Photophobia – Si vous êtes canon, gare à vous !

15/07/2017

Titre : Photophobia

Auteur : Tom Becker

Editions : Milan

Prix : 14,90 €

Parution : 3 mai 2017

Nombre de pages : 288 pages

Genre : Thriller, Suspense

Résumé : Quand ils arrivent dans la ville de Saffron Hills, Darla et son père sont bien décidés à prendre un nouveau départ. Malheureusement, Darla s'intègre difficilement dans son lycée, où tous les élèves sont obsédés par les selfies, les grosses voitures et les concours de beauté. Sa situation ne fait qu'empirer quand elle commence à avoir des visions qui la projettent dans le corps d'un meurtrier qui semble s'attaquer à des étudiants de son campus.

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Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Milan pour l’envoi de ce livre. Au moment de le demander, il n’y avait pas encore de couverture disponible, uniquement un résumé de quelques phrases qui m’avait intriguée. Malheureusement, je ressors de ma lecture assez mitigée.

 

Nous suivons ici Darla, qui passe son temps à fuir les ennuis avec son père, ce dernier ayant une fâcheuse tendance à se fourrer dans des embrouilles et magouilles en tous genres. A la suite d’un départ précipité de plus, ils se retrouvent tous deux dans la ville de Saffron Hills. Peu après leur arrivée dans cette ville, où les apparences et l’argent sont ce qu’il y a de plus important, un mystérieux tueur fait son apparition, prenant pour cibles uniquement les adolescents les plus beaux de la ville… Darla a quant à elle, à partir de là, des visions du meurtrier en action, sans jamais voir le visage de ce dernier. Et si Darla était plus proche du tueur qu’elle ne l’imagine ?

 

J’avais déjà demandé le roman à ce moment-là mais quand j’ai découvert la couverture de Photophobia, je dois avouer que j’étais d’autant plus impatiente de découvrir cette histoire. Avec ce smartphone occupant une bonne partie de la couverture, je me disais que les réseaux sociaux et les nouvelles technologies occuperaient une place importante dans l’histoire. Malheureusement, ce ne fut absolument pas le cas. Pire, l’histoire repose en grande partie sur quelque chose qui ne me plaît pas vraiment lors d’une lecture : le personnage principal a des visions.

 

Si les visions avaient apporté un plus à l’histoire, j’aurais encore pu laisser passer. Mais ici, j’ai l’impression qu’elles ne servent à rien d’autre, à part nous indiquer que Darla a certainement un lien, d’une manière ou d’une autre, avec le tueur. En effet, dans ses visions, elle voit les victimes du tueur avant que ce dernier ne les tue. Or, dès le départ on nous apprend que le tueur ne s’attaque qu’aux adolescents les plus beaux de la ville. Ceux-ci étant clairement introduits et identifiés dès le début de l’histoire, on sait d’avance qui ne survivra pas dans l’histoire (à part peut-être les deux dernières victimes).

 

Sur ce point, l’histoire était donc assez prévisible. Ce que j’ai apprécié, par contre, c’est que le mode opératoire du tueur change à chaque meurtre. Ainsi, impossible de deviner à l’avance de quelle manière telle ou telle personne sera tuée, et ça contrebalance un peu la prévisibilité au niveau de l’identité des victimes. J’ai relevé trois autres points positifs. Tout d’abord, l’évolution du père de Darla, qui est juste un individu glauque, alcoolique et incapable au départ, mais qui fait tout pour se rattraper auprès de sa fille. Ensuite, il n’y a pas trop de personnages, il est donc facile de suivre le fil de l’intrigue, on ne s’y perd pas du tout (de plus, le livre est assez court et se lit d’autant plus rapidement). Enfin, tout le mystère du roman repose sur l’identité du tueur (et l’explication du pourquoi Darla a des visions), et personnellement, jusqu’à la fin je me suis demandé de qui il s’agissait. Bon, à un moment j’ai pensé à une théorie qui s’est révélée exacte par la suite, mais j’ai tout de même été surprise au moment de la révélation finale. C’est pour moi le point fort de ce livre : la recherche de l’identité du tueur.

 

Malheureusement, c’est à peu près tout pour le positif dans ce livre. Pour le reste, je n’ai pas trouvé l’écriture de l’auteur exceptionnelle : entre des chapitres un peu longuets par moments, une absence totale d’intrigues amoureuses / de technologies modernes dans l’histoire et un point de vue omniscient qui ne permet pas de réellement s’immerger dans l’histoire, j’ai eu un peu de mal avec ce roman. De plus, je n’ai réussi à m’attacher à absolument aucun personnage. Nous avons une fois de plus droit aux personnages stéréotypés habituels (la nouvelle, les pestes, la gothique, les sportifs, etc.), à la différence près qu’en dehors de Darla, le personnage principal, et son amie Sasha, les autres personnages ne sont pas du tout creusés, on sait juste qu’ils sont beaux et arrogants. Après, ce dernier point est peut-être dû au fait que ces personnages sont les victimes du tueur, qui ne tue que les gens beaux, ne s’intéresse qu’à leur apparence, et l’auteur a peut-être voulu nous mettre au même niveau que le tueur sur ce point ? Je ne sais pas… Concernant Darla, je suis simplement restée insensible à son sort, peu importe ce qui lui arrivait. Je ne l’ai trouvée sympathique ou agréable à aucun moment.

 

En bref, je n’ai pas été conquise par ce livre. L’auteur a voulu faire passer un message sur les apparences, mais ça ne l’a juste pas fait avec moi. Toutefois, je le conseillerais comme première lecture de type thriller aux adolescents qui n’ont encore jamais lu de romans de ce genre et qui souhaitent se lancer.

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Petite universitaire belge âgée de 24 ans, je passe plus de temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries qu’à bosser mes cours. Egalement fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’ado. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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