City on fire - Problématique ?

24/09/2017

Titre : City on fire

Auteur : Garth Risk Hallberg

Editions : Le Livre de Poche

Prix : 12,10 €

Parution : 29 mars 2017

Nombre de pages : 1248 pages

Genre : Contemporain

Résumé : 31 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu’à l’autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie attend Samantha pour assister à un concert punk. À quelques encablures de là, dans Hell’s Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d’invitation. Et s’il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette sœur que William, son amant, lui a toujours cachée ? Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park. Une ombre s’écroule dans la neige.
Comment ces personnages sont-ils tous reliés à ce drame ? Alors que rien ne les prédestinait à se rencontrer, leurs histoires ne vont cesser de se croiser jusqu’au blackout du 13 juillet 1977 à New York.

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Un premier roman dont le manuscrit (pas encore achevé qui plus est) a été acheté 2 millions de dollars aux États-Unis devenant ainsi le premier roman le plus cher de l’histoire de l’édition suscite, vous en conviendrez, fortement la curiosité. Alors que les droits cinématographiques ont d’ores et déjà été acquis, j’ai moi aussi voulu découvrir le livre phénomène qui a marqué tant d’esprits. Je remercie par conséquent les éditons Le Livre de Poche qui m’ont permis de me faire ma propre idée sur City on fire.

Je suis sans doute confronté là à l’une des plus difficiles chroniques que j’ai eues à écrire. Laissez-moi vous expliquer pourquoi. 
City on fire est dense. J’aurais même tendance à dire trop dense. Quand on sait qu’il a fallu à l’auteur plus de 6 ans pour mettre un point final à son roman (composé de pas moins de 1248 pages), on ne peut qu’imaginer le travail colossal que cet exercice lui a demandé. Et d’ailleurs, on le ressent. L’atmosphère que G.R.H. (Garth Risk Hallberg) a su créer nous embarque dès les premières lignes. Les descriptions sont nombreuses, parfois épuisantes tant elles sont réalistes, et pourtant nécessaires car elles participent pleinement à l’immersion totale du lecteur dans le récit. J’emploie volontairement le mot « épuisantes » dans la mesure où plus d’une fois j’ai eu le besoin de reposer le livre et faire autre chose avant de le reprendre. G.R.H. nous submerge de détails qui, tout en donnant l’impression de marcher dans les rues de New-York et d’évoluer aux côtés des protagonistes, ralentissent notre rythme de lecture en laissant la désagréable sensation de ne pas avancer dans l’histoire.

City on fire est divisé en plusieurs parties. Sept « livres » entrecoupés de chapitres au sein desquels un personnage, à chaque fois différent, prend la parole. Et des personnages, il y en a un paquet ! Certains liens se tissent petit à petit, d’autres (inimaginables) sont révélés au grand jour. Au fur et à mesure, le lecteur se retrouve pris dans une immense toile où tous les événements semblent être connectés sans qu’il ne parvienne, toutefois, à avoir une vision globale des faits qui lui sont racontés. Tel un puzzle éclaté en 1000 pièces, City on fire est donc une énigme dont la réponse n’est livrée qu’à la toute fin, une fois la dernière page tournée. 

Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de mal avec le style de l’auteur qui m’a plus d’une fois déboussolé. Je ne sais pas si c’est lié à la traduction mais j’ai trouvé l’écriture particulièrement difficile à aborder. En plus d’une multitude de descriptions et d’une infinité de détails, ma lecture a été freinée par le manque de fluidité de la narration. Une personne (sur Amazon il me semble) qui a rédigé une critique de City on fire a souligné à juste titre s’être souvent demandé si c’était un chef d’oeuvre magistralement orchestré ou un brouillon inexplicablement encensé par la presse. Autant vous dire que je me suis posé la même question au cours des 1248 pages…
Pourtant, et ce sans raison précise, j’étais incapable de me détacher du roman. Même quand je le reposais, je ne cessais d’y penser. Les protagonistes continuaient (et continuent encore) de me hanter et j’avais cette envie, provoquée par une addiction irrépressible, de les retrouver, pourtant conscient que je n’arriverais pas à lire plus de 30 pages d’affilée…

En conclusion, je pense qu’on tient là un OVNI littéraire. Un roman tout aussi bluffant par sa construction, sa superposition des genres et sa trame narrative que décevant car victime d’un engouement (trop grand) qui a fini par le desservir. 
Quoi qu’il en soit, City on fire reste pour moi un livre dont on doit faire l’expérience en attendant de voir ce que l’adaptation cinématographique peut lui apporter ! 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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