Le prix d'Alaya - Une quête familiale extrêmement prenante

27/04/2014

 

Titre : Le Prix d’Alaya (Éternité #1)

Auteur : Magali Ségura

Éditeur : Bragelonne

Prix : 22 €

Parution : 18 mai 2012

Nombre de pages : 360

Genre : Fantasy

Résumé : Naslie est une simple sorcière mineure. Pourtant, elle est l’Élue. Les dieux lui ont confié la graine de l’Éternité, et elle a décidé d’en faire don à sa terre. Neuf ans après son Choix, elle craint toujours la vengeance de l’Ancien, un puissant sorcier majeur qui convoitait le précieux don. Elle fuit sans cesse avec son fils Jelis, âgé de huit ans, qui ignore tout de ses origines. Décidé à retrouver son père et à réunir ses parents, l’enfant fugue. Il ignore les périls qui le guettent : nombreux sont ceux qui pourraient vouloir sa mort, car son existence même pourrait bien bouleverser l’équilibre entre l’Acier et la Magie, les deux puissances de l’archipel, et mener une fois de plus cette terre au chaos.

 

J’ai découvert Magali Ségura il y a 7 ans en tombant amoureuse de Leïlan, sa première trilogie. J’ai longuement hésité avant de me lancer dans sa nouvelle saga de peur d’être déçue. Il m’a suffit de lire le prologue pour comprendre qu’Éternité ne me décevrait pas. 

 

Il a en effet suffit que je lise les cinq premières pages pour être émerveillée, et une fois de plus transportée dans l’univers crée par Magali. Dans Eternité, elle nous emmène dans un monde aux senteurs d’orient et aux tempêtes de sable régi par les deux forces que sont Acier et Magie. Les paysages décrits sont absolument merveilleux et semblent tout droit sortis des Mille et une nuits (ce qui a particulièrement ravi la danseuse orientale que je suis). Tout en lisant, j’avais moi aussi l’impression de fouler le sable de Terre de Sel. Magali a vraiment le don pour immerger son lecteur.

 

Dès les premières pages, j’ai également accroché avec l’Élue. Là encore je salue le talent de Magali car le prénom de Naslie n’est pas du tout mentionné dans ce prologue alors qu’elle en est l’héroïne. Nous ne le découvrons qu’après lorsqu’elle est en compagnie de son fils, Jelis. C’est l’enfant fictif le plus adorable et casse-pied que je connaisse ! Le surnom qu’il donne au Luminis m’a beaucoup fait rire (babache). Je sens que ce petit bonhomme espiègle et déterminé n’a pas fini de nous en faire voir. 

 

Vient ensuite le père du bonhomme, Yshem le brave guerrier qui fait la fierté de sa patrie. Il semble parfait sur tous les points, son unique faiblesse étant sa dévotion pour la jeune sorcière qu’il a rencontré 9 ans plus tôt, mais évidemment personne hormis son Luminis n’est au courant. D’ailleurs ce Luminis parlons-en, cette petit boule de poils m’a énormément fait penser à Jerry dans Leïlan ! J’ai beaucoup aimé la petit bête et je l’adopterais volontiers. Lorsqu’il conte les exploits d’Yshmen et Naslie, j’étais comme Jelis, captivée par son récit. Je me suis retrouvée à pester contre une certaine Manopée lorsque celle-ci a interrompu sa narration. 

 

De nombreux personnages sont également présents dans l’histoire comme Anha, l’Ancien, d’autres guerriers de l’Acier et des devineresses. Terre de Sel est aussi un monde peuplé de monstres ; entre les shaoûdes, loups des sables et les volants nous sommes servis ! L’univers est beaucoup plus travaillé qu’avec Leïlan, mais Magali le fait avec soin et ne nous perd pas dans des explications complexes, tout vient naturellement. 

 

J’ai tout de même eu un (énorme) coup de cœur pour Naslie. Je suis extrêmement inquiète pour la suite. Heureusement pour moi, la trilogie est complète puisque le dernier tome est sorti la semaine dernière. Je pense très honnêtement que cette trilogie risque de surpasser mon amour pour Leïlan, Magali a su me faire pleurer à la page 43 avec une scène qui était à la fois horrible et merveilleuse. J’ai vraiment l’impression de vivre les choses en les lisant, d’être présente dans ce monde et d’assister à tous ces dénouements et pour cela j’admire vraiment l’écriture de Magali. L’un de ses personnages parle de la réaction des enfants lorsqu’ils écoutent une histoire, il me semble que ses paroles peuvent également être appliquées aux lecteurs.

 

On peut raconter mille fois la même histoire à un enfant, il la vit toujours comme s’il l’entendait pour la première fois, dit-il en semblant s’adresser au vent ou à la nuit. Il a peur pour le héros alors qu’il sait qu’il va s’en sortir. Peut-être parce qu’il a trop d’imagination et qu’il croit que l’histoire peut encore changer.

 

Je vais tout de même attendre quelques jours avant de me plonger dans le second tome (sinon ça va être émotionnellement compliqué). J’ai véritablement adoré cette lecture. Magali Ségura est mon auteure fétiche, je ne sais même plus pourquoi j’ai mis tant de temps avant de commencer Éternité. Je sais d’ores et déjà que je relirai ce premier tome avec plaisir.  Si vous aimez la fantasy, les contes, le sable, l’aventure, les monstres, les petites bêtes poilues toutes mignonnes, les grandes épopées et l’émotion, lisez Le Prix d’Alaya

 

Parisienne d’adoption, geek dans l’âme, grande lectrice de fantasy et danseuse à mes heures perdues je speak english like a native. J’ai fait mes armes sur le tas, aux côtés d’April O’Neil, à défaut d’avoir reçu ma lettre d’admission à Poudlard. Je navigue entre les pages et les univers virtuels, à la recherche de réponses, convaincue que la vérité est ailleurs. Plus sérieusement, j’attends toujours de voir une certaine cabine téléphonique bleue atterrir en bas de mon immeuble.
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