La Nuit des Coeurs Froids - Un livre en demi-teinte

06/09/2014

 Titre : La Nuit des Cœurs Froids

Auteur : Esther Brassac

Éditeur : Editions du Chat Noir

Parution : Juin 2014

Prix : 19.90€

Genre : Fantasy/Steampunk

Résumé : Harald était un vampire psychique heureux jusqu’à ce qu’une pénurie énergétique frappe les cadavres dont il se nourrit, mettant sa santé en péril. Très vite, il constate que ces dépouilles ont des organes aberrants et le mystère s’épaissit encore lorsque ses homologues buveurs de sang tentent, sans raison apparente, de stopper ses recherches. Avec l’aide amis, Harald découvre qu’il n’est pas seul victime de phénomènes pour le moins étranges : au même moment, Glasgow subit une vague affolante de suicides et voit l’apparition d’humains mutants. Tous ces événements ont-ils seulement un lien entre eux ? 

 

 

Lorsque j’ai reçu ce livre, je m’apprêtais à le dévorer d’une traite : les histoires de vampires, j’adore, le steampunk, j’adore. J’étais donc très enthousiaste. Et puis finalement, je suis un peu embêtée. J’ai mis du temps à le lire, pratiquement 5 jours (ce qui, pour un livre de 428 pages, est un peu long), et j’ai pas mal râlé pendant ma lecture.

Il me semble que c’est le premier roman d’Esther Brassac, ce qui peut expliquer mon ressenti mitigé. En effet, j’ai beaucoup apprécié le fond, l’histoire. On est entraîné dans une aventure rocambolesque, passant d’un personnage à l’autre, découvrant des indices et des pièces de puzzle au fil des pages, et la trame m’a beaucoup plu, tout comme le dénouement. Mon problème se situe plus au niveau de la forme : outre le vocabulaire farfelu de certains personnages qui m’a amusée au début, j’ai trouvé que les phrases ne permettaient pas un bon rythme. On a l’impression de tourner autour du pot, et de devoir lire 20 lignes pour, finalement, quelque chose qui n’a que peu d’importance. C’était très frustrant, parce que j’avais envie de continuer à lire pour connaître la fin de l’histoire, et en même temps j’étais fatiguée d’avance à l’idée de me frotter à cette énonciation que je trouvais désagréable.

Ceci dit, il s’agit d’un ressenti tout à fait personnel, et cela ne concerne vraiment que la forme. Les personnages m’ont beaucoup plu pour la plupart, avec une mention spéciale pour l’Inspecteur Pétrovitch, qui s’enfonce de plus en plus dans les mystères qui entourent son enquête sur la vague de suicide. A noter aussi la présence d’un petit animal attachant : Mouscarpion, un métamorphe qui choisit principalement de se transformer en chauve-souris ou en rat. Ne le dédaignez pas si vous lisez ce livre, il a du potentiel !

Le livre est assez court, et l’histoire est prenante : on suit Antoine, puis Harald, puis l’Inspecteur Petrovitch, et d’autres encore, ce qui nous permet d’avoir différents points de vue sur les mystérieux événements qui se produisent autour de Glasgow. Des personnes apparemment parfaitement heureuses se suicident les unes après les autres, pendant que d’autres en parfaite santé se retrouvent avec dans les veines du sang qui n’en est pas. En parallèle, des cadavres s’avèrent posséder des organes totalement contre-nature, ce qui empêche Harald de se nourrir correctement. Au milieu de tout ça, on voit apparaître un Nicolas Flamel particulièrement étonnant (et un peu agaçant), et on explore un peu le passé et le futur. Pas le temps de reprendre son souffle ! 

Si vous n’avez pas peur d’être emmené au cœur d’une drôle d’aventure, de rencontrer (brièvement) des Celtes, de visiter un château qui disparaît (mais en fait non), de discuter avec une goule journaliste, ou d’espionner un vampire psychique, ce livre est pour vous ! 

Etudiante de 24 ans, j’ai grandi au milieu des livres, et je me perds régulièrement dans des univers de science-fiction ou de fantasy. Accrochée à mon ordi, je suis aussi accro aux séries TV, et à quelques jeux vidéo.
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