Pointe – Une très bonne lecture, mais une fin extrêmement frustrante

21/04/2016

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Titre : Pointe

Auteur : Brandy Colbert

Editeur : JC Lattès

Prix : 20,00 €

Parution : 7 octobre 2015

Nombre de pages : 346 pages

Genre : Young Adult, Thriller

Résumé : Théo va mieux. Depuis sa rupture avec Trent, elle s’alimente à nouveau, sort avec ses amis, fréquente des garçons presque recommandables et, surtout, elle est sur la bonne voie pour devenir une danseuse de ballet d’exception.

Cet équilibre fragile est menacé lorsque, après quatre années de séquestration, réapparaît Donovan, son ami d’enfance qu’elle croyait disparu à jamais. La joie fait immédiatement place à la stupeur : voilà que le visage de son ex-petit ami envahit les médias, désigné par tous comme le ravisseur de Donovan. 

Cette découverte plonge Theo dans les méandres d’un passé trouble et douloureux et la met face à un dilemme terrible dont elle ne sortira pas indemne : dire toute la vérité, au risque de ruiner sa future carrière et sa réputation, ou bien se taire et protéger un criminel…

 

 

Petite, j’ai pratiqué la danse classique. Pendant une courte période, certes, mais j’en garde un bon souvenir aujourd’hui, et très souvent je regrette de n’avoir pas continué. Du coup, il me reste quelques vestiges en lien avec cette période, dont une fascination pour tout ce qui touche à la danse classique (dont la « manœuvre » des pointes, que j’adore observer, c’est tellement élégant !). Du coup, en voyant Pointe dans le catalogue JC Lattès (que je tiens à remercier pour ce SP, d’ailleurs), je me suis littéralement jetée dessus. Comment faire autrement avec un titre tellement direct et une couverture aussi sublime ? Bref, j’ai décidé de me lancer et dans l’ensemble, j’ai vraiment bien fait, parce que ça a vraiment été une très bonne lecture. Mais cependant, pour moi, gros bémol : le dénouement.

 

Dans Pointe, on suit Theo (diminutif de Theodora), qui a vécu pas mal de choses difficiles il y a de cela environ 4 ans : une première relation amoureuse qui lui a brisé le cœur mais aussi et surtout la disparition, du jour au lendemain, de son meilleur ami d’enfance, Donovan. De ces deux événements ont découlé des conséquences assez graves sur la santé de Theo. Mais aujourd’hui, elle va mieux : elle se donne à fond pour sa passion, la danse classique, afin de pouvoir un jour en faire son métier, et elle est entourée de ses deux amis proches, Phil et Sara-Kate. Enfin, du moins, elle allait mieux. Car un jour réapparaît soudainement Donovan, et les circonstances de sa disparition toucheront Theo de bien plus près qu’elle n’aurait jamais pu l’imaginer… À tel point qu’elle pourrait bien retomber dans ses vieux démons.  

 

J’avais lu la quatrième de couverture il y a quelques temps déjà, mais je ne l’ai pas relue avant d’entamer ma lecture et heureusement, parce que j’ai vraiment été étonnée par une révélation faite en début d’histoire mais qu’on retrouve malheureusement sur la quatrième. Si vous avez l’intention de lire cette histoire et que vous n’avez pas encore lu la quatrième, je vous conseille de ne pas le faire afin de garder le suspense à son paroxysme pendant votre lecture.

 

J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, mais une fois quelques chapitres de lus, j’ai été totalement captivée par cette dernière. Même si l’histoire est au final assez simple, j’ai trouvé que l’intrigue était vraiment bien menée. Et puis surtout, il y a une tension, une atmosphère lourde qui se dégage de l’histoire, et personnellement j’adore ça car ça me permet de m’immerger totalement dans cette atmosphère, et d’oublier tout ce qui m’entoure au cours de ma lecture. Cette atmosphère est en grande partie due aux thèmes abordés dans le roman qui sont, il faut le dire, assez lourds et difficiles : n’ayons pas peur des mots, on assiste à la descente aux enfers de Theo. Mais n’étant pas quelqu’un qui apprécie la facilité dans les romans, j’étais personnellement comblée.

