Arrow VS The Flash - Quand l’élève dépasse le maître.

04/06/2015

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Aujourd’hui, je vous propose quelque chose de nouveau sur le site : je vais vous faire mon bilan de la saison 3 d’Arrow et de la première saison de son spin-off : The Flash. Deux séries que j’aime particulièrement et qui sont en plein dans l’ère « Super-héros » que nous vivons en ce moment, tant au cinéma qu’à la télé. La CW est une petite chaîne, qui n’a ni les moyens, ni la prétention des séries comme Gotham (ABC) ou Daredevil (Netflix) dont je vous parlais il y a quelques semaines. Ma critique met en évidence quelques spoilers, surtout du côté Arrow, mais j’ai essayé de rester la plus évasive possible. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez des deux séries et de ce genre d’article.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’écurie DC Comics a toujours eu une place à part entière sur la chaine CW, dès 2001, avec Smallville, la série qui racontait les jeunes années du mythique Superman en devenir. Fort de ce succès qui a engendré 10 saisons, la chaîne n’a jamais cessé de lui trouver des remplaçants. Mais les essais de Spin-Off se sont tous soldés par des échecs.

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L’arrivée d’Arrow en 2012 a changé la donne et remis les super héros au goût du jour sur la chaîne. Arrow a tout de suite trouvé son public, qui attendait avec impatience un successeur à Smallville. Pourtant, le ton est dès le départ beaucoup plus sombre : le super héros n’en n’est pas un, à l’instar de Clark Kent qui possédait déjà des pouvoirs. On y découvre Oliver Quinn, qui après avoir passé 5 ans sur une île déserte, alors que tous le croyaient mort, réapparaît à Starling City. C’est donc un homme totalement voué à la vengeance et à un devoir de justice envers sa ville (« To save my city »), qui va incarner le « héros ». Un changement, qui amène donc Oliver, dit Arrow, à se poser de nombreuses questions. La série tourne essentiellement autour de cette thématique. La recherche de soi est une véritable torture pour Oliver : car être un « héros » implique de grandes responsabilités qu’il ne lui est pas toujours facile de tenir. Surtout quand avant sa supposée mort sur un bateau, Oliver était un fêtard aux mœurs pas toujours correctes ! La grande force de la série, à mon sens, est vraiment l’interaction entre les personnages. Oliver va vite se rendre compte qu’être seul face à la tâche qui l’attend est quasi impossible. Il va donc former autour de lui un noyau d’amis et partenaires, très fort. C’est donc une équipe plus qu’un seul et unique héros qui combat le crime à Starling City.

Pour tout vous dire, je ne suis pas très fan du début de la saison 1. Certes, ce début permet de poser l’histoire, les personnages et les actions à venir. Sauf qu’elle manque de souffle. La deuxième partie de cette saison va néanmoins trancher véritablement et on va alors vraiment s’attacher à la série. La saison 2 reste à mon sens la meilleure. Elle est épique, drôle et sombre à la fois. Un mélange très réussi qui va amener à introduire en mi-saison le premier spin-off de la série : The Flash.

The Scientist

Introduit dans un épisode de la saison 2 d’Arrow, Barry Allen, jeune enquêteur de la police scientifique de Central City, va enquêter sur une affaire qui touche de près l’équipe d’Arrow. Une collaboration qui va lier Barry et le reste de l’équipe à jamais. Rentré chez lui à Central City, Barry tombe dans le coma après avoir été touché par un éclair, provoqué par l’explosion d’un accélérateur de particules. Les mois passent et un jour, le jeune homme se réveille. Il découvre alors qu’il se trouve dans les locaux de StarLab, dirigé par Harrison Wells, un ingénieur de renom, et ses deux acolytes : Caitlin et Cisco, deux génies en herbe. Passé le choc de son réveil, Barry va découvrir assez vite qu’il a la capacité de courir très vite, plus vite que l’éclair ! Un don qu’il a acquis lorsqu’il a été touché par la foudre. Entouré de l’équipe de StarLab et d’Oliver, qui sera toujours prompt à l’aider, Barry va se muter en super héros. Il a le costume et la force, mais aussi le métier qui va avec. En effet, celui-ci travail comme policier scientifique pour la police de Central City. Un job qui va l’aider à résoudre des affaires avec son double héroïque.

Mais cacher son secret est difficile, autant qu’il l’est pour Oliver. Les séries se différencient très nettement l’une de l’autre sur ce point de vue. Dans Arrow, Oliver se résout à avouer son secret mais toujours en dernier recours, finissant par détruire des amitiés et les liens avec sa famille. Il sait que son rôle en tant que Arrow est quelque chose de très lourd et qu’il doit protéger les gens qui l’entourent. Le problème c’est qu’à trop vouloir cacher pour protéger, on se fait souvent prendre à son propre jeu. Toutes les personnes qu’Oliver va vouloir protéger vont apprendre à un moment ou un autre son secret et cela dans des conditions le plus souvent difficiles. Au contraire, Barry va être soulagé d’être dès le départ soutenu par une équipe qui connait son secret et va l’aider dans sa démarche d’aider les gens et de découvrir les secrets de son passé. Même s’il va cacher à quelques proches sa condition, le voile est assez vite levé et cela permet de ne pas faire durer en longueur cette question de secret trop longtemps. Cela n’alourdit pas le récit et c’est une très bonne chose.

