas un film pour vous.

 

MA NOTE : 4/10

Dévoreuse de livres, TV Show addict, cinéphile, geekette, …
Magie, créatures bizarres et compagnie : mon truc, c’est le fantastique ! Si je pouvais, j’irai vivre au pays des elfes et je vous emmènerai tous avec moi ! 😛
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