La plume de l’auteur est quant à elle fluide, tout à la fois simple mais très percutante. Il n’y a aucune fioriture dans ce livre, qui est divisé en deux parties qui sont elles-mêmes divisées en simples chapitres (pas de citations, pas de petits dessins en début de chapitre, etc.). Mais vraiment, une fois commencé, il est très difficile de le reposer : la preuve en est, il m’a fallu moins de deux jours pour le finir.

 

Malheureusement, il y a également quelques bémols dans ce livre. Ma plus grosse déception, c’est la fin. En effet, je trouve qu’on passe extrêmement vite sur l’explication du cas Donovan, alors que c’est quand même l’intrigue principale du roman. Au final, je trouve qu’en fait on n’a même pas de réelle explication sur ce qu’il s’est passé, et qu’on en est vraiment réduit à devoir faire des suppositions, et c’est quelque chose qui me dérange beaucoup. Pour moi, c’est inacceptable dans une histoire pareille de ne pas avoir de réponses claires concernant l’intrigue principale du livre.

Autre point négatif, le fait que la couverture nous vende le livre comme parlant énormément de l’univers de la danse alors qu’en fait, si on compare ce livre à un paysage peint sur un tableau, la danse n’en est que l’arrière-plan. Certes on y aborde toute la pression morale et physique liée à cette discipline rigoureuse qu’est la danse classique, mais personnellement ça ne m’a pas suffi. Après je peux comprendre que parler de danse dans un roman soit quelque chose d’un peu abstrait, d’où le choix de l’auteur de ne pas en parler toutes les deux lignes.

Enfin, j’ai trouvé certains thèmes abordés uniquement en coup de vent, et je n’y ai trouvé aucun intérêt (la couleur de peau de certains personnages ou encore la drogue sont des thèmes qui m’ont énormément dérangée alors qu’on n’en parle vraiment pas beaucoup, du coup je trouve ça dommage parce que ça a un peu modifié en mal mon ressenti général sur le livre).

 

Du côté des personnages, je n’ai pas vraiment éprouvé de réelle sympathie pour eux. Je ne les ai pas détestés, au contraire, mais je suis restée assez externe à ce qu’ils vivaient. Par contre, j’ai vraiment eu envie de baffer certains personnages au cours de ma lecture, principalement Theo et Hosea. Après, je pense que je suis quelqu’un qui doit manquer d’empathie parce qu’au lieu de compatir au sort de Theo, à certains moments j’avais juste envie de la secouer et de lui dire : « non mais tu ne vas pas faire ça, tu n’es pas aussi conne quand même ??!! ». Il faut dire que quand les personnages retombent dans les mêmes schémas qu’ils ont déjà rencontrés par le passé, ça a tendance à énormément m’énerver… En dehors de ça, j’ai trouvé que l’histoire tournait bien trop autour de Theo (en même temps, avec une narration de son point de vue, difficile de faire autrement) et ses amis, ses amours (ses emmerdes), et je ne l’ai pas forcément trouvée attachante. Certes, dans un sens c’est une personne très forte au vu de tout ce qu’elle a vécu et de sa persévérance, mais certaines de ses réactions sont trop niaises et adolescentes à mon goût (normal pour une jeune fille de 17-18 ans…). Il m’a manqué un petit quelque chose, j’aurais par exemple adoré avoir certains chapitres du point de vue de Donovan pour avoir davantage de détails sur ce qu’il a vécu au cours de ces quatre années, car au final on en parle très peu (voire pas du tout).

 

En bref, Pointe est une histoire à lire et découvrir pour son atmosphère intense, les thèmes lourds qu’elle aborde et la plume de l’auteur, mais sans avoir d’espérances trop élevées quant à son dénouement.

Petite belge âgée de 25 ans, je passe mon temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries. En tant que fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’adulescente. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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