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L’humour est aussi ce qui caractérise les deux séries. Même si les deux séries traitent souvent de sujets difficiles, comme la mort ou autre, elles prennent toujours le temps d’appesantir l’atmosphère avec une bonne dose d’humour. Oliver n’est clairement pas le comique de la bande, mais ses compères ont fort heureusement un humour plus décadent que lui. Felicity, l’ingénieur informatique de la bande, est celle qui nous fait généralement le plus rire avec ses réflexions et ses impairs. Du côté de The Flash, Barry est quant à lui un joyeux luron qui a le rire et la blague faciles, ce qui permet à la série d’être beaucoup plus légère que sa consœur.

 

Les histoires d’amour ont aussi une part essentielle dans les deux séries. Olivier était un bourreau des cœurs avant de passer 5 ans sur une île et cela n’a pas vraiment cessé à son retour. Dans la saison 1, Oliver va enchaîner les relations pour tenter d’oublier le mal qu’il a fait à Laurel avant sa disparition. L’arrivée de Felicity en moitié de saison 1 va aussi jouer un rôle essentiel et va permettre de créer une dynamique de séduction entre les deux. Cependant, Oliver ne va pas envisager cette relation comme quelque chose de réel et faisable. On va donc le voir se comporter pas toujours correctement devant elle, et surtout le voir jaloux quand Felicity en aura assez de l’attendre et voudra passer à autre chose. Au contraire, Barry, s’il est bien certain d’une chose, c’est de son amour pour Iris, son amie d’enfance et celle avec qui il a vécu après le meurtre de sa mère. Une relation d’amitié forte, que Barry voudrait voir évoluer. Sauf qu’Iris sort avec Eddie, le coéquipier de son père, policier. Elle est la seule à ne pas voir que Barry est fou amoureux d’elle. Bien entendu, Barry ne va pas se laisser aller. C’est un personnage très intéressant et fort psychologiquement. Il va avoir de l’attraction pour plusieurs jeunes filles, dont Felicity. Je remarque donc que la facilité et la fraîcheur dont Barry fait œuvre pour gérer ses émotions est beaucoup plus simple et intéressante que la façon dont réagit Olivier, même si au final je ship beaucoup plus Oliver et Felicity que Barry et Iris. A voir, bien entendu, si The Flash reste ou non sur cette lignée.

The Brave and the Bold

 

Les séries, qui sont complémentaires, n’hésitent pas à user de crossovers (histoire dans laquelle les deux séries se retrouvent dans un même épisode) pour faire avancer des intrigues partagées. Chaque série a sa propre ligne rouge, qui parfois se croise. La plupart du temps, un des héros vient en aide à l’autre. Un procédé de bon service qui permet d’amener le public d’une série à l’autre. Car au niveau des audiences, le nouveau The Flash fait mieux qu’Arrow ! Dès le season premiere, The Flash a battu des records sur la chaîne CW, parfois même dépassant les audiences de plus gros networks comme ABC, tant sur l’audience que sur le taux de la cible privilégiée. Une première pour la petite chaîne qui peine à avoir des audiences correctes ! Même si le season final de The Flash a fait un peu moins bien que le reste de la saison, la série est devenue le nouveau poids lourd de la chaîne ! Arrow, pour sa part, a pas mal baissé dans les audiences. La faute en grande partie à une saison 3 encline à trop de drama et donc une noirceur trop présente.

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Au final, les deux séries sont complémentaires : Arrow apporte la noirceur et le questionnement incessant sur ce qu’est un héros, tandis que The Flash joue de sa fraîcheur et de son dynamisme. A choisir, il est clair que The Flash a dépassé le maître, en tout cas au niveau de leurs premières saisons respectives. Il faudra voir si arrivée à sa saison trois, la nouvelle série ne perdra pas non plus en intérêt, ce que je ne lui souhaite pas. Je ne qualifierai pas la saison 3 d’Arrow de mauvaise, mais après une excellente et déjà très sombre saison 2, les téléspectateurs avaient envie de quelque chose de plus joyeux et fun. Sauf que dès les premiers épisodes, les scénaristes de la série nous ont ressorti du drama à la pelle, de quoi pousser les gens à se tourner vers le fun et la nouveauté qu’apportait The Flash. De même, si on compare les deux season final, on ne peut que saluer les prises de risque et l’originalité du scénario de The Flash. Au contraire de celui d’Arrow, qui était prévisible, les scénaristes de The Flash ont su nous surprendre et finir en beauté ! Les producteurs d’Arrow l’ont bien compris et ont promis que dans la saison 4, les aventures d’Oliver seraient beaucoup plus légères.

Pauline, j’ai toujours voulu étudier à Poudlard, mais n’ayant jamais reçu ma lettre, je me suis contentée de vivre par procuration d’incroyables aventures à travers les livres, les films et séries tv. J’aime tout, de la sci-fi, aux comédies romantiques, en passant par les drames ou thrillers. Qu’importe le format ou la manière, le plus important est que l’histoire me touche.
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One Comment

  1. Je suis bien d'accord avec tout article (bien évidemment) ! Même si je trouve que Olicity (enfin surtout Felicity) a bien gâché cette saison 3 de Arrow.

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