Miss Peregrine - Un deuxième tome rocambolesque !

04/05/2017

Titre : Hollow City – Miss Peregrine, tome 2

Auteur : Ransom Riggs

Éditeur : Le livre de poche

Prix : 7,90€

Parution : 1 février 2017

Nombre de pages : 510 pages

Genre : Fantastique, jeunesse

Résumé : Jacob et les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en oiseau, est prisonnière de son état, suite à l’attaque des Estres, des âmes damnées, sur l’île Cainholm. Les voilà donc livrés à eux-mêmes ! Après avoir essuyé une tempête entre Cainholm et le continent, Jacob et ses amis s’échouent sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre Mondiale fait rage. Entre fuir des Estres déguisés en soldats, des rencontres avec des animaux singuliers et la recherche de la dernière Ombrune en liberté afin de redonner à la directrice de l’orphelinat sa forme humaine, cette deuxième aventure de la série s’annonce palpitante et pleine de frissons !

 

On retrouve dans ce deuxième tome le rythme haletant déjà lancé dans le précédent, qui monte encore d’un cran. Alors que les aventures de Jacob et les enfants particuliers se sont arrêtées sur un point d’orgue, laissant envisager de nombreuses possibilités pour la suite, elles reprennent ici de façon effrénée, laissant peu de temps aux personnages, et par extension au lecteur, de respirer entre deux rebondissements.

Dans ce nouveau volet, tous les enfants sont rassemblés dans un seul objectif : redonner une forme humaine à leur directrice, Miss Peregrine. On en vient presque à souhaiter qu’ils n’y parviennent pas tout de suite, ce qui signerait le retour du narrateur à sa vie d’avant, étrangère à toute forme de particularité. Heureusement pour nous, cette quête durera longtemps et fera subir aux personnages bien des mésaventures. A chaque pas fait en avant, le sort semble désespérément s’acharner sur eux, conférant ainsi à leur périple une dimension miraculeuse.

Comme tout bon récit d’aventures, les décors s’enchaînent et se différencient, et chaque situation de crise trouve un dénouement inattendu. Certaines scènes se rapprochent d’une ambiance de vieux western américain, et ne sont pas sans rappeler le cinéma sanglant en huis-clos de Tarantino. La plume de Ransom Riggs et la traduction française sont si bien faites qu’elles permettent au lecteur de glisser sur les mots par inadvertance et d’être entièrement plongé dans cet univers dont les jalons sont constamment mis en périple.

Outre les décors très riches en références et en originalité, les personnages déjà présents dans le précédent livre prennent une plus grande ampleur. Face aux situations de crise, ils se développent, se révèlent et adoptent parfois des comportements inattendus. Au cours de leur traversée infernale, d’autres figures s’ajoutent au petit groupe, de façon momentanée ou sur le plus long terme.

Là encore, Ransom Riggs possède une qualité de taille, surtout dans l’écriture de séries : l’attachement aux personnages. Que ce soient les nouveaux amis du narrateur ou les enfants qui font une apparition furtive dans le récit, chaque portrait est peint de façon réaliste et touchante, si bien qu’on est forcément déçu lorsque l’un d’entre eux s’efface définitivement.

Le seul bémol provient d’une accentuation trop grande parfois sur les émotions : il n’est en effet pas aisé de transmettre le sentiment amoureux ou filial de façon subtile. Fort heureusement, ces séquences émotionnelles restent furtives et anecdotiques. Comme pour le premier tome, on garde une impression d’essoufflement mêlée de suspense en refermant ce livre.

Un deuxième volet à la hauteur du premier, si ce n’est plus. Les événements s’enchaînent, tous aussi rocambolesques et haletants les uns que les autres. On retrouve avec plaisir la galerie des enfants particuliers, à laquelle s’ajoutent quelques personnages, tout aussi surprenants et attachants. Vivement la suite !

Chroniqueuse littéraire, je suis tombée dans la marmite de livres étant petite. Libraire dans l’âme, attachée de presse dans la vraie vie, je m’attache à transmettre le grand secret de la vie éternelle : la lecture (et la pierre philosophale pour les plus chanceux) !
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