Sur les dents (Maeve Regan #5) - Me Gusta

07/06/2014

Titre : Sur les dents (Maeve Regan #5)

Auteur : Marika Gallman

Éditeur : Milady

Prix : 7,60 €

Parution : 23 mai 2014

Nombre de pages : 480

Genre : Bit-Lit

Résumé :  Je vous avais déjà dit que, avant, ma vie était simple et que je n’avais aucun problème qu’un barman ne puisse m’aider à résoudre ? Eh bien, ça fait longtemps que je n’en ai pas vu, de barman. Je croyais vraiment avoir chassé le mal ultime de ma vie une bonne fois pour toutes et mériter des vacances que je comptais prendre. Mais non. Heureusement, j’ai une courte longueur d’avance dont je compte bien tirer parti. Car il est hors de question que je reste une proie facile. Cette fois, je serai le chasseur. Cette fois, je serai l’illusion.

 

 

 

 

La Bit-Lit, ce n’est pas spécialement mon genre favori. J’en lis de temps à autres comme on regarde de la mauvaise télé… C’est donc avec beaucoup d’a priori que j’avais débuté la série Maeve Regan. Je m’étais pris une belle claque puisque ça n’a rien à voir avec ce que j’avais déjà lu. J’avais immédiatement adoré et je m’étais enfilé les quatre premiers livres très rapidement. Le dernier tome de la saga est sorti fin mai et aussitôt acheté, aussitôt lu ! 

Promis, je spoile pas trop, mais un peu quand même…

Dans ce dernier tome, nous retrouvons donc notre Maeve, suspicieuse et méfiante au point où ça en devient maladif (une personne saine d’esprit comme je les aime). Tout démarre très vite dans une atmosphère inquiétante et les événements s’enchaînent à la vitesse lumière. Ce qui n’est franchement pas désagréable parce que pour le coup de l’action, de la baston et de la révélation en veux-tu en voilà. 

 

J’ai adoré la relation père-fille entre Victor et Maeve. Ce duo était juste à mourir de rire. Marika a vraiment le don pour éviter de rendre certaines scènes pesantes, en te balançant une réplique bien cinglante ou en faisant des références à la pop culture fort bien placées et fort drôles. Je me suis retrouvée à rire bêtement à des moments qui n’avaient absolument rien de bien amusant. J’ai également dû prononcer « cuniculiculture » à voix haute pour être sûre de comprendre ce que je lisais. Le style de Marika, c’est ce qui a fait la différence entre Maeve Regan et les autres séries de Bit-Lit qui tombent trop souvent dans le cliché. Car ce n’est pas tout d’avoir une histoire et une héroïne qui déboîtent, raconter ça en imposant sa patte c’est encore mieux !

 

Plus sérieusement, Marika est également capable d’écrire des scènes absolument magnifiques, placées au bon moment. Le passage entre Aya et Maeve (allez, boum je t’embrouille, spoiler) était à la fois somptueux et triste. Il paraissait comme hors du temps et offrait une pause dans l’action qui a permis de respirer (ceci est un paragraphe séquence émotion). Dans le même genre, l’évolution de la relation que Maeve entretient avec son jumeau était touchante.

 

C’est donc le juste dosage d’action, d’humour, d’émotion et de magie qui distingue Maeve Regan des autres séries. J’aurais certes souhaité une fin différente (j’aime les fins sanglantes et traumatisantes) mais je suis satisfaite et convaincue avec celle que Marika nous a offerte. Pour une série dont le thème principal reste les bêtes à crocs, j’ai énormément apprécié le traitement des vampires. On ne passait pas des pages à nous parler de leur obsession du sang, c’est le développement des personnages, l’histoire et la magie des Shirs qui primaient, surtout dans ce dernier tome. Alors merci Marika de m’avoir réconcilié avec la Bit-Lit et de m’avoir montré qu’il n’y avait pas que Richelle Mead qui pouvait gérer dans ce genre. 

 

Finalement, j’ai trouvé l’épilogue et les remerciements (oui parce que ça fait quand même partie intégrante du bouquin, donc il faut les lire) très touchants. Je suis sûre que ton lectorat partage ta poussière dans l’œil Marika (métaphoriquement hein, sinon c’est sale). Marika Gallman est donc une auteure à suivre, elle a un style bien à elle qui vaut le détour et qui sait… elle vous convertira peut-être vous aussi à la Bit-Lit !

 

Pour les petits curieux, j’avais fait une chronique des T1 et T2 de Maeve Regan sur mon ancien blog. Je n’avais pas chroniqué les T3 et T4 parce que je les ai lus d’affilée et qu’il m’était impossible de les dissocier (mais sinon, dans ma tête tout va bien). 

 

Parisienne d’adoption, geek dans l’âme, grande lectrice de fantasy et danseuse à mes heures perdues je speak english like a native. J’ai fait mes armes sur le tas, aux côtés d’April O’Neil, à défaut d’avoir reçu ma lettre d’admission à Poudlard. Je navigue entre les pages et les univers virtuels, à la recherche de réponses, convaincue que la vérité est ailleurs. Plus sérieusement, j’attends toujours de voir une certaine cabine téléphonique bleue atterrir en bas de mon immeuble.
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