Partials - Un premier tome maladroit mais prometteur

03/11/2014

Titre: Partials

Auteur: Dan Wells

Éditeur: Albin Michel

Prix: 19€

Parution: Octobre 2013

Nombres de pages: 528

Genre: Science Fiction, Dystopie, Young Adult

Résumé: 2076. La guerre contre les Partials, ces êtres génétiquement modifiés, a décimé la quasi-totalité de la planète. Quarante mille humains survivent sur l’île de long island sous la férule d’un Sénat autoritaire tandis que le virus RM reste sans antidote. Les nouveaux-nés vivent moins d’une journée, si ce n’est quelques minutes. La population déjà très éprouvé est désormais traumatisée par la loi espoir: toute jeune fille dès 18 ans, aura l’obligation de tomber enceinte. 


Le combat de Kira Walker, étudiante en médecine, commence à cet instant. Ses ennemis ne sont pas les Partials mais le RM. Son obsession ne concerne pas la dérive fasciste du Sénat mais une folle hypothèse scientifique. Kira décide de suivre son intuition au risque de devenir une hors-la-loi ou que les Partials ne la tuent…

 

 

L’univers dans lequel on se retrouve plongé dans Partials est plutôt intéressant, le décor est bien décrit, on est dans une sorte d’univers à moitié post apocalyptique avec la nature qui reprend le pas sur l’homme. L’électricité est devenue une denrée rare et seul l’hôpital dispose réellement de l’électricité courante afin de préserver au maximum la santé des citoyens de Long Island, mais surtout afin d’offrir les meilleurs soins aux nouveau-nés dans l’espoir que l’un d’eux survive. En effet, le gouvernement ne trouvant aucun remède contre le RM, il choisit de multiplier au maximum les grossesses afin qu’un jour peut-être un bébé finisse par survivre… En revanche, j’ai trouvé que la population ne semblait pas manquer d’eau, par exemple, ni de quoi que ce soit d’autre ; on ne ressent pas de véritable manque dans cette communauté, il n’y a pas de rationnements alimentaires par exemple, alors que la civilisation a énormément perdu de ressources et se retrouve à vivre avec moins de confort qu’avant. J‘ai trouvé que leur mode de vie manquait un peu de difficulté, et qu’en dehors de la loi Espoir imposée par le gouvernement, on ne ressent pas de véritable pression d’une politique difficile et surtout d’une vie difficile. 

 

D’ailleurs, les forces armées de Long Island disposent de VHF ( radio, talkie walkie ), ils possèdent donc des moyens de communication et certainement des connaissances à ce sujet-là, alors pourquoi n’ont-ils jamais tenté de prendre contact avec des personnes extérieures à leur communauté ? Car ils disent en début de roman qu’ils pensent être les derniers survivants sur Terre, mais avouent en même temps qu’ils n’ont jamais vraiment contacté personne à l’extérieur pour vérifier… Pourquoi cette contradiction ? L’auteur met à disposition des personnages des moyens de communication, mais ne choisit de s’en servir que quand ça l’arrange, ce qui je trouve apporte une certaine fragilité au récit.

 

Les personnages du roman sont super jeunes pour les fonctions qu’ils exercent, par exemple Kira a 16 ans et elle est interne en médecine, elle sait déjà s’occuper d’un accouchement et dispose de connaissances très poussées sur la recherche, elle sait faire des analyses précises sur des symptômes… En bref, on dirait un véritable médecin et je trouve que ça fait un peu « trop irréaliste » à mon goût, surtout que les termes scientifiques et les explications sur les recherches de Kira reviennent régulièrement et prennent une bonne partie du récit, cassant un peu le rythme du roman, malheureusement. Ce cas de figure ne se présente pas qu’avec Kira, on retrouve également des hauts gradés de l’armée qui n’ont même pas 18 ans… On nous fait comprendre que la population jeune est de plus en plus rare et au lieu de préserver les adolescents, ils leurs refilent des boulots difficiles voir dangereux, où est la logique ? 

 

J’ai eu l’impression que l’auteur voulait que son personnage soit suffisamment jeune pour ne pas encore être touché par la loi Espoir, mais qu’elle soit suffisamment proche de l’âge requis afin de créer un climat anxiogène qui ferait naître en elle des idées de rébellion. Le problème, c’est que l’auteur voulait également qu’elle dispose de connaissances très poussées d’un personnage plus âgé pour la suite de son intrigue, du coup on se retrouve avec un personnage de 16 ans qui a la mentalité d’une personne de 20/25ans et c’est plutôt déstabilisant. 

 

Fort heureusement, les personnages sont appréciables malgré tout, même si certains ne sont que survolés et finalement peu mis en avant. Je pense, notamment à Marcus qui aurait pu avoir un rôle beaucoup plus important dans l’intrigue, mais j’ai néanmoins apprécié son personnage, ainsi que celui de Xochi qui apportent à eux deux de la légèreté au récit grâce à leur humour. Kira, quant à elle, m’a plu, j’ai eu l’impression qu’elle avait un peu le tempérament de Katniss dans Hunger Games avec sa froideur et sa distance qu’elle met entre elle et les gens. 

 

Il y a de nombreux points négatifs à noter pour ce roman, mais en conclusion, Partials reste malgré tout une lecture très sympa qui personnellement m’a beaucoup plu. L’univers a su me captiver, et j’ai adoré l’évolution de l’histoire dans ce premier tome, l’auteur a clairement su titiller ma curiosité pour la suite et je lirais avec grand plaisir le tome 2, en espérant seulement que les incohérences et le manque parfois de logique seront moins présents par la suite. 

 

Blogueuse et YouTubeuse, j’étais une sims dans une autre vie, je souhaite me réincarner en Zombie après ma mort. Actuellement ? Je travaille à Poudlard, oui je sais, c’est cool !
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2 Comments

  1. Merci Nine, +1 dans ma PAL!

  2. J'ai trouvé le tome deux il y a quelques mois sur le vdg, je me suis commender le premier tome histoire de recroché les waggons ^^ . J'ai aimé connaitre ton avis avant de debuté l'aventure

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