Pure, une dystopie différente des autres

19/12/2013

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Titre : Pure Tome 1

Auteur : Julianna Baggott

Editeur : J’ai Lu

Prix : 14,90 €

Parution : 28 septembre 2012

Nombre de pages : 544 pages

Genre : Dystopie, Science-Fiction, Post-apocalyptique

Résumé : Depuis les Détonations qui ont ravagé le monde, Pressia vit avec son grand-père dans les décombres, la cendre et le danger. Demain, elle aura 16 ans, âge où la milice vous enlève pour entraîner les plus forts… ou achever les plus faibles. Pressia n’a plus le choix, elle doit se préparer à fuir.

Au loin brille le Dôme : un lieu sécurisé et aseptisé où une petite partie de la population, les Purs, s’est réfugiée avant la catastrophe. Partridge n’a qu’une idée en tête : sortir.

Mais comment survivre dans ce monde post-apocalyptique où tout est presque mort ?

 

 

Lorsque Pure est paru, j’ai été intriguée par l’originalité qui transparaissait dès la couverture. Bien qu’une histoire de dôme soit aujourd’hui un peu moins originale justement, à l’époque de ma lecture cela m’avait emballée, et j’avoue avoir été très surprise par ce livre !

 

Si vous pensez avoir à faire à une énième dystopie pour ado qui ressemble aux autres, détrompez-vous tout de suite, car Pure est complexe et il faut être extrêmement concentré pour pénétrer dans son univers. Personnellement, j’ai eu du mal à comprendre ce qui se passait au début car on doit assimiler beaucoup d’informations, parfois vraiment étranges. L’histoire est découpée en deux : d’un côté Pressia, qui subit quotidiennement les effets de l’apocalypse et survit au jour le jour, de l’autre Partridge, un « Pur », un privilégié qui n’a qu’une obsession, celle de retrouver sa mère qu’il croit encore vivante. Pressia, Partridge, on s’attendrait à une histoire convenue, mais encore une fois le roman surprend.

 

L’humanité elle-même a changé, il y a les humains comme vous et moi… et il y a les autres, mi-hommes mi-objets, malades ou valides, évoluant dans un monde terriblement noir que j’ai rarement croisé au détour de mes lectures. En effet, l’apocalypse a été causée par des bombardements qui ont causé la « fusion » des hommes avec les objets qui étaient à proximité. Je vous laisse imaginer… ^^ Du coup, le quotidien est difficile, et c’est avec une incroyable détermination que Pressia se bat pour sa vie et ses idéaux.

 

Si le début du roman est extrêmement long, il n’en reste pas moins essentiel pour comprendre toutes les subtilités de ce nouveau monde pas si éloigné du nôtre. Les points de vue des deux personnages principaux apportent du rythme au récit et eux-mêmes ne sont pas aussi clichés que l’on pourrait le penser. Ils sont porteurs d’espoir et malgré leurs différences se ressemblent énormément. Les personnages secondaires que l’on croise au détour des pages ne sont pas en reste, ils ont de multiples visages, chacun est complexe et bien travaillé, ils restent en mémoire (je pense notamment au grand-père de Pressia), ce qui est souvent rare. Certaines scènes peuvent paraître assez dures, mais elles restent réalistes, on en vient presque à se demander comment on réagirait « si » ça nous arrivait, car on ne doute même pas de ce fait : ça peut arriver.

 

En bref, Pure est une dystopie qui sort du genre. Malgré quelques longueurs et tout de même parfois certains clichés et événements un poil convenus, il ne peut pas laisser indifférent, c’est un véritable ovni. Il peut cependant ne pas convenir à tout le monde, de par son style d’écriture particulier tout d’abord, et de par sa complexité et par la froideur qui s’en dégage. Il reste un bon ouvrage de science-fiction avec un fond historique qui fait frémir.

Jeune bordelaise expatriée en région parisienne de 25 ans, maman de deux chats, passionnée de graphisme, littérature, cinéma, séries et de toutes activités qui permet de s’évader du quotidien.
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