Atlantide - Le code perdu, un premier tome incomplet.

09/10/2014

Titre: Atlantide le code perdu

Auteur: Kevin Emerson

Éditeur: Milan

Prix: 15,90€

Parution: Avril 2014

Nombres de pages: 471

Genre: Young Adult, Dystopie, Anticipation

Résumé: La Terre est ravagée. Balayée par les radiations solaires. Les survivants se sont réfugiés sous terre et vivent dans des conditions très difficiles mais il existe un paradis : Eden West. Une bulle luxuriante au coeur de l’enfer. Owen a été sélectionné pour y vivre, c’est une chance incroyable pour lui ! Mais cet Eden se révèle trompeur… Owen découvre rapidement avec ses nouveaux amis qu’un terrible secret menace le monde et qu’une seule personne peut le sauver : lui !

 

 

 

L’histoire de ce roman avait vraiment attisé ma curiosité, ici la Terre souffre des radiations solaires, et les hommes ont dû trouver des solutions à ce problème « climatique » en construisant des dômes gigantesques pour se protéger des radiations, ou en vivant sous terre tout simplement. Dans ce roman, on va retrouver Owen, un jeune adolescent qui vit sous terre, car il n’a tout simplement pas les moyens avec son père de vivre sous un dôme, mais il va remporter un concours de loterie qui s’organise chaque année, où les gagnants peuvent aller passer l’été sous un dôme dans une sorte de « camp de vacances ». À peine arrivé au camp, il ne se sent pas très à l’aise au milieu de personnes qui ont toujours vécu ici, mais il tente malgré tout de s’adapter. Lors d’une activité de baignade, Owen manque de se noyer et remonte à la surface de justesse avec d’étranges blessures au niveau du cou. Lilly, une assistante de baignade qu’Owen apprécie beaucoup, lui explique qu’il est resté dix minutes sous l’eau et qu’aucun humain n’aurait survécu à ça, et qu’il ne doit surtout en parler à personne… Depuis cet incident, Owen se sent étrange, et bien que le médecin lui interdise de retourner dans l’eau, le jeune garçon ressent un besoin inexplicable d’y retourner…

 

Alors évidemment, ce qui est dommage, c’est que le titre nous spoile un peu l’énigme du roman. Le fait de savoir grossièrement à quoi s’attendre au niveau des révélations du bouquin fait qu’on reste perpétuellement dans l’attente du moment ou l’auteur révélera l’existence de l’Atlantide et tout ce qui s’en assimile. Du coup, tout le début du livre semble terriblement long, l’auteur prend énormément son temps pour introduire ses personnages et s’attarde régulièrement sur des détails qui n’ont pas leur importance, ce qui fait que j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire et à l’apprécier réellement.

 

L’intrigue évolue très très doucement, et l’auteur se focalise beaucoup trop longtemps sur l’évolution du personnage d’Owen, laissant un peu de côté l’aspect « Dystopie » qui était ce qui m’avait le plus plu à la base dans ce roman. Par exemple, j’ai trouvé que les explications du passé, de la construction du dôme, de l’étendue du dôme, de son mode de fonctionnement, etc. étaient abordés de manière très scolaire ; à chaque fois, c’est un personnage qui sort une longue tirade en plein milieu d’une conversation pour apporter quelques éclaircissements à propos de ces sujets-là, comme si l’auteur ne savait pas trop comment expliquer et introduire ces explications autrement, du coup ça manque de charme et de subtilité.

 

D’ailleurs on tourne rapidement en rond, à croire que l’auteur ne voulait surtout pas qu’on lui reproche d’accélérer les choses, mais le problème c’est qu’à la place on lui reproche d’avoir fourni un premier tome beaucoup trop introductif où il n’y a finalement pas grand-chose à retenir d’important. Je reste d’ailleurs énormément sur ma faim concernant l’Atlantide, je n’ai pas trouvé la manière d’aborder ce mythe très convaincante, et bien que l’auteur nous apporte quelques réponses, ce n’est pas suffisant, et les révélations se révèlent très fragiles et bancales. 

 

Fort heureusement, les personnages sont attachants, et on devient curieux de savoir ce qui adviendra d’eux. C’est clairement ce qui m’a fait tenir jusqu’au bout du livre, le Owen du début et celui de la fin sont radicalement opposés, on prend vite conscience que les événements auxquels il est confronté l’obligent à grandir et à mûrir très rapidement. La présence de personnages « cryogénisés » est également un aspect qui m’a plu ; on découvre que Lilly ainsi que d’autres d’ailleurs, ont été cryogénisés par leurs familles quand la terre a commencé à souffrir des radiations pour survivre jusqu’à la construction des dômes. Mais étant donné que ce sont des interventions très chères, généralement les parents n’avaient les moyens que de faire cryogéniser leur enfant, ce qui fait que Lilly et tant d’autres jeunes sont des « survivants » des radiations, mais ils sont également des orphelins. 

 

Je suis donc plutôt déçue par ce roman, je l’ai trouvé beaucoup trop long à démarrer, et il se révèle finalement trop introductif, l’auteur s’attarde bien trop longtemps sur des détails qui n’ont pas leurs importance dans ce récit, ce qui ralentit véritablement le rythme du roman. C’est mon affection pour les personnages qui m’a fait tenir jusqu’au bout du livre, et je trouve tout cela vraiment dommage, car le décor de base planté au début du récit et dans lequel les personnages vont graviter pendant tout le roman se révélait prometteur, mais n’a finalement pas été exploité correctement. 

Blogueuse et YouTubeuse, j’étais une sims dans une autre vie, je souhaite me réincarner en Zombie après ma mort. Actuellement ? Je travaille à Poudlard, oui je sais, c’est cool !
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2 Comments

  1. livre fatiguant. C'est rare, mais je ne l'ais pas fini tellelement je tournais en rond et m'ennuyait.

    • Le tome 2 sort très bientôt, je pense tenter l'experience histoire de voir si l'évolution peut devenir intéressante :)

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