Stolen Songbird - Un voyage agréable !

20/08/2015

 

Titre : Stolen Songbird (The Malediction Trilogy #1)

Auteur : Danielle L. Jensen

Editeur : Strange Chemistry

Prix : 9,61 €

Parution : 30 mars 2014

Nombre de pages : 321 pages

Genre : Fantasy, Young Adult

Résumé : On dit que les trolls adorent l’or. On dit qu’ils vivent sous terre et qu’ils détestent les humains, qu’ils en mangent même. On dit qu’ils sont le mal.

Quand Cécile de Troyes est kidnappée et vendue à des trolls, elle découvre qu’il y a du vrai dans les rumeurs, mais qu’il y a aussi bien plus aux trolls qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Après avoir été emmenée à Trollus, une citée souterraine située sous la Montagne Abandonnée et dont elle ne connaissait même pas l’existence, elle n’a plus qu’une seule idée en tête: s’échapper. Mais les trolls possèdent une force surhumaine et une rapidité incroyable. Elle devra prendre son temps et attendre le bon moment. Mais quelque chose d’étrange arrive alors qu’elle patiente…

 

 

J’avais extrêmement peur de me retrouver avec une version censurée d’une romance entre un monstre et une donzelle dans ce premier tome. Dieu merci, rien de tel ! Stolen Songbird est un roman de fantasy jeunesse assez classique, mais qui joue brillamment avec les codes du genre.

 

Outre son titre et sa couverture extrêmement kitchs, ce roman a le mérite d’exploiter une légende qu’on voit assez peu en fantasy. Le style de l’auteur n’est pas particulièrement exceptionnel, sa prose est bien construite et elle ne s’enjaille pas de trop de détails qui font souvent pâlir les jeunes lecteurs. L’histoire se met rapidement en place et nous découvrons le royaume de Trollus via le personnage de Cécile.

 

L’univers des trolls est fascinant, et c’est grâce à celui-ci que le livre se démarque. On nous taraude encore beaucoup de châteaux et autres domaines rocambolesques en fantasy, j’ai donc naturellement beaucoup apprécié ce changement de décor. Puisque les trolls sont condamnés à vivre sous terre, les personnages évoluent dans un monde assez sombre fait de pierres. La présence de la magie vient illuminer le quotidien de Cécile qui a énormément de mal à s’adapter à sa nouvelle vie.

 

J’ai beaucoup aimé voir le personnage principal surmonter ses préjugés et développer une certaine sympathie envers ses ravisseurs (sans pour autant développer un syndrome de Stockholm, faut pas déconner non plus). Le livre renvoie un très beau message de tolérance. Les déboires politiques occupent également une grande place dans l’intrigue en restant très classiques. Je n’ai pas été particulièrement surprise par le déroulement de l’histoire. Il s’agit d’un bon roman de fantasy jeunesse, mais il n’a rien de particulièrement exceptionnel. Il se démarque véritablement par ses personnages : les trolls auront rarement été aussi joliment décrits.

 

Ce qui m’a un peu déçue dans ce roman, c’est la romance. Était-ce si difficile d’écrire une histoire sur un mariage arrangé dont les époux se haïssent ? On passe du “Je ne vous épouserai jamais, je souhaite vous voir mourir dans d’atroces souffrances, vous me filez la nausée” à “Je ne suis rien sans vous cœur cœur cœur amour et petits chatons.” C’est le gros reproche que j’ai à faire aux romans de fantasy jeunesse, la romance a beaucoup trop d’importance dans l’histoire et c’est extrêmement fatiguant de voir certaines parties de l’intrigue bâclées pour laisser plus de place aux amourettes.

 

J’ai tout de même passé un bon moment en lisant ce bouquin et je lirai très certainement la suite puisqu’une fois n’est pas coutume, il s’agit d’une trilogie ! Si vous êtes férus de fantasy jeunesse, foncez, vous apprécierez sans aucun doute Stolen Songbird.

 

 

Parisienne d’adoption, geek dans l’âme, grande lectrice de fantasy et danseuse à mes heures perdues je speak english like a native. J’ai fait mes armes sur le tas, aux côtés d’April O’Neil, à défaut d’avoir reçu ma lettre d’admission à Poudlard. Je navigue entre les pages et les univers virtuels, à la recherche de réponses, convaincue que la vérité est ailleurs. Plus sérieusement, j’attends toujours de voir une certaine cabine téléphonique bleue atterrir en bas de mon immeuble.
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