Dualed - Une "dystopie" décevante

22/05/2014

Titre : Dualed

Auteur : Elsie Chapman

Editeur : Lumen

Parution : Mars 2014

Prix : 14,25€

Nombre de pages : 347 pages

Genre : Dystopie, thriller, science-fiction 

Résumé : Dans la ville fortifiée de Kersh, avant d’atteindre son vingtième anniversaire, chaque citoyen doit éliminer son Alter ego, un jumeau génétiquement identique, élevé dans une autre famille. Le compte à rebours se déclenche un beau matin, et chacun a trente petits jours pour affronter son autre moi.
West Grayer est fin prête. Elle a quinze ans, et s’entraîne depuis des mois et des mois pour affronter son Alt. Survivre, c’est accéder à une vie normale, terminer ses études, avoir le droit de travailler, de se marier, de mettre au monde des enfants. Mais un grain de sable imprévu vient gripper la machine, et West se met à douter : est-elle vraiment la meilleure version d’elle-même, celle qui mérite un avenir ? Pour rester en vie, elle doit cesser de fuir… son double d’abord, mais aussi ce qu’elle ressent, et qui a le pouvoir de la détruire.

 

 

Il y a quelques temps, NiNe nous faisait savoir que le blog entretiendrait dorénavant un partenariat avec les éditions Lumen. Suite à ce nouveau partenariat avec cette maison d’édition débutante, elle nous proposait quatre romans ; j’ai choisi Dualed, dont le résumé m’a particulièrement intéressée et intriguée. Malheureusement, ce fut une déception cuisante pour moi…

 

J’ai eu énormément de mal à entrer dans l’histoire de Dualed, et surtout à y rester. Même si j’ai mis à peine 4 jours pour le lire, j’ai l’impression que ça a duré au moins un mois. Quelques explications s’imposent.

 

J’ai pas mal de reproches à faire à ce roman, et donc à l’auteure. Tout d’abord, au début du roman, on a l’impression d’être bombardé de termes bien spécifiques à l’histoire, mais ceux-ci ne sont pas expliqués directement après avoir été cités, il se passe plusieurs pages avant d’avoir l’explication, et même si on peut déduire le sens de certains de ces termes (et encore, pas tous), c’est pour moi un peu déroutant. Pour rester plus ou moins dans le même sujet, j’ai relevé quelques fautes d’orthographe/grammaire, et ça peut très rapidement devenir quelque chose de perturbant pour moi dans une lecture.

 

Ensuite, j’ai eu beaucoup de mal à « situer » l’histoire, et à m’en faire des images, des représentations mentales. C’est un peu comme si je lisais à l’aveuglette. Les descriptions sont en effet peu nombreuses, assez courtes et floues. Et cela concerne aussi bien les « paysages »/lieux que les personnages. Parlons justement des personnages. Ils sont très peu nombreux, on est à l’opposé d’un roman de Stephen King. Je les ai trouvés très fades, je ne me suis attachée ni identifiée à aucun d’entre eux. De plus, le récit était très creux ; je n’ai quasiment ressenti aucune émotion, alors qu’il y avait vraiment de quoi faire quelque chose de bien poignant avec le concept.

 

Le roman est soit disant une dystopie. Je précise bien « soit disant », d’où la présence des guillemets dans mon titre. En effet, à première vue on pourrait décrire l’histoire comme une dystopie. Mais personnellement je ne l’ai pas du tout ressenti comme ça. L’univers dit « dystopique » n’est vraiment pas assez marqué. Oui, il y a présence de plusieurs « districts », même s’ils ressemblent plus à de simples provinces. Oui, il y a une phrase type, ici en l’occurrence « Remportez la victoire, méritez votre place. ». Oui, il n’y a quasiment que des ados dans l’histoire. En bref, ici, c’est un Hunger Games hyper fade qu’on retrouve, et encore, c’est une insulte pour Hunger Games de le lier de quelque façon que ce soit à Dualed. Ce roman manque donc furieusement d’originalité.

 

Le roman compte 350 pages, et l’histoire n’avance pas, on a l’impression de ramer sur place, il ne se passe strictement rien et il y a plusieurs longueurs inutiles. L’intrigue, qui aurait facilement pu se dérouler en 200 pages, se déroule en 350 pages. Et quand enfin on arrive au dénouement, on se demande si ce n’était pas une vaste blague de faire un roman pour qu’il se termine aussi facilement et banalement que ça.

 

Je pense que vous aurez compris que je n’ai quasi trouvé que des points négatifs à ce roman. En réalité, le seul point positif que je pourrais relever est le concept de base de l’histoire, mais malheureusement, ce dernier a été tout sauf bien mis en œuvre, et c’est extrêmement dommage. Une suite est déjà prévue pour le 27 mai aux USA. On ne connait pas encore la date de sortie française, mais je ne sais vraiment pas si je retenterai à nouveau l’expérience, surtout au vu du résumé anglais que j’ai pu lire.

Petite universitaire belge âgée de 24 ans, je passe plus de temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries qu’à bosser mes cours. Egalement fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’ado. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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