The Riot Club - Oxford ton univers impitoyable

30/12/2014

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Titre : The Riot Club

Réalisateur :  Lone Scherfig

Avec : Sam Claflin, Max Irons, Douglas Booth…

Genre : Drame/Thriller

Durée : 1h46

Nationalité : Anglais

Sortie : 31 Décembre 2014

Synopsis : Le Riot Club est réservé à l’élite de la nation. Ce cercle très secret d’Oxford fait de la débauche et de l’excès son modèle depuis 3 siècles. Miles et Alistair, deux étudiants en première année, ne reculeront devant rien pour avoir l’honneur d’en faire partie…

 

 

 

La réalisatrice d’Une Education (2009) et d’Un Jour (2011) nous revient en cette fin d’année avec un nouveau film constitué d’un casting de jeunes acteurs assez impressionnant.

 

Le film nous plonge dans l’univers feutré de la prestigieuse Université d’Oxford et l’arrivée de deux étudiants : Alistair Ryle (Sam Claflin) et Miles Richards (Max Irons). Fraîchement débarqués, ils vont vite découvrir que l’école ne ressemble en rien à ce qu’ils avaient imaginé. Alistair est un garçon qui parait, de prime abord, plutôt timide, mais qui a surtout un manque de confiance en soi énorme. Dernier de sa fratrie, il doit passer derrière son frère, lui-même élève à Oxford, qui a rendu fiers ses parents de par son diplôme et ses relations. Et même si ce frère a complètement changé de vie, Alistair entend bien faire comprendre à ses parents que lui aussi peut les rendre fiers. Miles, quant à lui, est un garçon simple et ouvert. Issu d’une grande famille aristocratique, il n’en fait pas l’étalage et s’éprend même très vite d’une jeune fille issue de la classe moyenne.

Très vite leur vient la possibilité, grâce au nom et à la fortune de leurs familles, d’intégrer le sélecte et très privé Riot Club. Fondé après la mort stupide d’un ancien lord et élève d’Oxford, le club existe toujours et réunit chaque année la crème de la crème des jeunes riches du Royaume Uni.

 

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C’est une véritable plongée dans le monde des grandes universités et du décalage énorme qu’ont ces jeunes gens très riches par rapport au reste du monde. Pour entrer dans le Club, il faut être choisi par les membres mais aussi participer à un bizutage en bonne et due forme. Alistair et Miles, qui se détestent cordialement, surtout à cause de leurs idées complètement différentes sur le monde et la politique, vont finalement être acceptés dans le club.

 

L’histoire n’est pas vraiment centrée sur l’Université, mais surtout sur la vision de ces jeunes de « bonnes familles » qui dirigeront un jour le monde. Un monde dont ils ont une idée particulière et qui va leur faire tourner la tête. La partie la plus intéressante, de tout point de vue, est celle où pour fêter un quelconque anniversaire lié au club, les membres vont se retrouver dans un pub/une brasserie. Va s’ensuivre une soirée qui va changer à jamais leur vie. C’est la décadence de l’aristocratie et des mœurs que la réalisatrice nous montre pendant cette longue et insoutenable partie. Les choix des personnages sont forts de sens. Et même Miles, que l’on voit comme une personne singulière gentille et ouverte, se retrouve à douter et à faire de mauvais choix. Alistair, quant à lui, va enfin dévoiler sa véritable personnalité, exacerbée par son manque de confiance en soi et ses faiblesses. Les autres personnages vont aussi voir leur vie changer en quelques heures. Personne ne sortira indemne de ce huis-clos insoutenable.

On se demande sincèrement comment il est possible de réagir comme ça et d’avoir de telles idées dans la tête ! Car Alistair et ses compères se voient dominer le monde d’une façon plus que dérangeante. A les écouter, les pauvres encombrent le monde et eux seuls, les riches, savent et sauront toujours s’en sortir… Et cette gêne que l’on ressent pendant ce genre de discours ne fera qu’augmenter au fur et à mesure que le film se conclura.

 

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Je dois dire que malgré les propos et le message derrière le film, j’ai beaucoup aimé. La réalisation est fluide et dynamique. Le casting est le réel atout du film. Bon, on ne va pas se mentir, ces jeunes hommes ne sont plutôt pas mal ahah, ce qui ne gâche pas notre visionnage, bien au contraire ! Sam Claflin est vraiment perturbant dedans ! Autant j’adore son sourire narquois mais tellement mignon dans Hunger Games, autant ici j’ai eu froid dans le dos à chaque fois qu’il le faisait. On retrouve aussi au casting Douglas Booth, Ben Schnetzer (vu cette année dans le très bon Pride), ainsi que Olly Alexander dont je vous parlais dans mon article de God Help The Girl. Les femmes ne sont pas en reste non plus car on retrouve Holliday Grainger (Borgia), ainsi que Jessica Brown Findlay (Downton Abbey) et la charismatique Natalie Dormer (Game Of Thrones/Hunger Games 2).

 

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Je vous conseille donc ce film qui, même s’il a certains défauts, devrait plaire par son esthétisme et son casting. Attention néanmoins, certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.

 

 

 

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