Hellblazer - Encore un peu de sang de démon ?

15/06/2015

 Titre : Hellblazer

 Auteur : Garth Ennis

 Illustrateurs : William Simpson, Steve Dillon, David Lloyd

 Editeur : Vertigo

 Parution : Février 2015

 Prix : 28€

 Genre : Comics

 Nombre de pages : 415

 Résumé : Après avoir affronté les hommes et créatures démoniaques les plus dangereuses de Londres, John Constantine, magicien cynique et désinvolte devenu enquêteur, doit aujourd’hui faire face à un ennemi qu’il ne peut ni duper ni distancer : le cancer. Le diagnostic ne lui donne que quelques mois à vivre. Un temps qu’il va devoir mettre à profit pour trouver une échappatoire. Un salut inespéré qu’il trouvera peut-être auprès des Seigneurs des ténèbres.

 

 

 

 

 

John Constantine n’est pas un héros – si on peut le qualifier de héros… – très connu en France. Sa visibilité a augmenté légèrement avec la sortie de la série Constantine (qui ne connaîtra pas de saison 2, la série ayant été annulée par la NBC), mais il reste en général un illustre inconnu pour le grand public. J’ai découvert le personnage avec cette fameuse série télé. J’ai regardé quelques épisodes, et si j’aimais beaucoup les idées, j’ai trouvé la série poussive. Pour dire, j’ai même arrêté de la regarder, sans avoir le courage de finir l’épisode 5. Malgré cette déception, j’étais quand même intriguée par John Constantine, et le volume 1 de Hellblazer me paraissait être un bon point d’entrée pour découvrir l’univers de Garth Ennis.

 

Première chose : ce n’est pas un ouvrage à mettre entre toutes les mains. C’est écrit au dos « Pour lecteurs avertis », et la couverture donne un petit aperçu de ce qu’on peut trouver dedans. C’est violent, c’est un peu gore, et quand quelqu’un se fait trucider, on voit tout. Malgré ça (ou peut-être grâce à ça ?), j’ai vraiment apprécié ma lecture. Le type de dessin m’a un peu déstabilisée au début, et les couleurs ne sont pas forcément celles auxquelles je m’attendais. Néanmoins, on fait connaissance avec un John Constantine fidèle à sa réputation : il boit trop, il fume trop, il est grossier et cynique, et il résout à peu près autant de problèmes qu’il en crée.

 

Et puis dès le début, on nous prévient que cela va se terminer. Cancer du poumon, plus que quelques mois à vivre, et apparemment aucune issue. Bon, vous vous en doutez, il y en a une finalement. D’autant qu’il s’agit du premier volume, et qu’il y en a deux autres de prévu, donc s’il mourait pour de vrai directement dès le premier chapitre, ça laisserait quelques trous dans les volumes suivants. 

 

Paradoxalement, on s’attache au personnage. On a envie de le détester, parce qu’il incarne à peu près tous les défauts du monde, mais on ne peut pas, parce qu’il a vraiment une vie pourrie et que, quand même, il fait bien son boulot, il sauve des gens, et ça compte ça, non ? 

 

On est très loin de l’atmosphère assez « soft » de la série, et du schéma « truc surnaturel-je viens vous aider-ça rate-ça réussit-au revoir ». Tout est beaucoup plus lié, beaucoup plus compliqué. Les liens entre les personnages sont différents, dans la mesure où le John Constantine du comics n’a pas d’amis, et vit dans une solitude assez extrême.

 

A lire si vous voulez en savoir plus sur la vie mouvementée de John Constantine, et si vous n’êtes pas dérangés par les images (très) explicites !

Etudiante de 24 ans, j’ai grandi au milieu des livres, et je me perds régulièrement dans des univers de science-fiction ou de fantasy. Accrochée à mon ordi, je suis aussi accro aux séries TV, et à quelques jeux vidéo.
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One Comment

  1. Constantine est un excellent héros de comic dans le même genre ou trouve spawn et bien sur the crow

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