Eleanor – Une histoire censée faire peur

10/08/2015

Titre : Eleanor

Auteur : Holly Black

Editeur : Bayard Jeunesse

Prix : 13,90€

Parution : 16 octobre 2014

Nombre de pages : 284 pages

Genre : Jeunesse

Résumé : Zach, Poppy et Alice partagent une passion : les jeux de rôles avec des figurines. Ils ont inventé un monde à eux, peuplé de pirates, de cruelles sirènes, de voleurs de trésors. Ce monde est dirigé par la Sublime Reine, incarnée par une inquiétante poupée de porcelaine qui trône derrière une vitrine chez Poppy et qui semble tout observer à travers ses paupières closes. Or, un jour, un incident pousse Zach à arrêter le jeu. La nuit suivante, la poupée se réveille et se confie à Poppy : elle a jadis été fabriquée avec les cendres d’une fillette nommée Eleanor, et elle exige d’être enterrée avec les siens, sinon les trois amis ne connaîtront jamais le repos…

 

 

 

 

Il y a quelques temps, j’ai eu l’occasion de recevoir le livre Eleanor, en partenariat avec le blog « Fais-moi peur », que je tiens d’ailleurs à remercier. C’est clairement la couverture qui m’avait donné envie de lire ce livre, je m’attendais vraiment à frissonner face à une bonne histoire de possession ou de fantôme. Finalement, il s’agissait bien de ce genre d’histoire, mais les frissons désirés ne se sont malheureusement jamais montrés.

 

Dans ce livre, nous suivons trois amis âgés d’une douzaine d’années : Poppy, Alice et Zach. Ces trois enfants ont une imagination débordante et ils passent pratiquement tout leur temps libre à façonner des mondes imaginaires peuplés de sirènes et de pirates. L’un des personnages de leurs histoires est la Reine, qui est en fait une poupée de porcelaine appartenant à la maman de Poppy, qui la garde sous clé dans une vitrine car selon elle, cette poupée a une grande valeur. Mais un jour, la poupée semble « s’éveiller » et vient alors raconter son histoire à Poppy ; elle est en réalité constituée des restes d’une petite fille prénommée Eleanor ayant vécu longtemps auparavant, et qui aimerait reposer à l’endroit où elle aurait toujours dû se trouver : sa tombe. Dès lors commence, pour les trois amis, un voyage pour parvenir à remplir cette mission…

 

Clairement, je pense que le fait que le livre soit à la base pour les enfants n’aide pas pour tout ce qui est censé faire peur. L’histoire avait vraiment du potentiel, les poupées en porcelaine sont quand même, de mon point de vue, assez flippantes, alors que là, à aucun moment je n’ai eu réellement le frisson. L’histoire est de toute façon bien plus centrée sur les trois amis et leurs relations que sur l’histoire de la poupée, ce qui est franchement dommage. De plus, toute cette histoire de « quête » s’accompagne forcément d’un voyage, et j’ai trouvé certains passages vraiment longs. Les seuls passages qui ont le mérite de m’avoir mise légèrement mal à l’aise, c’est lorsque les adultes perçoivent Eleanor comme une vraie petite fille alors qu’aux yeux des enfants, ce n’est qu’une poupée.

 

J’ai aimé tout ce qui tourne autour des histoires que s’inventent ensemble les trois amis, c’est vraiment représentatif du monde de l’enfance. Cependant, ce ne sont plus vraiment des enfants, mais pas encore tout à fait des adolescents non plus, ils sont dans un entre-deux. Du coup, il n’y a pratiquement aucune de ces préoccupations parfois stupides qu’ont les ados, il n’y a quasi aucune romance, ils n’en sont encore qu’aux « premiers émois » et encore, pour Zach, il ne se rend même pas compte de ce dont il s’agit avant un bon moment dans l’histoire. Eleanor est également, si l’on peut dire, une histoire au sujet de la perte de l’enfance et du passage à l’âge adulte (je dirais que ce fait est assez bien représenté par la perte des jouets de Zach au début de l’histoire), même si à la fin de l’histoire on peut dire que les protagonistes conservent tout de même une partie de leur enfance, et c’est tant mieux ! Je n’ai pas particulièrement aimé les trois personnages, mais je ne les ai pas détestés non plus ; en gros je suis juste mitigée, autant sur l’histoire que sur les personnages qui la composent.

 

Au final, j’ai passé un moment de qualité « moyenne » avec Eleanor, alors que la couverture du livre me donnait super envie. Par contre, même si ça n’a pas été mon cas, je pense qu’Eleanor pourrait éventuellement faire peur à des lecteurs plus jeunes.

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