Afterworlds – Une déception cuisante

04/10/2015

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Titre : Afterworlds

Auteur : Scott Westerfeld

Editeur : Pocket Jeunesse

Prix : 18,90 €

Parution : 5 mars 2015

Nombre de pages : 672 pages

Genre : Young Adult, Romance, Fantastique

Résumé : Darcy Patel, dix-huit ans, a mis l’université entre parenthèses. Elle vient de signer un contrat pour publier son premier roman, Afterworlds. L’histoire de Lizzie, une ado qui échappe de justesse à une attaque terroriste en simulant la mort.
Tandis que Darcy écrit et plonge dans l’effervescence de la scène littéraire new-yorkaise, Lizzie passe de notre monde à un monde intermédiaire, un lieu entre la vie et la mort, où elle va dénouer les secrets de son passé… et rencontrer le garçon de ses rêves.

 

 

 

Je connaissais déjà Scott Westerfeld de par la saga Uglies, que j’avais lue entièrement mais qui ne m’avait pas vraiment laissé un souvenir impérissable. J’avais cependant décidé de laisser une seconde chance à l’auteur avec Afterworlds (je remercie les éditions PKJ pour cet envoi), parce qu’on en entendait beaucoup parler sur la blogo, et que le court résumé me plaisait bien. Tout ce que je peux vous dire après avoir refermé ce livre, c’est que je ne pense pas accorder de troisième chance à Scott Westerfeld.

 

Dans Afterworlds, nous suivons Darcy, une ado qui s’apprête à commencer l’université mais qui décide finalement de repousser son entrée d’un an, et pour cause ; son premier roman, qu’elle a écrit sur une très courte période, va être publié. Parallèlement à son histoire personnelle, nous suivons également l’histoire de Lizzie, l’héroïne du roman de Darcy, qui quant à elle réchappe in extremis d’une attaque terroriste, mais pas totalement inchangée, puisque suite à cette attaque, elle devient capable de communiquer avec des fantômes…

 

Je vais faire simple et précis : je n’ai absolument pas accroché à Afterworlds. Pire, ça a été une lecture pénible pour moi, je n’arrivais pas du tout à m’intéresser à l’histoire, je me déconcentrais et devais parfois revenir plusieurs lignes en arrière pour savoir de quoi il était question exactement, … Et forcément, 670 pages ça fait très long quand on n’a aucune envie d’ouvrir son livre. Bref, ce roman, ça n’a tout simplement pas fonctionné avec moi.

 

Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, et cela pourrait sembler raciste (quoique quelqu’un m’a fait remarquer que pas du tout au final, j’espère que vous comprendrez pourquoi plus loin), j’ai beaucoup de mal avec les protagonistes de nationalité autre qu’américaine, anglaise, mexicaine, … (liste non exhaustive). Autrement dit, j’essaie d’éviter au maximum les romans dont je sais que les personnages principaux sont arabes, français, belges, … (oui, je suis belge et je ne supporte pas de lire des livres qui touchent à la Belgique, donc voilà ^^). Ici, aucun moyen de me douter, au vu du résumé très court, que 2 des protagonistes principaux, à savoir Darcy et Yamaraj, étaient indiens (République de l’Inde) ; je fais vraiment un blocage dans ce genre de situation, et déjà rien que pour ça, ça a été un défi pour moi de finir ce livre.

 

Ensuite, en lisant la phrase indiquée sur la couverture du livre (« L’une l’écrit, l’autre le vit »), je m’attendais vraiment à un scénario du genre à celui de la dernière saison de Once Upon a Time, je m’explique. En gros, ce qui m’emballait dans Afterworlds, c’était qu’à mes yeux les deux filles de ce roman seraient liées d’une manière ou d’une autre, qu’on serait vraiment témoin d’une interaction entre elles. Or ici, on est vraiment face à deux récits totalement indépendants, face à deux histoires différentes mais réunies en un seul livre : Darcy est l’auteur, Lizzie est son personnage, point. Je pense que pour faire ça, l’auteur aurait tout aussi bien pu faire deux livres différents, ça nous aurait au moins évité le pavé interminable… Mais non, il a choisi d’alterner un chapitre sur deux du point de vue de Darcy, l’autre du point de vue de Lizzie. Un point de plus qui m’a gênée : la narration interne dans les passages concernant Lizzie et la narration externe dans les passages sur Darcy, je n’ai pas vraiment saisi la manœuvre de l’auteur pour le coup (si quelqu’un a une hypothèse, je suis preneuse ^^).

 

Concernant l’histoire en elle-même, je ne suis pas trop fan de tout ce qui est « fantômes » et/ou surnaturel, du moins dans la littérature YA. En effet, concernant ce genre littéraire, je trouve qu’on tombe plus rapidement et facilement dans la banalité en YA qu’en littérature adulte. Du coup, c’était très difficile pour moi de m’intéresser à l’histoire de Lizzie. De plus, le livre souffre clairement de multiples longueurs, dont la majorité dans les passages du point de vue de Darcy. Les personnages n’ont quant à eux pas du tout aidé à rattraper tout le reste. Darcy m’a agacée voire énervée tout du long tellement elle est immature. A cause de ça, je n’ai même pas réussi à apprécier son expérience dans le monde de l’édition, et c’est vraiment dommage.

 

Pour conclure, je dirais que malheureusement, ce roman n’était tout simplement pas compatible avec mes goûts personnels en matière de lecture. Après, je ne veux en aucun cas remettre en cause l’auteur ou sa prose, c’est juste l’histoire et l’univers qu’il a choisis dont je ne suis pas fan. Du coup, je vais me contredire mais peut-être qu’éventuellement, un jour, je retenterais un autre de ses romans si je suis tentée par le sujet…

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