Panne de lecture ? Ces livres qu'on n'arrive pas à finir ...

23/12/2013

Saci LLOYD - The Carbon Diaries 2015 - Illustration

 

Je lis depuis longtemps, et la lecture est devenue plus qu’une passion. C’est un besoin qui me permet de me libérer et de me détendre. J’ai beau lire un peu de tout sans trop de difficulté, il y a parfois des romans que je n’arrive pas à lire. Ce n’est pas que je ne veux pas, c’est vraiment que ce n’est pas possible. Histoire inintéressante ? Difficulté avec le style de l’auteur ? Problème de rythme ? Il y a mille et une raisons qui font qu’une lecture de détente peut se transformer en échec.

Je vais prendre trois exemples pour vous parler de mes mésaventures. Je pense que je ne suis pas la seule à qui ce genre de choses arrive, enfin j’espère. Et il me semble important de partager cette expérience pour expliquer que ce n’est pas grave de ne pas réussir à lire un livre, même quand il s’agit d’un best-seller. C’est juste que tous les livres ne conviennent pas à tout le monde.

 

Histoire inintéressante ?

Saci LLOYD - The Carbon Diaries 2015J’ai d’abord envie de dire qu’aucune histoire n’est inintéressante. Chaque roman a été écrit selon l’idée originale d’un auteur pour un public plus ou moins précis. Après, on peut adhérer ou pas. Souvent, on accroche à une histoire parce qu’on s’identifie à elle, à travers des situations ou des personnages qui nous sont familiers. Quand j’ai lu le synopsis de The Carbon Diaries, j’ai été très enthousiaste que Pocket Jeunesse accepte de me l’envoyer en service-presse. Le format journal intime, l’histoire plutôt originale, tout me plaisait. Mais je n’ai pas réussi à le lire. Pourquoi ? Et bien je pense que tout simplement, ce n’est pas un livre qui s’adresse à moi. Je ne suis pas le public visé. C’est l’histoire d’une ado, écrite pour une ado. L’adolescence a été une période assez difficile pour moi, comme pour beaucoup de monde, et aujourd’hui à 23 ans, je suis bien contente d’en être sortie pour de bon. Je n’ai pas accroché à l’univers parce que pour moi les réactions exacerbées, la colère contre les parents, et tout ce qui caractérise les attitudes normales d’ado ne font plus partie de mon quotidien. Et je vous avouerai que je n’ai pas très envie de les revivre … L’histoire ne m’a donc pas intéressée, de manière totalement subjective.

 

THE CARBON DIARIES :

Laura Brown était une adolescente insouciante, jusqu’à la Grande Tempête qui a dévasté l’Angleterre. Depuis, elle a dû renoncer à tout ce qu’elle aimait : jouer dans son groupe punk, prendre un bon bain chaud, discuter toute la nuit sur son téléphone portable…
Et tout cela à cause des restrictions d’énergie imposées par le gouvernement ! Désormais chacun doit gérer un nombre de points « Carbone », ce qui rend la vie infernale. Mais Laura trouve la parade : confier à son journal ses aventures tragi-comiques dans un monde qui pourrait bien, un jour, devenir le nôtre…

 

 

Difficulté avec le style de l’auteur ?

SDALe Seigneur des Anneaux de Tolkien est vraiment ce qu’on peut appeler un best-seller. Je ne connais pas une personne qui ne connaisse pas un tant soit peu l’histoire (merci l’adaptation cinématographique !) et tous les fans de littérature de l’imaginaire s’y sont essayé au moins une fois. J’avais 12 ans quand j’ai décidé de tenter l’aventure pour la première fois. Je ne m’attendais pas du tout à un tel niveau de difficulté. La syntaxe, le vocabulaire, je n’avais jamais eu à faire à tant de travail pour comprendre ce que je lisais. Et les descriptions interminables n’aident pas du tout. J’ai persisté, et réessayé plusieurs fois et je suis tout de même parvenue à la fin du premier livre, avec beaucoup d’efforts et de temps (un peu comme pour le Trône de fer de Martin). Il y a des livres comme ça qui sont rendus difficiles à lire à cause du style de l’auteur (ou du traducteur). Encore une fois, c’est très subjectif.

