Sans âme - découverte du steampunk

10/02/2014

 

Titre : Sans Âme ( Le Protectorat de l’Ombrelle )

Auteur : Gail Carriger

Editeur : Orbit

Parution : 12 Janvier 2011

Prix : 16.75€

Nombre de pages : 324

Genre : Science Fiction, SteamPunk, Fantasy

Résumé : Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse?

 

 

 

Le steampunk je n’y connais rien mais c’est un genre qui m’intrigue énormément. Je me suis donc lancé le défi de ne lire que des ouvrages de ce genre ce mois-ci. La série de Gail Carriger me faisait de l’œil depuis un bon moment, il était donc évident que Sans âme devienne ma première lecture steampunk. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre avant de me plonger dans l’univers du Protectorat de l’ombrelle et j’en suis tombée amoureuse !

 

Je me suis adaptée à l’univers steampunk de Gail Carriger sans aucun mal. L’époque victorienne est très bien respectée, le langage est soigné, les tenues bien arrangées et le thé coule à flot. Les vampires et autres créatures fantastiques font partie du quotidien, ce qui change de tous ces romans où ils doivent vivre cachés. L’atmosphère est rapidement mise en place. On ressent un réel effort de respect du contexte historique de la part de l’auteure. On a vraiment l’impression de se balader à Kensington Garden lorsque nos personnages s’y trouvent. L’intégration du fantastique se fait naturellement et les éléments qui nous permettent de comprendre ce monde sont très vite assimilés. 

 

J’ai beaucoup aimé la plume de Gail Carriger. Les dialogues sont extrêmement bien écrits, et je ne me suis pas ennuyée à un seul moment. Le rythme est maintenu du début à la fin. Les piques que se lancent Alexia et Lord Maccon sont un vrai délice. Je m’en délecte et j’en redemande ! L’effort que Gail Carriger a fait pour donner à ses personnages un niveau de langue qui soit approprié à l’époque victorienne joue énormément dans l’immersion. Le vouvoiement, par exemple, est extrêmement bien respecté, ce qui donne lieu à certaines scènes bien drôles.

 

Le protectorat de l’ombrelle, c’est aussi des personnages pour le moins atypiques. Entre l’insolente Alexia et l’acariâtre Lord Maccon, nous sommes servis ! J’ai retrouvé beaucoup de références au travail de Jane Austen dans ces personnages. Le fait qu’Alexia soit constamment à l’écart de sa famille m’a extrêmement fait penser à la relation entre Elizabeth Bennet, sa mère et deux de ses sœurs. Alexia est beaucoup plus intellectuelle que le reste de la fratrie qui se soucie essentiellement de faire bonne figure. Et puisque tout ça ne suffisait pas à ses tares, Alexia est également sans âme ! Ce premier tome ne nous apprend pas grand chose sur cet état, j’espère donc qu’il sera un peu plus exploité par la suite. 

 

 Vient ensuite la figure masculine du bouquin, j’ai nommé Lord Maccon. Lui, c’est un bonhomme. Loup Alpha du coin et membre du BUR (Bureau du Registres des Non-naturels), il compte bien se faire respecter. C’est sans compter sur Alexia qui va constamment lui tenir tête. Le conflit intérieur qui le tourmente tout au long de ce premier tome est absolument hilarant.  Nos deux protagonistes principaux sont extrêmement attachants et il me tarde de découvrir la suite de leurs aventures.

 

D’autres personnages viennent rythmer l’histoire, comme Lord Akeldama et la comtesse Nadasdy, les deux principaux vampires de l’histoire. Nous avons aussi notre quota de mundanes avec Ivy et MacDougall. Ivy Hisselpenny a, en plus d’avoir un nom imprononçable, une passion déroutante pour la mode qu’Alexia, sa meilleure amie, peine à tolérer. Son petit côté sainte-ni-touche contraste énormément avec Alexia. MacDouglass, scientifique américain, semble représenter l’avenir, le progrès et bien d’autres choses… mais c’est un peu le Mr. Collins de l’histoire. Quand à la comtesse Nadasdy, pour rester dans la comparaison avec Orgueil & Préjugés, elle m’a beaucoup fait penser à Catherine DeBourg  lorsqu’elle rencontre Alexia pour la première fois.

 

Un aspect du roman que j’ai encore plus apprécié, c’est l’intrigue. Même si celle-ci apparaît quand même en second plan, la façon dont elle est traitée m’a totalement charmée. Je vous avoue qu’on devine très rapidement le pourquoi du comment (et surtout le qui) dans cette enquête. Mais ce petit côté Sherlock Holmes du roman se laisse apprécier. Le fait que Mademoiselle Alexia Tarabotti se balade dans tous les coins de Londres y joue évidemment beaucoup. J’espère vraiment que les autres tomes conservent cet aspect !

 

La romance dans ce tome est extrêmement prévisible. Je n’ai pas eu l’impression qu’elle prenait trop d’ampleur, il y avait un juste dosage entre celle-ci, le quotidien d’Alexia et l’intrigue. Certes, les scènes étaient parfois très saugrenues mais j’ai (malheureusement) lu bien pire. Bon, par contre je vous avoue que le côté « vierge qui découvre la vie » est extrêmement casse-pied, j’en ai particulièrement marre de ces héroïnes qui découvrent le sexe et décrivent ça comme le plus merveilleux moment de leur vie. C’est un des seuls bémols dans ce livre. 

 

J’ai lu plusieurs fois après avoir terminé Sans âme que l’on définissait Le Protectorat de l’ombrelle comme la rencontre insolite entre True Blood et les romans de Jane Austen. Alors oui, Gail Carriger s’est largement inspirée de sa passion pour Jane Austen et d’autres auteurs et on le ressent bien. Pour ce qui est de True Blood, j’ai arrêté de regarder la série il y a un moment mais hormis la présence des créatures paranormales, je ne vois pas trop où sont les similitudes.

 

J’ai vraiment adoré ma lecture, si vous souhaitez découvrir l’univers steampunk je ne peux que vous conseiller ce livre. Pour ma part je vais me ruer sur le second tome !

 

Parisienne d’adoption, geek dans l’âme, grande lectrice de fantasy et danseuse à mes heures perdues je speak english like a native. J’ai fait mes armes sur le tas, aux côtés d’April O’Neil, à défaut d’avoir reçu ma lettre d’admission à Poudlard. Je navigue entre les pages et les univers virtuels, à la recherche de réponses, convaincue que la vérité est ailleurs. Plus sérieusement, j’attends toujours de voir une certaine cabine téléphonique bleue atterrir en bas de mon immeuble.
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