Spider-Man : Homecoming, la déception

27/07/2017

Titre : Spider-Man : Homecoming

Réalisateur : Jon Watts

Avec : Tom Holland, Michael Keaton, Robert Downey Jr., Zendaya, ...

Genre : Action, Aventure

Durée : 2h14

Nationalité : Américain

Sortie : 12 juillet 2017

Résumé : Après ses spectaculaires débuts dans Captain America : Civil War, le jeune Peter Parker découvre peu à peu sa nouvelle identité, celle de Spider-Man, le super-héros lanceur de toile. Galvanisé par son expérience avec les Avengers, Peter rentre chez lui auprès de sa tante May, sous l’œil attentif de son nouveau mentor, Tony Stark. Il s’efforce de reprendre sa vie d’avant, mais au fond de lui, Peter rêve de se prouver qu’il est plus que le sympathique super-héros du quartier. L’apparition d’un nouvel ennemi, le Vautour, va mettre en danger tout ce qui compte pour lui...

.

Spider-Man : Homecoming ou quand Sony et Marvel décident de mettre la phrase « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » à la poubelle. Parce que Sony et Marvel ont un grand pouvoir et qu’ils avaient la responsabilité de faire perdurer dans mon petit cœur, l’amour inconditionnel que j’éprouve pour Spider-Man, l’unique super-héros que j’affectionne en ce monde. Je ne suis pas une grande fan de ce que peuvent nous produire les « Marvel Studios » cinq fois par an (j’abuse ? vraiment ?), mais là… c’est le pompon. Bref, vous l’aurez compris : ce film m’a vraiment déçu. Je suis ressortie de la salle obscure avec un goût amer, me remémorant avec nostalgie le Spider-Man de Sam Raimi et celui de Mark Webb (qui est mon petit chouchou, en passant).
 

Avant de poursuivre cette critique, je souhaite préciser que je ne suis pas spécialement fan des films de super-héros, uniquement de Spider-Man, que je ne connais rien des comics (ou pas assez pour utiliser mes quelques connaissances) et que je ne jugerais ce film que sur ce qu’il me propose et non sur sa source « littéraire ».

 

Commençons… Si je mets de côté la première trilogie Spider-Man, et la triste trop courte duologie The Amazing Spider-Man… Oui, Spider-Man : Homecoming reste un bon divertissement si nous découvrons pour la première fois le personnage qu’est Peter Parker. Ce film a des défauts, autant de casting que de scénario, et je ne pourrais rien vous dire de la musique à part que les quelques secondes où nous entendons le thème de Spider-Man remixé m’ont fait plaisir. 

Tout d’abord, nous découvrons un Spider-Man bien après qu’Oncle Ben soit mort, avec un tout nouveau costume, qui essaye de s’imposer, de faire sa place, dans son coin, sous l’œil « paternel » de Tony Stark (Robert Downey Jr) après son aventure auprès des Avengers (Civil War). Il doit reprendre sa vie d’avant et continuer à surveiller New-York City en faisant de petites « missions » comme aider une vieille dame à retrouver son chemin ou stopper des braqueurs dans une banque. Bien sûr, Spider-Man est amoureux (sinon ça ne serait pas Spider-Man), alors ils nous ont collé Liz Allan (Laura Harrier), une élève de son lycée sans charisme, ni attachante, ni drôle et apparemment intelligente. Honnêtement, elle aurait pu ne pas exister, cela serait revenu au même parce que les seules interactions qu’ils ont sont bourrées de clichés et pathétiques. Le personnage de Michelle (Zendaya) m’a plus intriguée que tous les autres, à savoir pourquoi le suit-elle partout ? Et j’ai bien aimé son humour sarcastique qui sortait du lot. Cette fois-ci, Peter Parker a un copain, il s’appel Ned Leeds (Jacob Batalon), il est drôle et il représente assez bien le copain tout fou qui veut participer à l’aventure de son meilleur pote en l’aidant le plus possible comme « le geek sur la chaise ». Parlons de tante May, peut-être? Ah bah non, comment parler d’un personnage inexistant ? La relation si touchante dans les deux premières séries a complètement disparu. Alors oui, je suis contente qu’il n’y ait pas à nouveau la scène avec Oncle Ben etc., parce que bon, ça aurait fait la troisième fois, je comprends ce choix… mais de là à ne rien faire ? Elle devient juste une tante lambda, qui se fait draguer toutes les cinq minutes. Mais où est la tante May si adorable, si touchante ? Elle vient de perdre son mari par Merlin ! 

