Colorado Train : à la croisée de Stephen King, Stranger Things et Mark Twain !

11/09/2017

Titre : Colorado Train

Auteur : Thibault Vermot

Editions : Sarbacane

Prix : 16,00 €

Parution : 6 septembre 2017

Nombre de pages : 363 pages

Genre : Thriller/Aventure

Résumé : Durango, 1949. La poussière rouge. L'Amérique profonde, à peine sortie de la deuxième Guerre.
C'est dans ce monde-là que grandissent Michael et ses copains.
Durham et George passent des journées à construire une fusée ; le gros Don s'efforce d'échapper aux brutes du collège, tandis que Michael consigne les aventures de la bande dans son Cahier. L'enfance, les jeux, les rêves comme une marmite cuisant au soleil de juillet...
Jusqu'au jour où un gosse de la ville disparaît. Avant d'être retrouvé, quelques jours plus tard, à moitié dévoré. Aussitôt, les cinq copains décident d'enquêter.
Dans l'ombre, le tueur (la Chose ?) les regarde s'agiter. Et bientôt, les prend en chasse.

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Dès le départ, j’ai été intrigué par ce résumé alléchant qui promet une histoire pleine d’aventure située dans une Amérique des années 40, à mi-chemin entre Tom Sawyer de Mark Twain et Ça de Stephen King. Je remercie par conséquent les éditons Sarbacane pour leur envoi qui m’a permis de passer un excellent moment de lecture

Colorado Train ne manque pas d’atouts, le plus évident étant le style de l’auteur. On sent bien qu’au-delà de l’histoire, Thibault Vermot a souhaité créer une ambiance. Des chapitres courts, une alternance de points de vue, un rythme effréné, une écriture fluide à l’accent adolescent étudié et une mise en situation immédiate, presque brutale. Le lecteur se retrouve ainsi plongé au coeur d’une spirale infernale où twists et rebondissements s’enchaînent à une vitesse vertigineuse, ne laissant de répit qu’à la toute fin, une fois la dernière page tournée. 

L’autre point fort du roman réside en son aspect très visuel, quasi cinématographique. Tout semble très réaliste et ceci est dû à un découpage judicieux qui rappelle sans surprise celui d’un scénario, avec plans et séquences. Les descriptions rares et succinctes n’en demeurent pas moins essentielles pour poser le cadre et l’imagination du lecteur, quant à elle, s’occupe du reste.

Je dois avouer qu’en entamant Colorado Train, j’ai tout de même eu une forte impression de déjà-vu. Ayant tout juste terminé Ça de Stephen King, j’ai effectivement eu la sensation de retrouver la bande de copains que je venais de quitter. Que ce soit dans les descriptions physiques, les comportements ou le background familial, tout me rappelait le « Club des ratés ». La comparaison ne s’arrête d’ailleurs pas là puisque l’intrigue, elle aussi, présente des similitudes avec celle de Gripsou, le clown tueur. Une chose qui rôde dans les rues d’une petite ville américaine en quête d’enfants à déchiqueter…
Dans un tout autre contexte, j’aurais pu faire la part des choses et distinguer les deux histoires. Mais il faut bien dire que Stephen King a le don de créer des personnages plus vrais que nature face auxquels Michael, Don, Suzy et tous les autres m’ont, forcément, paru quelque peu caricaturaux

Pour terminer, j’aimerais justement aborder la fin du roman qui m’a laissé totalement perplexe. Je ne sais pas s’il s’agit là d’un premier tome (auquel cas le choix de l’auteur de rester si avare en explications pourrait être justifié) mais si ce n’est pas le cas, alors je trouve le dénouement de Colorado Train totalement bâclé. Beaucoup de questions restent en effet sans réponses et même si certaines interrogations pourraient le demeurer, d’autres, en revanche, mériteraient d’être éclaircies. 

Quoi qu’il en soit, Colorado Train a été une très bonne découverte qui a eu le mérite de mettre en lumière le talent d’un auteur à suivre !

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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