The Killing, une série à découvrir !

19/06/2013

 

PHspb6fNvx8uvv_2_lDans le palmarès des séries très peu médiatisées, The Killing est en bonne position. Et pourtant, cette adaptation américaine de la série danoise The Killing (Forbrydelsen) est une véritable pépite !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À Seattle, sur fond de campagne électorale, les inspecteurs Sarah Linden et Stephen Holder enquêtent sur le meurtre d’une adolescente, Rosie Larsen. Son corps a été découvert mutilé dans le coffre d’une voiture de campagne de Darren Richmond, conseiller municipal et candidat face au maire sortant. Peu à peu, le duo atypique cerne la personnalité de Rosie, tandis que les masques tombent parmi ses proches.

 

Entendons-nous bien, The Killing n’est pas une de ces séries où l’action est permanente. Parfois, dans certains épisodes, il m’est arrivé de légèrement m’ennuyer… MAIS, et c’est là tout le génie de la série, les dix dernières minutes de chaque épisode sont à chaque fois renversantes et petit à petit, tout se met en place. On se rend compte qu’en fait, il n’y a pas de longueur, tout sert ou va servir, que ce soit dans l’épisode même ou bien plus tard, dans la saison. L’autre énorme avantage est que les saisons sont courtes (pour le moment 13 épisodes par saison), on oublie donc les épisodes inutiles qui sont là pour meubler ou introduire des personnages qui ne reviendront jamais (si si, ça existe).

 

Plus concrètement, on a plusieurs points de vue dans la série : celui de l’inspecteur Linden et son coéquipier Holder (interprétés respectivement par les très bons Mireille Enos et Joel Kinnaman qu’on n’a pas l’habitude de voir, ce qui change un peu…) qui enquêtent sur le meurtre de Rosie Larsen, celui de la famille de la victime et un autre point de vue totalement différent, qui est celui du sénateur Darren Richmond, qui fait campagne pour briguer le poste de maire de Seattle. Trois histoires différentes, mais au final, un point commun : Rosie Larsen. Alors qu’au départ les personnages évoluent dans des sphères différentes et ne font que se croiser, on se rend compte au fil des épisodes qu’ils ont tous quelque chose non pas forcément à se reprocher, mais au moins d’enfoui et susceptible d’avoir un lien avec l’affaire.

 

On s’attarde à chaque fois un peu sur l’histoire des personnages (en particulier Linden, qui semble avoir un passé plutôt trouble) sans pour autant trop en dire et alourdir la saison, ça peut parfois être glauque, c’est vrai, il faut aimer le genre, mais on se laisse très facilement porter par l’ambiance brumeuse et pluvieuse de l’enquête (qui n’est pas sans rappeler celle de Twin Peaks, pour les connaisseurs), avec son lot de rebondissements (et je peux assurer qu’on est souvent baladés de suspect en suspect, c’est terriblement frustrant). J’ai rarement accroché à des séries policières de ce type. Il y a très peu d’action, tout est mesuré et semble être en lien étroit avec l’atmosphère dont je parlais plus haut : ralenti, pluvieux, et pourtant menaçante. Je ne peux malheureusement pas trop en dire davantage sur les premières saisons car je ne voudrais pas vous spoiler, sachez juste que l’on passe par tous les états d’esprit en regardant les épisodes : dégoût, haine, émotion, compassion… un melting-pot comme on en connait peu dans les séries à l’heure actuelle (enfin moi, du moins ^^) !

 

Les deux premières saisons sont donc basées sur l’affaire Rosie Larsen et, chose surprenante, cette affaire sera élucidée à la fin de la saison 2. C’est aussi quelque chose que j’ai beaucoup apprécié dans cette série. Très déçue par les intrigues à rallonge (comme Pretty Little Liars par exemple, désolée pour ceux qui la regardent ^^) qui au final tournent en rond, là c’est clair et net. Le tueur est untel, point.

 

Et pourtant, il y a une troisième saison, actuellement diffusée aux Etats-Unis. Non plus sur Rosie Larsen, du coup, mais sur une histoire totalement différente (avec le génial Peter Sarsgaard en personnage récurent), toute aussi glauque, mais qui reprend les deux mêmes personnages principaux : Linden et Holder sur une autre enquête ayant apparemment un lien avec une ancienne affaire résolue par Linden. Là encore, les scénaristes nous surprennent en reprenant des éléments des premières saisons dans un contexte où ils n’ont plus lieu d’être mais où ils ont définitivement leur place.

 

Pour ma part, j’ai totalement adhéré à cet univers, à ces personnages, et je ne parlerais pas de la musique de chaque fin d’épisode, qui fait monter le suspense et nous laisse sur notre faim à tous les coups ! Bref, The Killing est définitivement un coup de cœur et je ne pourrais que plus vous conseiller de la découvrir ! Mais attention, âmes sensibles et fans d’action s’abstenir 🙂

Jeune bordelaise expatriée en région parisienne de 25 ans, maman de deux chats, passionnée de graphisme, littérature, cinéma, séries et de toutes activités qui permet de s’évader du quotidien.
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4 Comments

  1. c'est noté pour l'idée, j'en avais entendu parler mais j'avais complétement zappé!

  2. J'adore. Je suis complètement accro depuis la 1e saison. Quel soulagement quand f nalemet la chaîne a décidé de prolongée pour une 3e saison.

    • Moi aussi ! Même si les deux saisons se suffisent à elles-mêmes, Linden et Holder me manquaient :)

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