 

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX :

Aux temps reculés qu’évoque le récit, la Terre est peuplée d’innombrables créatures étranges. Les Hobbits, apparentés à l’Homme, mais proches également des Elfes et des Nains, vivent en paix au nord-ouest de l’Ancien Monde, dans la Comté. Paix précaire et menacée, cependant, depuis que Bilbon Sacquet a dérobé au monstre Gollum l’anneau de Puissance jadis forgé par Sauron de Mordor. Car cet anneau est doté d’un pouvoir immense et maléfique. Il permet à son détenteur de se rendre invisible et lui confère une autorité sans limites sur les possesseurs des autres anneaux. Bref, il fait de lui le Maître du Monde. C’est pourquoi Sauron s’est juré de reconquérir l’anneau par tous les moyens. Déjà ses Cavaliers Noirs rôdent aux frontières de la Comté.

 

Problème de rythme ?

InfernoC’est une expérience que j’ai faite très récemment, et qui était totalement inédite pour moi. Je me suis attaquée à Inferno, le dernier Dan Brown. J’avais eu de bons échos, et connaissant déjà l’auteur, je me suis dit que j’allais passer un bon moment. Mais ma lecture a tourné à la catastrophe au bout d’une centaine de pages. L’auteur a fait le choix de concentrer toute l’action sur un laps de temps très court, ce qui ne laisse pas le lecteur se reposer un instant pour réfléchir à l’histoire. Tout s’enchaîne extrêmement vite, dans une action constante, tellement que ça en devient fatiguant et même pénible à lire. Je n’avais jamais vu ça, et je n’ai pas du tout aimé ce rythme trop lourd imposé par l’auteur … Pourtant, le livre a plu à beaucoup de personnes dans mon entourage. Et eux n’ont pas eu de problème particulier à le lire. Je sais qu’Inferno est dans la PAL de NiNe, j’attends donc avec impatience son avis.

 

INFERNO :

C’est l’une des plus grandioses œuvres de la littérature italienne, L’Enfer de Dante, qui est le fil conducteur de cette nouvelle aventure. En Italie, plongé dans une atmosphère aussi opaque que mystérieuse, le héros de Dan Brown, Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard va devoir affronter un adversaire diabolique sorti des limbes de l’Enfer et déchiffrer l’énigme la plus complexe de sa carrière. Elle le fait plonger dans un monde où l’art et la science de pointe tissent un écheveau qui exige de sa part toute son érudition et son courage pour le démêler. S’inspirant du poème épique de Dante, Langdon se lance dans une course contre la montre pour trouver des réponses et découvrir en traversant les Cercles de l’Enfer ceux qui détiennent la vérité… avant que le monde ne soit irrévocablement changé.

 

Voilà donc un petit panel de tout ce qui peut faire que lire devient rapidement une corvée. D’autres paramètres peuvent entrer en compte, comme le manque de motivation, mais c’est toujours le fruit d’une perception personnelle de la lecture. Ce qui te plait à toi ne me plaira pas forcément à moi. C’est ça qui rend la lecture intéressante, non ?

 

Et vous, vous avez eu des « pannes de lecture » vous aussi ?

Dévoreuse de livres, TV Show addict, cinéphile, geekette, …
Magie, créatures bizarres et compagnie : mon truc, c’est le fantastique ! Si je pouvais, j’irai vivre au pays des elfes et je vous emmènerai tous avec moi ! 😛
1 I like it
0 I don't like it

4 Comments

  1. Ah oui, les livres que j'abandonne... Parfois, c'est surtout l'idée que je n'arrive pas à suivre le raisonnement de l'auteur, sa logique dans ses images et ses comparaisons. Parfois, aussi, je ne me sens pas concernée. Mais pour la trilogie de Tolkien, que j'ai donc lu à 13 ans (jeune aussi !), c'est passé tout seul. Je lisais déjà beaucoup de livres "pour les grands", ceci explique sûrement pourquoi mes facilités de compréhension et, de plus, j'en garde un excellent souvenir :)
    Mais je n'ai pas encore mis le nez dans la sage du Trône de fer... à voir !

    • Je ne lisais pas du tout quand j'ai commencé le Seigneur des Anneaux. Mes difficultés viennent de là. Pourtant, même encore aujourd'hui, Tolkien reste difficile. Je lis progressivement Bilbo, qui est quand même moins difficile, mais ça reste ma bête noire. ^^
      C'est vrai aussi que des fois, quand on comprend pas où veut en venir l'auteur, c'est compliqué de se concentrer sur sa lecture et de l'apprécier.

  2. Ah le seigneur des anneaux je n'arrive jamais à dépasser les 50 premières pages! Les descriptions sont soporifiques! A ne pas lire au lit!^^

    • L'écriture de Tolkien est tellement tortueuse ! Je suis tout à fait d'accord avec toi, il ne faut pas lire ça le soir dans son lit ! ^^

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *