Fabulae Dramatis - Solar Time’s Fable

20/09/2017

Titre : Solar Time’s Fable

Groupe : Fabulae Dramatis

Label : Autoproduction

Parution : 18/09/2017

Durée : 48

Nombre de titres : 11

Genre : Metal expérimental


Fabulae Dramatis est une formation anversoise qui œuvre dans un metal complexe, à la charge dramatique évidente, sur lequel il est difficile d’apposer une étiquette. Savant mélange de metal extrême, de progressif et d’avant-garde, auxquels s’ajoutent des éléments symphoniques, atmosphériques, voire post black, la musique de ce groupe belge possède une réelle identité qui ne peut laisser indifférent. Par certains côtés, il est possible de rapprocher des compositions comme « Heresy (Steel) » de ce que propose Ayin Aleph, tandis que des morceaux tels que « Stone » évoquent un Therion version extrême et que « Sati (Fire II) » se rapproche des premiers Sceptic Flesh, notamment par sa puissance, mais aussi par les envolées de guitare à la fin. Un morceau étonnant qui ouvre pourtant sur d’autres trouvailles encore plus surprenantes.

Ainsi, « Sirius Wind » démarre comme du Jethro Tull, pour se poursuivre par du saxophone à la manière d’une chanson de crooner, avant de laisser la place à une voix éthérée soutenue par une basse envoûtante et des growls en arrière-plan. Une composition pleine de finesse, aux sonorités orientales, qui colle parfaitement au thème évoqué. Du grand art, assurément, qui vient poser une respiration au milieu de cet album dense dont le début, plus puissant, va laisser place à de surprenantes expérimentations.

C’est d’ailleurs l’un des reproches que l’on peut faire à Solar Time’s Fable, qui apparaît assez déséquilibré. Non pas que sa seconde partie soit mauvaise, loin de là, mais on passe d’un metal extrême à une musique atmosphérique « Nok Terracottas (Mud) » dominée par une voix féminine parfaitement maîtrisée, pour poursuivre par un instrumental, « Forest ». La suite est tout aussi surprenante avec de l’accordéon sur « Roble Para El Corazon (Wood) », un tango que le groupe va accompagner par de discrètes guitares metal. On pense à des groupes comme Stolen Babies.

Les deux derniers morceaux nous apportent également leur lot de surprises. « Barren (Gravel) », notamment, propose un impressionnant travail de voix féminines et masculines, sur lesquelles vient se greffer un superbe solo de guitare qui clôt l’album avec maîtrise. Ajoutons à cela une production et un mastering de haute qualité, une pochette magnifique et une richesse instrumentale étonnante pour un disque autoproduit, et vous obtenez assurément là l’une des réelles surprises de cette année.

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Nourri au metal et à la littérature, je mêle mes deux passions en écrivant des romans et des nouvelles, un casque audio sur les oreilles. Se construire son propre univers, il n’y a rien de mieux !
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