L'Homme Feu - La relève de Stephen King assurée !

13/07/2017

Titre : L'Homme Feu

Auteur : Joe Hill

Editions : JC Lattès

Prix : 23,00 €

Parution : 7 juin 2017

Nombre de pages : 616 pages

Genre : Pré-apocalyptique / Fantastique

Résumé : Personne ne sait exactement quand et où cela a commencé.
Sur le corps des hommes et des femmes, de magnifiques tatouages apparaissent et brûlent plus ou moins violemment les individus qui les portent... Boston, Détroit, Seattle... sont frappés. Il n'existe pas d'antidote.
Harper est une infirmière merveilleusement bienveillante. Le même jour, elle découvre qu'elle est enceinte et qu'elle est touchée par le virus. Paniqué, son mari fuit.
Et dans ce monde en ruines où des micros sociétés se créent et des milices d'exterminations traquent les malades, Harper va rencontrer l'Homme-feu capable de contrôler le feu intérieur qui consume les humains. Ensemble, ils vont tenter de sauver une société terrorisée où chacun est prêt au pire pour tenter de survivre.
Une fresque aussi profonde que fascinante sur l'homme face à ses peurs vertigineuses et à sa puissance de vie.

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J’avais déjà vu pas mal de livres de Joe Hill passer mais je ne m’étais jamais véritablement arrêté sur aucun d’entre eux. Mais autant vous dire que lorsque j’ai appris que le nom Hill était en fait un pseudonyme et que derrière Joe se cachait le fils de Stephen King, j’ai tout de suite été plus intrigué. Je suis en effet un grand admirateur de ce dernier et j’étais forcement curieux de voir si son fils avait hérité de son talent. La réponse est clairement oui ! Je remercie par conséquent les éditions JC Lattès pour leur envoi car je suis désormais persuadé que la lignée des King ne s’éteindra pas avec le père

Il faut quand même avouer que le résumé de L’Homme Feu est sacrément alléchant. Alors que les dystopies se multiplient sur le marché, les post-apocalyptiques se font plus rares. Quant aux romans pré-apocalyptiques, on peut les compter sur les doigts d’une main ! C’est donc l’originalité du bouquin qui m’a d’abord attiré. On va en effet suivre ici un groupe d’individus qui font face à l’apocalypse. Le récit est donc véritablement divisé en deux avec une première partie « avant » (assez brève, je vous assure) et une seconde partie « pendant » (plus longue qui tend petit à petit vers « l’après »). Contrairement à la dystopie, c’est tout le processus de construction d’une nouvelle société qui est mis en avant plus que les soucis qu’elle engendre (bien qu’il va y en avoir, vous vous en doutez). Et j’ai tout simplement adoré ! C’est lent mais pas long. L’auteur décrit avec intelligence l’état d’esprit des uns et des autres qui ont le choix entre s’adapter ou mourir. 

Les personnages ont tous quelque chose d’essentiel et leurs caractères respectifs reflètent parfaitement la nature humaine. Il y a ceux qui veulent se positionner en leaders, d’autres qui se laissent guider, d’autres encore qu’on ne voit pas venir et des plus surprenants, dont la ténacité mérite respect et applaudissements. Même si au fil de ma lecture je ne me suis pas attaché à tous les protagonistes, il y en a certains qui ont vraiment su me toucher. Et maintenant que je rédige ma chronique, plus d’une semaine après avoir terminé L’Homme Feu, je me rends compte que j’ai été plus bouleversé que je ne l’avais d’abord pensé. C’est d’ailleurs là qu’on sent l’influence de Stephen King : que ce soit ses histoires où celles de son fils, elles vous marquent plus que vous ne le croyez et bien après les avoir terminées, il vous arrive encore d’y repenser…

Malgré quelques longueurs nécessaires, l’intrigue n’en demeure pas moins palpitante. Des rebondissements interviennent régulièrement pour relancer l’histoire et confronter nos héros à de nouvelles difficultés. Souvent, il m’arrivait de faire le parallèle avec The Walking Dead dans la façon dont Joe Hill avait imaginé sa fin du monde. Toutefois, ce qui a été particulièrement novateur, c’est de se retrouver non pas dans la peau des « survivants » mais dans celle des « contaminés« . En effet, les petites sociétés qui naissent ici et là sont composées de ceux qui ont contracté la maladie de l’écaille (ces espèces de tatouages qui apparaissent sur le corps avant de s’embraser quand bon leur semble en mettant feu à leur propriétaire). Les protagonistes marchent par conséquent tout au long des 600 pages sur un fil, menaçant à tout moment de succomber au virus. Le lecteur se trouve, quant à lui, rapidement embarqué avec eux dans cette course folle au remède éventuel tout en essayant d’échapper à ceux qui souhaitent les éliminer…

Vous l’aurez compris, j’ai passé un excellent moment de lecture qui aurait pu se terminer par un coup de coeur si seulement je m’étais davantage attaché au personnage principal. Harper est une héroïne forte qui, à la différence des autres, doit se battre pour deux. Etant enceinte, vous imaginez bien que pour elle les risques sont démultipliés. J’ai toutefois ressenti moins d’empathie pour elle et le fameux « homme feu » que pour les autres, bien que j’ai apprécié leurs caractères respectifs et la fin que leur a réservé l’auteur. En parlant de la fin, celle-ci est aussi surprenante qu’ouverte, et dans ses remerciements Joe Hill déclare lui-même qu’une suite est envisageable. Mais bon, sachant qu’il a mis plus de 6 ans pour écrire L’Homme Feu, on se doute bien qu’elle n’arrivera pas demain sur les étalages de nos librairies…

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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