Vous vouliez du renouveau? Vous allez être servis (et beaucoup trop)

Rentrons désormais dans le vif du sujet : Peter Parker alias Spider-Man, joué par Tom Holland. Honnêtement, je n’ai rien à lui reprocher parce qu’il donne vraiment l’impression de prendre du plaisir à jouer ce rôle et c’est plaisant de ressentir ça en tant que spectateur. Il est tout jeune et il joue parfaitement l’ado qui veut avoir des responsabilités (même si la phrase ne figure pas dans les dialogues, nous la retrouvons en guise de clin d’œil de par ce désir, justement), qui utilise l’humour dans les situations stressantes. Tom Holland me rassure pour son prochain rôle de Nathan Drake, héros des jeux-vidéos Uncharted, mais passons. Je suis bien d’accord et je comprends qu’il faille du neuf : plus d’Oncle Ben, un personnage plus délirant, plus joyeux, plus positif. Mais… il n’est pas intéressant, il n’est pas touchant (ou juste un peu, j’y reviens après), il y a trop d’humour et ce n’est même pas forcément drôle (ou pour les enfants alors ?). Un point positif tout de même, c’est que Peter m’a touché par son désir de vouloir agir, de vouloir aider, mais son jeune âge ne le rendant pas légitime, Tony Stark le laisse de côté et je pense que beaucoup d’adolescents pourront se référer à cette situation. Mais ça n’a tellement rien à voir avec le traitement de l’adolescence de Mark Webb… Le renouveau : ok, mais il ne faut pas oublier non plus l’essence de Spider-Man : un adolescent orphelin. 
Le vautour, ou le grand méchant de ce film, je n’ai pratiquement rien à dire puisque je crois avoir rarement vu un « méchant » aussi peu intéressant humainement et j’avais juste la sensation que Michael Keaton était là pour être là. 
L’histoire elle-même n’a rien d’extraordinaire d’ailleurs. Il y a même des incohérences, je veux dire, Tony Stark engage Spidey auprès des Avengers : OK. C’est-à-dire que Tony doit avoir une certaine confiance en lui, même s’il est jeune, même s’il est nouveau. Alors pourquoi, bon sang pourquoi, lorsque Peter lui dit qu’il se passe quelque chose de louche avec des armes absolument pas normales, il met juste le FBI sur l’affaire et rien de plus ? Je veux dire… ça ne fait pas sérieux ! Et en plus il lui enlève son costume car il n’en est pas digne ?! Parlons-en, de Tony Stark… Je n’aime pas ce personnage à l’origine alors c’était plutôt sans aucun véritable jugement que je le retrouvais. Il ne fait que quelques apparitions, mais c’est toujours pour répéter la même chose, alors il est utile juste pour faire le rapprochement avec le film Civil War. 

Visuellement, le film est beau, il n’y a pas grand chose à dire. Il y a juste deux scènes qui m’ont dérangé : d’abord celle où Peter essaye de se relever alors qu’une tonne de débris le recouvre : les effets spéciaux étaient très laids. Puis la bataille finale était tellement floue que je n’arrivais pas à déterminer qui était en supériorité et à quel moment. Je voudrais parler du costume, aussi… Made in Stark Industries, nous l’avons compris, mais c’était vraiment nécessaire ? Il ne pouvait pas laisser un lance-toile, le parachute c’est une bonne idée, mais le reste ? Il aurait mieux valu mettre de la richesse dans les personnages plutôt que dans un costume. 

Je ne pourrais pas le définir comme un teenmovie, mais plutôt un film pour enfants parce que l’histoire est très simpliste, il n’y a pas une goutte de sang (pourtant il ne reste pas assis sur son transat), ce qui manque de réalisme (je veux bien qu’il soit plus résistant qu’un être lambda, mais quand même), l’humour est enfantin, les personnages manquent cruellement de charisme. Quand tu n’attends rien de ce film ou quand tu découvres pour la première fois Spider-Man, je dirais : pourquoi pas ! C’est un bon divertissement, mais ça s’arrête là, sauf que dans mon esprit et dans l’esprit de beaucoup, Spider-Man ne s’arrête pas à ça. C’est l’un des super-héros les plus touchant qui puisse exister et rien ne sort de ce Spider-Man en terme d’émotions. 

Spider-Man me faisait rêver petite (et même encore aujourd’hui, c’est une référence) : les valeurs, la morale, … Ce n’est vraiment pas avec plaisir que j’écris cette critique, j’aurais aimé pouvoir dire qu’il était génial et qu’il m’a touché comme les autres et là non, rien ne fonctionne, tout est trop simple, il n’y aucune émotion, aucune réflexion, juste des explosions, des sauts vertigineux et trois blagues. Le film passe et c’est tout. 

.

La salle obscure aux sièges rouges : c’est mon refuge, la SF et le fantastique c’est ce que je préfère. Quand je n’y suis pas, un thé et me voilà prête pour lire, enchaîner les épisodes d’une série ou jouer à League Of Legends avec les potes.
3 I like it
1 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *