Le nom du vent - Une symphonie de mots envoûtante !

13/08/2014

Titre : Le nom du vent (Chronique du Tueur de Roi #1)

Auteur : Patrick Rothfuss

Éditeur : Bragelonne

Parution : 20 novembre 2009

Prix : 25€

Nombre de pages : 800 

Genre : Fantasy

Résumé : Un homme prêt à mourir raconte sa propre vie, celle du plus grand magicien de tous les temps. Son enfance dans une troupe de comédiens ambulants, ses années de misère dans une ville rongée par le crime, avant son entrée, à force de courage et d’audace, dans une prestigieuse école de magie où l’attendent de terribles dangers et de fabuleux secrets… Découvrez l’extraordinaire destin de Kvothe : magicien de génie, voleur accompli, musicien d’exception… infâme assassin. Découvrez la vérité qui a créé la légende.

 

 

 

 

Le Nom du Vent est un des romans de Fantasy qui a énormément de succès, j’aurais donc dû, en théorie, me jeter dessus dès sa sortie. Je ne sais pas trop comment je me suis débrouillée pour passer à côté (do not judge me, I see you) jusque-là… Quoi qu’il en soit, j’ai maintenant rattrapé mon retard et c’est avec plaisir que nous allons pouvoir discuter de mon roux préféré (pardon papa), j’ai nommé Kvothe !

 

Je me suis lancée dans la lecture de cette belle brique (oui parce que quand même 800 pages c’est un peu beaucoup) sans trop savoir à quoi m’attendre. La première chose qui m’a marquée et qui d’après moi fait le succès du Nom du Vent, c’est l’écriture de Patrick Rothfuss. Sa plume est exquise. Il suffit de deux ou trois phrases pour être en immersion complète dans l’univers qu’il a créé. Lorsque Kvothe est en forêt, on entend les branches craquer sous ses pas et les oiseaux chanter. L’auteur apporte énormément de poésie à son récit, et je n’enlèverais aucun mot de l’ouvrage tellement c’était un plaisir de lire cette histoire (hormis les 200 dernières pages dont on reparlera…). La syntaxe de Patrick Rothfuss est tout bonnement parfaite. 

 

En plus d’une prose majestueuse, l’auteur nous livre le personnage principal le plus cool du monde : Kvothe (mon futur mari). Il a une personnalité déroutante, du répondant et à côté de ça, il est surdoué. Dans ce premier tome, il raconte son enfance et son adolescence. Nous pouvons donc faire la comparaison entre la personne qu’il est devenu, qui raconte l’histoire et l’enfant qu’il était. J’ai beaucoup aimé cette narration qui rappelle que beaucoup des faits évoqués ont énormément été romancés. La réputation de Kvothe est faite d’exagérations ! Pour vous convaincre, voici un de mes passages préférés :  

J’ai libéré des princesses retenues dans les tumulus de rois. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai passé une nuit en compagnie de Felurian et m’en suis sorti la vie sauve et en possession de tous mes esprits. J’ai été chassé de l’Université à un âge où la plupart n’y sont pas encore admis. J’ai suivi des pistes au clair de lune que personne n’oserait même évoquer en plein jour. J’ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui tirent les larmes aux ménestrels. 

Vous avez sans doute entendu parler de moi. 

Une importante partie de l’histoire se déroule lorsque Kvothe est à l’université. Il va y entrer plusieurs personnages qui vont tous jouer un rôle dans son évolution et son apprentissage, même s’il est leur est supérieur. Il sera également en rivalité avec certains membres de l’administration de l’université et un autre étudiant : Ambrose, le genre de personnage que l’on adore détester. Il va également croiser le chemin de (à de trop nombreuses reprises à mon goût) Denna, une musicienne qu’il avait rencontrée lors de son voyage jusqu’à l’Université. Tout en étudiant, Kvothe a pour but de percer le mystère de la mort de ses parents (allez hop spoiler je t’embrouille) et des Chandrians.

 

J’ai beaucoup aimé ces passages de découverte sur la mythologie de l’univers. J’estime qu’il n’y en avait pas assez. J’ai également trouvé les 200 dernières pages particulièrement longues ! J’ai adoré le reste du bouquin mais ces 200 pages furent un calvaire, il ne se passait pas grand chose, j’étais donc un peu déçue par cette fin. Heureusement, il en faut plus pour noircir mon jugement. Tous les passages à propos de la musique (parce qu’en plus d’être un génie, Kvothe est aussi un excellent musicien) étaient merveilleux. Je pense sincèrement que l’auteur a su créer un héros différent de ceux auxquels nous sommes habitués, pour notre plus grand plaisir.

 

Ce fut donc une très bonne lecture. Je ne m’attaquerai pas au second tome dans l’immédiat, j’ai beaucoup trop peur d’être déçue. Les 800 pages passent beaucoup plus vite qu’on ne le croit et je suis persuadée que quiconque lira ce livre tombera amoureux de Kvothe. Je n’aborde pas tous les thèmes de l’histoire délibérément, j’estime qu’il faut garder une part de mystère autour de cette merveille pour l’apprécier à sa juste valeur. 

Parisienne d’adoption, geek dans l’âme, grande lectrice de fantasy et danseuse à mes heures perdues je speak english like a native. J’ai fait mes armes sur le tas, aux côtés d’April O’Neil, à défaut d’avoir reçu ma lettre d’admission à Poudlard. Je navigue entre les pages et les univers virtuels, à la recherche de réponses, convaincue que la vérité est ailleurs. Plus sérieusement, j’attends toujours de voir une certaine cabine téléphonique bleue atterrir en bas de mon immeuble.
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